Michel LÉVY-PROVENÇAL | Michel LEVY-PROVENCAL
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Bienvenu sur le site de Michel LEVY-PROVENCAL. Entrepreneur, fondateur de TEDxParis, l'agence éditoriale BRIGHTNESS, le do-tank L'ECHAPPEE VOLEE, l'agence objets connectés Joshfire, le site d'info Rue89, dénicheur de talents et provocateur de changements.
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Author: Michel LEVY-PROVENCAL

27 Mar Le déclin d’Apple, l’ascension de Samsung, un scénario pour la prochaine décennie

Depuis 2001 et l’arrivée de Mac OS X sur le marché, Apple avait pris l’habitude de sortir en moyenne chaque année un produit phare, disruptif par son usage ou innovant par son design.  Or depuis Janvier 2011, rien de nouveau, ou plutôt rien de « radicalement » nouveau en matière d’usage ou en matière de design. Seules quelques avancées à la marge, quelques « optimisations » ou tentatives de disruptions ratées ont ponctuées les 14 mois qui nous séparent aujourd’hui de la démission de Steve Jobs (en Janvier 2011).

Les innovations de l’année 2011 ont subit des critiques à répétition des consommateurs : manque de robustesse, mauvaise conception, gadget sans intérêt… Je pense à Siri, dont plus de la moitié des utilisateurs se déclarent déçus. Je pense à l’AppleTV, qui reste malgré les attentes un produit similaire à sa version initiale. Je pense à Lion truffé de dysfonctionnements malgré 3 correctifs après sa sortie sur le marché; sans compter certaines absurdités de design comme l’initiative consistant à modifier une des fonctionnalités les plus basiques d’un système d’exploitation : la fonction d’enregistrement d’un fichier. Je pense évidemment au désert que constitue l’innovation chez Apple depuis plus d’un an maintenant. Jamais dans l’histoire de la firme ces dix dernières années, il aura fallu attendre si longtemps avant qu’un produit nouveau n’arrive.

Certes la capitalisation de l’entreprise s’est envolée et pour la première fois des dividendes sont distribués aux actionnaires. Mais cela sonne plus comme un mauvais présage qu’une réelle bonne nouvelle. Dans le même temps les concurrents sont sur les starting blocks. Et le plus agressif et le plus innovant d’entre eux, Samsung, gagne des parts de marché et innove au point de se positionner comme pionnier sur de nombreux territoires. Je pense à la TV connectée marché sur lequel Samsung a pris une avance considérable avec plus de 45% de parts de marché sur les smart TV (et 28% des TV LCD). Je pense aussi aux tablettes, marché sur lequel Apple affichait fièrement 80 points il y a un an et qui fond à vue d’oeil pour atteindre 55% en mars 2012 avec l’arrivée massive de clones sous Android (Samsung représentant 10% de cette nouvelle masse de tablettes).

Mais le plus intéressant reste à venir. Le marché des « consumer electronics » se disperse, se fragmente. Il s’attaque chaque année à de nouveaux défis. Après le téléphone, la tablette, la télé, c’est au tour des objets du quotidien de se connecter à Internet et de devenir « smart ». On parle déjà de SmartHome, demain de SmartCities. Le défi de Samsung est là ! Fort de sa position de pionnier et de challenger sur les marchés de l’électronique grand public, fort de la diversité de sa gamme de produits qui s’étend de la machine à laver au casque sans fil en passant par l’appareil photo et le téléphone, fort de sa capacité d’innovation, sa réactivité et ses parts de marché grandissantes, Samsung a les atouts pour supplanter Apple dans le nouveau marché de l’objet connecté qui est en train de se dessiner. La décennie qui vient nous le dira…

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13 Mar Intel se lance dans la course à l'internet TV

Intel Developing Web-Based TV Service - WSJ.com

Forcé de constater que l’industrie de la TV (et de l’audiovisuel en général) n’évoluant pas de l’intérieur, c’est au tour des spécialistes de l’Internet, et parfois de ceux que nous attendons le moins (Intel après Sony, Google, Apple et Microsoft), de se jeter dans la bataille.

« Une tombe est toujours la plus sûre forteresse contre les assauts du destin. » (Lichtenberg)

via Intel Developing Web-Based TV Service – WSJ.com.

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28 Fév IBM prend de l'avance dans le domaine de l'informatique quantique

 

IBM a annoncé avoir fait un bon en avant dans la course  pour l’ordinateur quantique.

Pour le moment, IBM a été capable de positionner jusqu’à 5 Qubit (la plus petite unité de stockage d’information quantique) sur une puce. La prochaine étape serait d’augmenter ce nombre pour atteindre le million…

Via: IBM takes big steps toward extremely fast quantum computing | VentureBeat.

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14 Fév Aereo, ou le câble sans câble et plus encore…

Imaginez la TV, la vraie. Je veux parler du sport, du cinéma, des séries… Sans décodeur, sans câble, sans TV même. Imaginez pouvoir y accéder de votre ordinateur, mobile ou tablette à toute heure, en choisissant votre programmation. Pas d’enregistreur sous l’écran, pas d’abonnement ni aux chaînes ni aux services à la demande…

Bref. La TV libre. Quand, où et comme on veut.

C’est le projet d’une startup américaine appelée Bamboom qui sort en mars prochain son premier produit : Aereo. Ils ont été financé en avril dernier à hauteur de 4,5M$ pour commencer à monter une infrastructure, pour l’instant sur New-York, afin de proposer via internet et sur tout type de device, l’ensemble du catalogue TV des cablopérateurs américains en live et enregistrable à la demande.

Deux possibilités. Ils explosent ou ils explosent. Nous verrons bien…

Via : Aereo | Using Aereo.

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08 Fév Soirée TV TEDxConcorde : "Une autre vision du temps de cerveau disponible !"

Les spectateurs qui live twittaient le documentaire TEDxConcorde sur CANAL+ hier soir ont été globalement agréablement surpris par le programme. Certes, le contexte politico médiatique était porteur. Je veux parler bien sur de l’affaire Guéant  ou tout simplement de la campagne présidentielle, puisque la thématique de la conférence étaient « La diversité en soi ». Mais au delà de cela, il s’agissait de souligner ô combien la télévision en particulier et les media en général perdent l’occasion de diffuser des idées, des contenus, des débats qui aident à appréhender le monde différemment, voire à le changer.


Il ne s’agit pas ici de faire l’éloge d’un projet ou d’une chaine de TV. Je serai mal placé en tant qu’organisateur des TEDxParis et de TEDxConcorde. Il s’agit seulement de passer un message. Internet regorge de contenus de qualité (TED, La Lift, DLD, D conference…) : une myriade de videos porteuses de messages qui ne demandent qu’à être pollinisés et à semer de l’intelligence. Le but de ces interventions est toujours le même : faire prendre conscience que notre monde est d’abord façonné par nos perceptions, nos pensées, nos idées, nos actions, nos engagements.

Or les media, et la télévision en particulier, forment encore aujourd’hui la plus grande machine à diffuser ces idées. Ils ont une responsabilité immense dans la perception que nous avons du monde et de nos sociétés actuelles. Hier soir, il me semble que ce qui a été apprécié est surtout l’idée qu’une TV relève ce pari. A bon entendeur…

Pour suivre l’arrivée progressive des interventions sur internet : http://tedxconcorde.com

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20 Jan Un Megavideo légal pourrait être rentable pour les ayants droit! Explications…

La fermeture de Megaupload par la justice américaine est un moment clé de l’histoire d’Internet. Comme la fermeture de Napster l’a été. C’est à dire un énorme raffut médiatique  mais sans grand impact sur la réalité des usages et sur la vie du réseau!!

Le plus frappant dans cette affaire vient des chiffres!  L’ampleur de la richesse accumulée par l’empire Mega s’élève à 175 millions de dollars de revenus au total. En parallèle,  les ayants droits prétendent que le site a généré un manque à gagné de 500 millions de dollars. Ne trouvez-vous pas intéressant que les deux chiffres mis côte à côte soient du même ordre? Je veux dire que l’on parle d’un rapport 2,5 et pas d’un facteur 100 ou 1000!!! Autrement dit, le modèle Megavideo, à savoir mixte entre pub et abonnement, a généré 1/3 des revenus attendus par les producteurs!? Cela voudrait-il dire qu’un système porté par un consortium d’ayants droits (et non un intermédiaire pure-player aux manières de voyou) pourrait marcher? Je précise, cela prouverait qu’un dispositif basé sur une offre Freemium dont la part payante est trois fois supèrieure à celle de Megavideo, (soit 30 euros par mois) tiendrait la route??

En réalité, cela n’a pas été fait pour plusieurs raisons. Tout d’abord le conservatisme et l’archaïsme de l’industrie du cinéma et de la production TV américaine (j’en parlais dans mon précédent post). Aussi, la peur de ne pas atteindre le momentum, passage où la masse d’utilisateurs permet effectivement de rendre la solution rentable. Le marché est si important que les pure players sont incapables de porter une telle offre, seuls les très gros (Apple et Amazon) sont en mesure de le faire et cela ne devrait pas tarder…

Entre temps, il restera les videoBB et consors. Il demeure certain qu’en l’absence d’une offre globale et légale comparable en terme de modèle à Megavideo, le marché n’aura pas sa réponse et contournera la loi. Il y a des voies possibles, des modèles légaux qui fonctionnent, il suffit seulement que les mentalités changent chez les ayants droit!

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16 Jan "La rareté est un business model de m****"! Fred Wilson s'en prend à l'industrie du Cinéma…

Et il a bien raison…

Décidément, le sujet est dans l’air du temps. Dans la foulée de l’article publié la semaine passée à propos de l’industrie du cinéma et son incapacité à innover, voici que « Monsieur » Fred Wilson, sur AVC, confirme la critique en expliquant comment il est amené à piraté par manque d’offre de qualité sur le réseau.

C’est exactement ce qui m’arrive aussi presque un soir sur deux.

En effet, tout comme Fred Wilson, et beaucoup d’entre vous j’imagine, j’ai pris l’habitude avec ma chérie de m’installer souvent dans notre canapé le soir, descendre l’écran blanc du plafond de notre séjour, allumer le projecteur et le mac mini qui lui est connecté, pour tenter de voir un bon film ou une série TV. Systématiquement commence la même danse qui dure une bonne demi-heure…

On commence presque toujours par iTunes. Sauf exception, rien d’interessant dans la base. Pire, la frustration de voir passer les affiches des films actuellement en salle et de se rendre compte que seuls les bonus et making-of sont proposés. Vient ensuite une tentative « légale »  sur MySkreen (site que je connais très bien puisque nous avons, chez Joshfire, refondu la nouvelle version). Pas grand chose au final non plus… Naturellement, FreeTV propose peut être quelquechose d’interressant? Trop fastidieux, pas de catalogue simple à consulter, on finit par se rabattre sur les classiques AlloShowTV, Goodsites et Streamiz…

Je sais, c’est mal. Je sais, je fragilise les créateurs à chaque fois que je passe 2h sur Megavideo, je sais tout cela, mais que faire??? Aller au cinéma? Je ne supporte plus les portables et les conversations dans la salle. En revanche, je serai prêt à payer cher pour avoir la même offre mais chez moi, dans mon salon… C’est exactememnt ce que dit aussi Fred Wilson dans son post.

Pourquoi ne pas rompre la fameuse chronologie des médias? Pourquoi ne pas proposer des offres premiums (UGC, Pathe, MK2 etc. pourraient commercialiser un tel service) à une centaine d’euros par mois (voir plus) pour pouvoir voir tout le nouveau cinéma chez soi, tranquillement, dans son canapé? Pourquoi prendre le consommateur à rebrousse poil? Cela ne mène qu’à une chose, malheureusement : l’illégalité…

Source: A VC: Scarcity Is A Shitty Business Model.

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13 Jan Pourquoi les américains sont-ils beaucoup plus forts que les français pour prendre la parole en public ?

Il est courant de croire que la France est le pays des mots et de l’éloquence (encore que…). Il est aussi courant de penser que nous, français, sommes médiocres à l’oral. Je veux parler de nos qualités de prise de parole en public, lors de conférences ou congrés professionnels par exemple. En effet, comparé aux anglo-saxons et particulièrement aux américains, notre présence, notre prestance ou notre capacité à captiver une audience reste trés médiocre.

Voilà trois ans que j’aide des intervenants français à se préparer pour des conférences publiques « à l’américaine » dans le cadre d’événements TEDx à Paris. En trois ans, nous avons « coaché » pas moins de 70 intervenants. Chaque préparation nécessite 3 à 10 répétitions en moyenne. Avec systématiquement la même démarche : comprendre le sujet, construire une histoire en x points de passages, extraire les messages, identifier les anecdotes, illustrer avec photos et diapositives et répéter, répéter, répéter au point d’habiter le discours. Pendant ces trois années, je n’ai jamais vraiment compris pourquoi un français a tant besoin de temps et de travail pour parler en public, alors qu’un américain du même niveau social, possédant le même type de diplôme, les même responsabilités professionnelles et travaillant dans le même secteur d’activité possède, à l’oral, une aisance sans comparaison !

J’ai longtemps cru que la réponse à cette question venait de la langue et des modes de pensée. Le Français est une langue subtile, complexe, alambiquée par certains aspects. L’anglais beaucoup moins. Certes. Et pourtant un français parlant couramment anglais reste en moyenne moins performant qu’un américain lors d’une prise de parole en public. La question est donc restée entière, jusqu’à ce que mon collègue et ami Sébastien Turbot, avec qui j’ai coaché de nombreux intervenants pour TEDx et qui a vécu les 10 premières années de sa vie de l’autre coté de l’Atlantique, ne  me soumette une réponse…

De mémoire de quadragénaire, il me semble, qu’à aucun moment dans le cursus éducatif français, je n’ai été confronté à la prise de parole en public. Pire, je n’ai aucun souvenir de cours de rhétorique ni même d’organisation de débats pendant mes études. Or, et ce fut une découverte lumineuse, les jeunes élèves américains sont tous habitués depuis leurs premières années de classes à prendre la parole en public. En effet, des sessions de « Show and Tell », littéralement « Montrer et Raconter », imposent à tous les élèves américains de prendre la parole régulièrement devant leurs camarades de classe pour présenter un objet quelconque leur appartenant. L’idée est d’acquérir les reflexes permettant de captiver une audience, tenir un discours, susciter de l’émotion et transmettre un message…

Le système éducatif français actuel ne semble pas attacher d’importance à l’éloquence et à la rhétorique. Or, lorsque nous nous retrouvons dans le monde professionnel, savoir passer un message à l’oral et être persuasif lors d’une présentation est primordial dans un grand nombre de métier. Je me disais donc que, même si d’autres problèmes sont probablement plus urgents à régler dans nos écoles républicaines, ce serait pas mal de rétablir des cours de rhétorique et organiser des sessions de « Montrer et Raconter »…

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