Michel LÉVY-PROVENÇAL | MySpace et concerts : le freemium, avenir de l’économie de la culture ?
Michel LÉVY-PROVENÇAL | MySpace et concerts : le freemium, avenir de l’économie de la culture ?
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MySpace et concerts : le freemium, avenir de l’économie de la culture ?

13 Mar MySpace et concerts : le freemium, avenir de l’économie de la culture ?

Depuis plusieurs années je suis convaincu que cette « économie de la gratuité » qui fait tellement peur n‘est qu’une évolution naturelle de l’économie classique. La libre concurrence, l’explosion de la publicité et des moyens de diffusion ont simplement fait leur travail…

Prenons l’exemple de la création musicale. Les majors et grands labels, comme dans tous les pans de l’économie classique, se sont vu concurrencés avec l’arrivée d’Internet, par des « pure players », des “petits” acteurs prêt à tout pour une part du gâteau. La stratégie habituelle du net, une nouvelle forme de dumping, a permis l’émergence des labels indépendants, des plateformes copylefts, des producteurs individuels et surtout des artistes autoproduits… Aidé par l’arrivée du web 2.0, des sites communautaires  et  l’explosion des modes de promotion en ligne, la démocratisation du vedettariat a battu son plein.

En réalité l’économie de la gratuité que nos dirigeants ont tant décriée,  n’est qu’une étape et seulement une nouvelle façon de promouvoir des produits. C’est même un retour à une consommation on ne peut plus classique des biens culturels. En effet, ce qui a le plus de valeur économique est ce qui est le plus rare et le plus désiré. Or la rareté nécessite une matérialisation du produit : le « non virtuel », le « non copiable », l’objet physique, la représentation matérielle. Le virtuel n’est qu’un produit d’appel, gratuit et d’autant plus efficace qu’il est librement distribué et distribuable. Voila le Freemium !!!

Pour résumer : l’application du modèle Freemium à l’économie de la culture consiste à faire en sorte que l’artiste diffuse son œuvre gratuitement sur Internet en donnant la liberté de copier, diffuser, modifier… à condition d’être cité, qu’on lui permette de forger sa notoriété. Le modèle de revenu se déplace alors vers la "matérialisation" de l’œuvre : son édition en série limitée signée ou sa manifestation physique sous la forme de concerts, de représentations théâtrale, etc. (Jetez un oeil à ce billet  de juillet 2004 : “Le Copyleft, un nouveau modèle pour la création artistique”).

Il me semble que jamais les concerts, les soirées, les boeufs amateurs, les « open mic » et scènes en tous genres n’ont été aussi nombreux à Paris que ces derniers mois. Le phénomène semble être arrive à maturité grâce avant tout à l’explosion de MySpace, mais aussi l’évolution du nombre de producteurs indépendants et des moyens techniques de créations. Un dernier phénomène concomitant a peut être aussi facilité les choses, c’est flagrant dans mon cas : les lieux de rencontre physiques, les scènes et les salles, sont plus accueillants… A petite échelle, peut-être que la loi anti-tabac a joué son rôle ? Qui n’a pas souffert des nuages de clopes un soir de concert jazz dans une cave de la rue des Lombards? Faites-y un tour aujourd’hui c’est un bonheur absolu!  

PS: Si vous avez des Myspace à proposer, n’hésitez pas à le faire en commentaire…

 

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