Founder Institute : le “Masterchef” des startups web

Bloggueur invité: Vincent CAILLIEREZ (http://blog.crazycresus.com/)

Vincent a 35 ans. Cela fait une quinzaine d’années que Vincent crée des sites web, d’abord dans des agences web puis à son compte. Cela fait longtemps qu’il rêve de créer une société qui s’appuie sur les technologies web pour vendre un produit ou un service qu’il aurai inventer. Il espère atteindre cet objectif dans les mois qui viennent grâce au soutien du Founder Institute, qui accompagne les entrepreneurs dans la création de leur startup technologique. 

Je suis accro à Masterchef. Au cas où vous auriez échappé à ce programme de télé-réalité, maintenant diffusé dans vingt-six pays, le concept consiste à mettre en compétition une bande de cuisiniers amateurs à coup d’épreuves redoutables, comme savoir situer l’onglet et le faux-filet sur un boeuf, reproduire à l’identique le plat d’un chef étoilé, ou cuisiner un banquet pour deux-cents personnes en quatre heures sur un bateau-mouche. Voilà le lot quotidien des participants à cette émission, diffusée sur TF1 tous les jeudis soir.Je ne suis pas spécialement fan de télé-réalité ni de cuisine. Pourtant, je trouve ce programme absolument magnétique. Serait-ce parce que la voix-off et les candidats nous répètent en boucle que l’émission va enfin leur permettre de “changer de vie” ? Ou bien parce que des gens “ordinaires” (dans la saison actuellement diffusée, on trouve un coiffeur, un ébéniste, ou un barman) accèdent à l’extra-ordinaire ? Cuisiner sur le toit d’un building à New York, rencontrer des “stars” de la cuisine, être traversé par une riche palette d’émotions allant du stress intense à la joie totale, voilà des choses qui manquent un peu dans la vie de tous les jours. Ainsi, plus qu’un concours de cuisine, l’émission incarne la faculté d’un être humain à prendre son destin en main et à transcender sa condition d’origine (ici, une profession dans laquelle l’anonyme candidat ne se retrouve plus).Ajoutez à cela un montage au cordeau, des effets sonores à propos, et des interruptions publicitaires judicieuses, et il devient difficile de ne pas tomber dans le panneau. Bref, quand j’ai appris qu’une compétition équivalente existait pour créer sa startup technologique, l’entrepreneur web qui sommeille en moi n’en a pas dormi de la nuit.Adeo Ressi a créé le Founder Institute (http://www.founderinstitute.com/)dans le but d’exporter la Silicon Valley au-delà de son territoire initial via “la création et le développement d’écosystèmes de startups locales dans des marchés prometteurs partout dans le monde”. Son objectif est de créer 1000 entreprises par an dans plus de 30 villes du monde dans le domaine des technologies.Concrètement, le Founder Institute propose un programme de formation sur quatre mois, au cours duquel les futurs entrepreneurs sont amenés à réfléchir et affiner leur idée de business, lui trouver un nom, mettre au point un business plan, et créer une société.J’en ai rêvé. Adeo l’a fait.J’ai trouvé mon Masterchef : un Masterchef orienté vers l’entrepreunariat et les nouvelles technologies. Je ne pouvais pas rêver mieux !

Le parallèle avec la télé-réalité culinaire vous paraîtra peut-être osé, mais impossible de ne pas voir les analogies :

  • L’admission au Founder Institute se fait en passant une série de tests en ligne, équivalents au pré-casting de l’émission TV.
  • Les participants sont regroupés en une promotion, équivalent télévisuel d’une “saison”, à laquelle tous ne survivront pas (les organisateurs du programme annoncent un taux d’abandon entre 25% et 50% selon les promotions).
  • Les risques d’être éliminé du programme sont nombreux : ne pas rendre ses “devoirs” à temps, ne pas créer de société, recevoir une mauvaise évaluation de ses pairs… autant d’écueils qui peuvent vous mettre à la porte et qui ne sont pas sans rappeler les épreuves auxquelles sont soumis les candidats de TF1.
  • L’entreprise la plus prometteuse remportera un prix de 50.000 euro ; le gagnant de Masterchef touchera 100.000 euro pour ouvrir son restaurant.
  • Le programme et le discours d’Adeo Ressi valorisent “ceux qui en veulent”. Exit les dilettantes, il faut vouloir gagner pour arriver au bout.

Nuance importante : si, à la télé, les candidats sont en compétition les uns avec les autres, le Founder Institute souhaite que chaque candidat mène son projet à terme. Le succès de l’un ne signifie pas l’échec de l’autre, d’autant qu’un système de répartition attribue à chaque participant un pourcentage des parts des sociétés fondées par ses camarades. L’intérêt général est donc la réussite collective.

J’ai intégré cette formation, mon premier cours a eu lieu hier soir et j’ai beaucoup appris.

J’espère aller jusqu’au bout de ce défi en créant un produit ou un service web qui marchera. Indéniablement, les cours, les mentors et le réseau mis en place par le Founder Institute augmentent les chances de succès de chaque participant, car ils permettent d’éviter certaines erreurs classiques de débutant et ils repoussent la procrastination en fixant des objectifs réguliers et stimulants. La véritable compétition se fait donc contre soi-même.

Pour terminer, je voudrais partager avec vous les “7 règles d’Adeo” qui nous ont été présentées lors du premier cours :

  1. Les idées les plus simples sont les meilleures (et les idées complexes meurent).
  2. Concentrez-vous sur une seule source de revenus.
  3. Définissez avec précision votre client idéal (et devenez son ami).
  4. Créez quelque chose qui s’explique facilement (en 10 mots maximum).
  5. Les marchés étroits craignent (votre entreprise va s’épuiser à les conquérir).
  6. Utilisez un ingrédient secret (qui démontre votre expertise).
  7. Soyez original (en étant nouveau ou meilleur).

Vivement la prochaine émission, euh, le prochain cours.


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