Michel LÉVY-PROVENÇAL | Michel LEVY-PROVENCAL
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Bienvenu sur le site de Michel LEVY-PROVENCAL. Entrepreneur, fondateur de TEDxParis, l'agence éditoriale BRIGHTNESS, le do-tank L'ECHAPPEE VOLEE, l'agence objets connectés Joshfire, le site d'info Rue89, dénicheur de talents et provocateur de changements.
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Author: Michel LEVY-PROVENCAL

16 Avr Internet contrôlé par les sociétés de communication ?

L’internet "que nous connaissons" est  un réseau public. Sa gouvernance est assurée par plusieurs organisations à but non lucratif comme l’IETF, le W3C, l’ICANN… Or l’arrivée de la vidéo, la généralisation du P2P et l’explosion de la bande passante pourraient bien mettre fin à cette logique. En effet, de nombreux opérateurs souhaitent mettre en oeuvre des mécnaismes de priorisation des échanges sur le réseau en fonction de critères commerciaux.

Dailymotion qui paierait pour avoir une bande passante plus rapide que celle de YouTube. Pour le moment, ce n’est pas possible, car, par une sorte de compromis, tous les acteurs d’Internet respectent ce qu’on appelle la neutralité des réseaux (Net Neutrality). Mais, ce concept est largement remis en cause, principalement par des opérateurs américains (Comcast, AT&T, Verizon, et Time Warner) qui réclament la possibilité d’ouvrir des voies plus rapides, et payantes. " (Ecrans)

La neutralité des réseaux est un des principes fondateurs de l’internet. Elle a permis l’émergence d’une foule de concepts et de talents qui n’auraient jamais pu voir le jour sans cette égalité de traitement entre "gros" et "petits" acteurs.

Eric Besson, notre nouveau secrétaire au développement de l’économie numérique, qui a annoncé le lancement, le 29 mai, des "assises du numérique", serait bien inspiré de mettre en tête de liste des thèmes à aborder, la garantie de l’unicité de traitement des utilisateurs par les fournisseurs d’accès. La France a l’occasion de se montrer en avance sur ces questions et garantir l’égalité des chances aux innovateurs et entrepreneurs de demain.

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27 Mar Rémunération, notoriété et adhésion, les trois facteurs de participation.

Hier soir était organisé un Social Media Camp à la Cantine. Etaient présents Rue89, Obiwi, Electron Libre, Agoravox et donc France24 pour parler de journalisme participatif. Il y a eu finalement assez peu de reflexion sur le coeur même du debat: « comment amener l’internaute à participer au media« . Il me semble qu’il y a trois facteurs de participation !

Tout d’abord la promesse d’une rémunération ou d’un statut. Un  statut par exemple  de correspondant ou de pigiste… C’est le cas probablement chez certains Observateurs de France24 ou certains jeunes étudiants journalistes à Rue89

Le second facteur de participation est la notoriété et l’accroissement de l’audience. Il me semble que certains blogueurs acceptent de rejoindre des grands sites media plus ou moins participatifs pour augmenter leur audience et leur notoriété.

Enfin, le dernier facteur, le plus important peut être reste l’adhésion (ou son pendant inverse l’opposition). Les sites Bakchich, Rue89, Arrêt sur Images ont des lecteurs assidues et des commentateurs très actifs sur leur site. Pourquoi? Parceque ces personnes se reconnaissent dans un discours, une ligne éditoriale, des idées politiques, une certaine culture. A l’inverse d’autres sont là parcequ’ils se définissent comme étant à l’opposé de ce même discours, cette même ligne, cette culture.

Le modéle économique des sites participatifs n’est pas seulement basé sur l’audience. On a tendance à trop se référer à cela parceque l’on réfléchit avec l’ancienne logique d’internet. Aujourd’hui il me semble que le nerf de la guerre c’est la communauté des contributeurs et des éditeurs. C’est pour cette raison  que les trois facteurs de participation, la rémunération, la notoriété et l’adhésion, sont si importants.

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13 Mar MySpace et concerts : le freemium, avenir de l’économie de la culture ?

Depuis plusieurs années je suis convaincu que cette « économie de la gratuité » qui fait tellement peur n‘est qu’une évolution naturelle de l’économie classique. La libre concurrence, l’explosion de la publicité et des moyens de diffusion ont simplement fait leur travail…

Prenons l’exemple de la création musicale. Les majors et grands labels, comme dans tous les pans de l’économie classique, se sont vu concurrencés avec l’arrivée d’Internet, par des « pure players », des “petits” acteurs prêt à tout pour une part du gâteau. La stratégie habituelle du net, une nouvelle forme de dumping, a permis l’émergence des labels indépendants, des plateformes copylefts, des producteurs individuels et surtout des artistes autoproduits… Aidé par l’arrivée du web 2.0, des sites communautaires  et  l’explosion des modes de promotion en ligne, la démocratisation du vedettariat a battu son plein.

En réalité l’économie de la gratuité que nos dirigeants ont tant décriée,  n’est qu’une étape et seulement une nouvelle façon de promouvoir des produits. C’est même un retour à une consommation on ne peut plus classique des biens culturels. En effet, ce qui a le plus de valeur économique est ce qui est le plus rare et le plus désiré. Or la rareté nécessite une matérialisation du produit : le « non virtuel », le « non copiable », l’objet physique, la représentation matérielle. Le virtuel n’est qu’un produit d’appel, gratuit et d’autant plus efficace qu’il est librement distribué et distribuable. Voila le Freemium !!!

Pour résumer : l’application du modèle Freemium à l’économie de la culture consiste à faire en sorte que l’artiste diffuse son œuvre gratuitement sur Internet en donnant la liberté de copier, diffuser, modifier… à condition d’être cité, qu’on lui permette de forger sa notoriété. Le modèle de revenu se déplace alors vers la "matérialisation" de l’œuvre : son édition en série limitée signée ou sa manifestation physique sous la forme de concerts, de représentations théâtrale, etc. (Jetez un oeil à ce billet  de juillet 2004 : “Le Copyleft, un nouveau modèle pour la création artistique”).

Il me semble que jamais les concerts, les soirées, les boeufs amateurs, les « open mic » et scènes en tous genres n’ont été aussi nombreux à Paris que ces derniers mois. Le phénomène semble être arrive à maturité grâce avant tout à l’explosion de MySpace, mais aussi l’évolution du nombre de producteurs indépendants et des moyens techniques de créations. Un dernier phénomène concomitant a peut être aussi facilité les choses, c’est flagrant dans mon cas : les lieux de rencontre physiques, les scènes et les salles, sont plus accueillants… A petite échelle, peut-être que la loi anti-tabac a joué son rôle ? Qui n’a pas souffert des nuages de clopes un soir de concert jazz dans une cave de la rue des Lombards? Faites-y un tour aujourd’hui c’est un bonheur absolu!  

PS: Si vous avez des Myspace à proposer, n’hésitez pas à le faire en commentaire…

 

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28 Fév A quoi ressembleront les medias en 2028 ?

Hier soir, j’étais invité chez Nicolas Voisin (six35.fr) pour débattre de l’avenir des médias. Nous étions sept à table : Magali Lacroze, présentatrice du JT du Web, Nicolas Voisin qui animait le débat, Philippe Couve de l’Atelier des Medias, Benoît Raphaël de LePost.fr, François Guillot d’Internet et Opinion, Damien Van Achter de la RTBF et votre hôte. La question était: Que sera la sphère médiatique demain, dans 20 ans? En somme, un thème bien “casse-gueule”, mais plutôt rigolo si on veut s’amuser en matière de prospective. Je m’étais préparé en mettant noir sur blanc quelques idées qui me trottaient dans le coco… Finalement la discussion a été très intéressante et beaucoup plus sérieuse que je le pensais. En revanche il y a eu peu de prospective et d’envolées lyriques sur les interfaces et applications du futur.  Alors, sur ce point, comme je me suis un peu censuré, malgré mes notes de bon élève (cf le scan ci-dessous), je me suis dit que j’allais en faire un post en attendant le JT du Web (quelques extraits de la discussion seront rediffusés normalement dans le JT du Web de jeudi 28/02 à 18h35) !

Mais avant de commencer je voudrais évoquer le flash-back que j’ai eu quand Nicolas m’a proposé cet exercice de prospective. En fait j’ai fait l’exercice inverse et je me suis souvenu d’il y a (presque) 20 ans ! Un évènement a eu un impact énorme sur la façon de « faire » de l’info : 1990, la première guerre du Golfe, CNN retransmet pour la première fois des images embarquées d’attaques aériennes de l’armée américaine et invente le concept d’ « embedded reporters ». Le témoignage des reporters embarqués apporte une intensité dramatique inédite dans le monde de l’info : les images sont de mauvaise qualité mais elles sont là pour « parler plus vrai » ! Cette tendance préfigure deux phénomènes : la montée en puissance de l’information spectacle et l’usage croissant du document « amateur ». Presque 20 ans plus tard, CNN lance I-Report, un site internet de video amateur d’information. En 1990, j’étais encore étudiant à Casablanca. À l’époque l’information circulait via la presse écrite, la chaîne d’info TV5 et la radio. Comme la plupart des familles juives au Maroc, nous étions scotchés au poste radio sur les quelques chaînes que nous parvenions à capter afin d’être informés le plus tôt possible des dégâts engendrés par les bombardements sur Israël.
Quand je repense à cette époque, à la façon dont aujourd’hui l’accès à l’information a littéralement explosé et surtout quand je vois la croissance exponentielle des moyens de communication, je me dis que quoi que je puisse prévoir, il y a de fortes chances que le futur nous réserve énormément  de surprises… Je prends donc le risque d’y aller sans pincettes à propos des prédictions… Et puis de toute façon, dans vingt ans, qui lira cette note ???

En 2028, on vivra dans une société du loisir et du show-business. Je ne sais plus où je lisais que Warhol avait vu juste au dela de ce que l’on pouvait imaginer : on a tellement cherché notre quart d’heure de célébrité que l’anonymat est en train de devenir le luxe du 21eme siecle ! Le flux d’information permanent, multisource et multisupport dans lequel on baignera devra être filtré, hierarchisé et vérifié. Et on sera probablement prêt à payer pour ce contenu de qualité.

Faut-il s’attendre au développement du modèle payant ? Probablement. On nous proposera des services à haute valeur ajoutée, comme la sécurisation des échanges, l’authentification des sources et la protection de l’identité des acteurs. On verra aussi se développer le mécénat et la création de clubs ou d’associations d’intérêt public. Mais surtout on n’imagine pas encore ce que sera le système de rémunération de la nouvelle « nouvelle économie » : en 1990 qui pouvait prévoir qu’autant de fonds seraient investis dans des entreprises qui rendent des services gratuits et qui tirent leur rémunération de recettes publicitaires ?

Les contenus seront encore plus multimédia. Il seront 3D, olfactifs, kinesthésiques. On réalisera probablement des « reportages sensoriels » qui nous plongeront dans des environnements hybrides (mi synthèse, mi réalité). Mais les contenus évolueront avant tout avec les supports.

Nous allons vivre plusieurs phénomènes parallèles : la montée en puissance de la mobilité, celle de l’interactivité et la démocratisation de la video 3D, puis de la réalité augmentée (la superposition d’éléments synthétiques sur l’environnement réel). Internet sera totalement intégré à notre environnement. Le réseau sera ce qu’est aujourd’hui l’électricité. C’est-à-dire que tout sera connecté. Les murs, les sols, les portes,… les miroirs,… les cendriers… Nous aurons la possibilité d’accéder à de l’information en permanence : on s’habituera à la « consommation parallèle » et le critère de qualité pour un diffuseur ne sera plus l’audience mais l’attention. Les supports seront à la fois récipients et sources d’information. Le développement des interfaces Machine à Machine permettra une diffusion automatique de tout ce qui se passe sur le globe. Évidemment tout cela nécessitera encore une fois filtre, hiérarchisation, vérification et édition de l’information. On en revient à nouveau aux fondamentaux. Décidément, le (vrai) métier de journaliste (on inventera un nouveau nom pour ça), a encore de l’avenir…

Et pour vous à quoi ressembleront les medias dans 20 ans ?

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26 Fév Pour la création de communautés éphémères…

Facebook, MySpace, Plaxo, Linked in, Asmallworld, Twitter,… bref la plupart des réseaux sociaux que nous utilisons permettent de constituer des communautés de personnes sur la base d’un critère : « l’existence préalable d’une relation ». Pour dire les choses plus simplement, les premiers contacts que l’on ajoute dans notre carnet d’adresses sur ce type de site sont des personnes que l’on connait deja. Certes, petit à petit le réseau s’étend par affinité. Les amis d’amis, deviennent des amis tout court. Il est plus rare de trouver de nouvelles relations via d’autres critères : centres d’intérêt, proximité géographique,… De plus, sur ces réseaux les échanges sont souvent virtuels. Evidemment, on continue à rencontrer physiquement ses amis les plus proches, mais les nouveaux contacts, amis d’amis, ou personnes ayant les même centres d’interêts restent souvent des relations virtuelles.

Un aprés midi en décembre dernier, sur le parvis de Beaubourg, j’étais seul à une terrasse de café. Comme assez souvent, j’envoie un message via twitter qui disait un truc dans le genre : « having a salad at Beaubourg. If somebody wanna join for a cofee… ». Je n’espérais pas grand chose de ce message. En effet, sur la cinquantaine de personnes avec qui j’échange sur twitter ou même en étendant à Facebook, la probabilité qu’un de mes contacts soit à ce moment précis pas trés loin et surtout disponible pour ce fameux café était assez faible…

J’ai alors pensé à un service, une application qui permettrait à n’importe quel utilisateur d’envoyer un message (SMS) disant, « Je suis là ». Le système aurait la capacité de localiser géographiquement le message et de répondre instantanément, en prévenant les autres utilisateurs à proximité, qui auraient aussi déclaré leur présence dans une pèriode de temps assez courte. Ainsi, les différents contacts désormais connectés pourraient entrer en relation dans le monde réel car elles seraient disponibles en même temps au même endroit.

La différence majeure avec les réseaux sociaux « classiques » est donc le critère de constitution de la communauté. Ce critère n’est plus uniquement le centre d’intérêt ou la relation existante, mais la proximité géographique et temporelle.

On pourrait imaginer mille déclinaisons pratiques. Ex: Idéal pour gérer des flash mobs, « je cherche un bon restau dans les parages », « connaissez vous une baby sitter pour ce soir dans le quartier? », « on cherche un tire-bouchon désespérément »….

En fait, ce service permettrait de créer des communautés éphémères. Elles pourraient durer, mais ce ne serait pas l’objectif premier.  J’ai étudié la question de près. Il existe déjà plusieurs équivalents : cf cet article sur NightAngel.fr ou le site Loopt. Il y a aussi cette autre appli, française, que j’avais entrevue à une session du webdeux.connect 2008 (mais dont j’ai totalement zappé le nom…). En France, à moins de cartographier toutes les Cell-ID (les bornes telephone mobile) et de construire une base de données pirate, la seule façon légale de mettre en oeuvre la géolocalisation SMS (l’usage du SMS me parait primordial pour toucher un maximum de monde) est d’établir un partenariat avec les opérateurs téléphoniques ou de passer par un intermédiaire (Deveryware et illico.net ont une solution).

Alors, entrepreneurs, si vous attendiez une idée…

PS: Finalement en non éphèmère ca peut aussi marcher. Je pense à Peuplade ou Meetic/Match.

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23 Fév Petit compte rendu du Social Media Camp

Aujourd’hui c’était Bar Camp !!! A la cantine.

Un tantinet en retard aprés s’être fait piquer par la maréchaussée en sens interdit rue Montmartre (135 neuneus, oups…), j’arrive vers 11h30 à la Cantine. Quelques têtes connues : Jean-Baptiste Ingold, Gilles Bruno, Laurent Nicolas, Olivier Maurel,… Les sessions sont retransmisent en direct (un peu saccadé, certes) via Ustream.tv sur mikiane.com et YahooLive sur Olivier 2.0

On démarre par la session « identité numérique : l’intérêt d’un label pour établir la confiance dans le web communautaire ». Quid de l’usurpation d’identité, de la protection de la vie privée et de l’effet des reseaux sociaux sur l’équilibre affectif et psychologique des utilisateurs. Facebook se prend une claque au mois de décembre :  – 5% d’utilisateurs en Angleterre.

12h: les applications social mobile.  Débat autour de la géolocalisation SMS et la création de communautés éphémères constituées sur le seul critère de la proximité géographique. Longue et  intéressante discussion à propos des bornes interactives bluetooth. Quelques mots sur le très originale projet Ghost imagnié par Pierre Yves Platini (Pierre Yves si tu passes par là, je serais preneur d’un lien qui décrit le concept… J’adore!)

13h30: Pause dej.

Retour à 15h. Session Open ID et foaf project ! et switch à la session « communautés  verticales » pour découvrir affinitz.com.

15h30: Session Drupal. Beaucoup de monde apparemment s’interresse à Drupal. Les slides sont téléchargeables ici. Pas le temps de trop parler technique, mais l’interface back office de Bart (alias  france24.com v2) plait beaucoup : Le module « Va chercher bonheur » et le drag & drop d’articles est attendu par la communauté… France 24 ne le packagera pas, mais le partagera avec ceux que cela interresse. Pas le temps de parler Staging, dommage. Ceux qui voudront aller plus loin peuvent jeter un oeil à ce post sur Drupal.org.

16h30: Olivier Maurel nous invite à échanger sur les nouveaux usages de la video. L’occasion de parler business model. Sommes nous encore au stade où les contenus vidéos produits par des professionels sur le net sont des produits d’appel pour la TV (classique)? On évoque Soukorama, le nouveau bébé en gestation d’Olivier et Raphael (d’u-lik.com), 6:35 de Nicolas Voisin, la Télélibre et les amis Tristan Mendès France et Alban Fischer avec Blogtrotters. @rrêt sur image est l’ovni de la liste. Daniel Schneidermann parviendra-t-il à gagner le parie de l’équilibre financier en limitant l’accés à son site aux seuls abonnés? On finit sur un débat à propos des formats videos destinés aux différents terminaux (mobile, webtv, iptv, ipod…) : discussion avec Philippe Couve sur les nouveaux formats (durée, cadrage, accés). L’intéractivité dans la video est un sujet clé pour les prochaines année.
Petit bonus, j’ai découvert l’excellente initiative de Damien Douani qui a créé Facebook24.com, un site parodique de France24.com sur l’actualité des statuts et twitts en tous genres… Enorme !

PS: Merci à Luc Legay pour les photos.

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21 Fév Pourquoi je veux (à nouveau) quitter Rue89

Minolta DSC

Rue89 est une belle réussite Internet. Une réussite fonctionnelle, technique, ergonomique et graphique. Une réussite marketing aussi. Dans quelques semaines, un tour de table sera organisé et devrait valoriser la société près de 3 millions d’euros. Et pourtant, il y a comme un malaise… L’idée fondatrice du projet, « l’Info à trois voix » (la voix des experts, des internautes et des journalistes) n’est aujourd’hui qu’une caution, un slogan vide de sens.

Fin 2006 mes camarades de Rue89 et moi faisions le même constat : le journalisme était en crise.Les blogs commençaient à devenir une alternative aux journaux traditionnels. La blogosphère allait tôt ou tard devenir plus influente que les grands medias. Depuis trop longtemps l’édito avait remplacé l’info. Il fallait donc revenir à des fondamentaux et le journaliste devait se limiter à ce qu’il est censé le mieux faire : trouver, vérifier et rendre l’information de la façon la plus claire et la plus neutre possible. Nous voulions mettre les blogueurs et les internautes au coeur du projet. Le rôle de la rédaction était de privilégier les témoignages, de s’assurer que les faits et seuls les faits seraient rendus, de bannir le dogmatisme et d’animer le débat entre internautes. Le travail des journalistes devait se limiter à sélectionner les meilleurs contenus émanants d’experts, d’amateurs (souvent de blogueurs) et d’internautes pour fabriquer un journal d’un nouveau genre. En somme un projet d’interêt public.

Depuis le lancement de Rue89, j’ai exprimé à plusieurs reprises et en privé des divergences sur l’évolution de la ligne éditoriale et de la stratégie du site. Il m’a semblé dès le début que mes camarades journalistes tombaient dans les anciens pièges, cédaient à leurs vieux réflexes. Dès la semaine qui a suivi le lancement du site je leur faisais part de mon étonnement de voir Rue89 se transformer en un journal d’opposition constitué presque exclusivement d’articles ou d’éditos émanants de la rédaction ou d’amis de la rédaction, souvent journalistes. La logique de castes perdurait, seul un détail changeait sur la forme : l’édito devenait billet de blog…  Tous les jours depuis des mois je me désole de voir disparaitre les contributions de non journalistes sur le site. Je m’amuse souvent à compter le nombre de papiers qui n’émanent pas de la rédaction ou du sérail journalistique. Hier (le 19 février) par exemple, sur la quinzaine d’articles en « une », un seul était issu d’un non professionnel de l’information. Le site en est arrivé jusqu’à faire la promotion des « blogs » de la rédaction.

Pourquoi ce coup de gueule? Parce que je suis en colère de le répéter à mes camarades sans qu’ils n’entendent la critique. Critique qui leur vient d’un non-journaliste. Critique d’un lecteur qui ne reconnait plus le projet qu’on lui a présenté au départ et qui était censé révolutionner l’information. Critique d’un actionnaire qui ne voit pas comment un site qui a fini par être aussi marqué politiquement alors qu’il se voulait un lieu de débat libre, constructif, intelligent, un espace ouvert, pourra un jour prétendre être un média reconnu pour son indépendance. Et enfin critique d’un cofondateur qui voit cette idée originale de « l’Info à trois voix » (la voix des experts, des internautes et des journalistes) n’être aujourd’hui qu’une caution, un slogan vide de sens.

Au lendemain de mon départ du projet nous avions déjà eu un différend à propos d’un billet publié sur Balises (le blog de Fabrice Frossard). J’ai voulu apaiser la polémique interne qui a suivi et ne pas y donner suite en pensant que les choses pourraient s’améliorer. J’ai imaginé que le projet avait dans son ADN une trace qui un jour arriverait à changer la donne, faire tomber les barrières, ramener à sa juste valeur le rôle du journaliste et surtout éliminer le système de castes qui règne depuis trop longtemps dans ce milieu.

J’ai longtemps rêvé d’un projet qui renouvelle le journalisme sur Internet. J’aurais tant aimé que Rue89 tienne ses promesses et révolutionne réellement l’information. Cela n’a pas été le cas et je suis convaincu aujourd’hui que Rue89 n’y parviendra pas. Pour toutes ces raisons, et parce que j’ai la conviction que ce projet a trahi ses ambitions, je ne souhaite plus être un associé de Rue89.  Je souhaite aussi que le capital issu de la vente de mes actions soit mis à profit d’un nouveau projet réellement d’intérêt public. Un projet auquel je refléchis et qui est ouvert aux participants de bonne volonté.

PS: Ce billet a été rédigé dans la nuit du 19 au 20 février. J’ai pris le soin d’avertir mes associés le 20 février au soir avant sa publication. La réaction de Pierre Haski a été une fois de plus l’incompréhension malgré mes critiques passées. Puis c’est la colère qui a pris le dessus:  « c’est pas des méthodes entre actionnaires, fondateurs de surcroit, et surtout d’un simple point de vue pratique, tu ruines ton investissement au moment ou tu veux vendre tes actions!! » Certes ! Il est clair que si j’avais voulu m’enrichir avec Rue89, je n’aurais jamais agi comme je le fais…

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12 Jan Quand certains "professionels de la culture" adoptent (enfin !!!) le bon modèle

Je sors du webdeux.connect où j’ai eu droit à un tee-shirt à mon nom (thanks Ziki Team !). La session Music2.0 était des plus interressante : je pense en particulier à l’intervention des participants à propos des nouveaux business models.

Il aura fallu quatre ans pour que la prédiction se réalise.  C’était en 2004, aprés avoir créé H4R7, premiere plateforme de partage et d’hybridations d’oeuvres artiistiques sur internet. A l’époque je militais pour un nouveau modèle et je prétendais que  « La diffusion en Copyleft constitue une alternative crédible aux modèles proposés par les grands distributeurs de biens culturels. Cette alternative s’inscrit dans une logique économique viable car, contrairement aux a-priori, le Copyleft n’implique pas la gratuité. La diffusion d’une œuvre copyleftée permet à l’artiste de vivre de son travail car le modèle de revenu se déplace vers la « matérialisation » de l’œuvre comme son édition en série limitée signée ou sa représentation physique sous la forme de concerts, de représentations théâtrale, etc.« 

Cette aprés -midi, les principaux participants à la session Music2.0 dont le CEO de Deezer préntendaient que les cinq prochaines années verront le deplacement des revenus de la vente de disque vers celle du merchandising et de l’organisation d’évènements. En prenant l’exemple de Madonna qui quittait une maison de disque pour rejoindre  non pas une major mais une société évènementielle : Live Nation

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05 Jan Les réseaux sociaux, danger pour l'équilibre psychologique et affectif ?

Les dangers des réseaux sociaux en général et de Facebook en particulier ont largement été commentés en 2007. On a entendu parler « de perte de productivité en entreprise », de « risque de vol d’identité », « d’espionnage industriel », « d’exposition aux infractions », « de destruction de réputation » ou  » de viol de la vie privée »… Mais on entend moins parler d’un autre aspect du danger, moins visible, plus silencieux, à savoir l’impact qu’ont ces nouveaux systèmes sur l’équilibre affectif et psychologique de leurs utilisateurs. Ma petite enquête et mon expérience personnelle comme sérieux candidat à une cure de désintoxication à la networkmania, me font penser que l’usage des réseaux sociaux ne sont pas dénués de danger en la matière.

En effet, il semblerait que la première phase, « l’inscription », correspond à une période plus ou moins longue d’euphorie. C’est pendant ce moment que le réseau est le plus attractif : quand les contacts affluent. On retrouve ses meilleurs amis d’enfance, on s’amuse à chercher – et trouver – les photos de son ex-petit(e) ami(e) perdu(e) de vue depuis une dizaine d’années, on se réconcilie avec son meilleur ennemi, on retrouve un associé de longue date avec qui les choses ne s’étaient pas si bien passé que cela… Parfois on retisse des liens avec une famille plus ou moins lointaine et qui réveille les vieux démons enfouis parfois volontairement depuis si longtemps.

Ce bouillonnement soudain et qui dure quelques semaines secoue nécessairement l’individu, le couple, le groupe d’amis qui vivent directement ou indirectement l’expérience. L’effet sur les proches, la compagne, les amis n’est pas neutre. Il est à ce propos très drôle de lire les quelques témoignages glanés ici et sur le net de crises de jalousie, de sentiments de trahison ou d’abandon que provoque l’effraction des « vieux dossiers » dans la vie de tous les jours. 

Au bout d’un certain temps, les choses se calment pourtant. On avait cru trouver une nouvelle vie avec son groupe de copains d’enfance, sa meilleure amie, son amour de jeunesse, mais notre existence a changée. Passée l’euphorie on retrouve ses habitudes, ses amis d’aujourd’hui, son couple, ses collègues mais avec une différence : une nouvelle possibilité d’accéder instantanément à toute cette « mémoire vivante », mémoire qui se prolonge en parallèle dans le présent, à coté de nous, en totale transparence, accessible à tout moment et en tout lieu.

C’est alors qu’intervient la phase d’observation. Sans nécessairement le vouloir, on suit la vie de ces gens que l’on a connu. On voit leurs photos, leur activité quotidienne, leurs états d’âmes, leurs nouveaux groupes d’amis, leur nouveau compagnon, leur solitude… Ces possibilités nouvelles de surveillance instantanée et permanente donnent un étrange « sentiment d’omniscience » : que mon entourage sache tout de moi et que je sache tout de mon entourage ! C’est là que le doute s’installe : la transparence totale et la disparition des « digues » entre vie intime, vie privée et vie publique, seraient-elles dangereuses pour l’équilibre affectif et psychologique ? Poussées à l’extrême l’accessibilité et la transparence décuplent les possibilités de délires et peuvent parfois mener au pires crises : érotomanie, persécution,  jalousie, revendications… Et cela a un nom : la paranoïa.

Certes, il ne s’agit pas ici de dire que Facebook en particulier et les réseaux sociaux en général rendent nécessairement paranoïaque. En revanche, il y a fort à parier que d’ici peu nous allons commencer à entendre parler d’affaires de « pétage de plombs » dus à des abus sur ces réseaux.

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