Michel LÉVY-PROVENÇAL | Michel LEVY-PROVENCAL
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Bienvenu sur le site de Michel LEVY-PROVENCAL. Entrepreneur, fondateur de TEDxParis, l'agence éditoriale BRIGHTNESS, le do-tank L'ECHAPPEE VOLEE, l'agence objets connectés Joshfire, le site d'info Rue89, dénicheur de talents et provocateur de changements.
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Author: Michel LEVY-PROVENCAL

22 Mai Pourquoi et comment France 24 utilise Drupal

Ce billet est une réponse à l’article posté sur http://buytaert.net/france24-using-drupal par Dries Buytaert (créateur de Drupal et fondateur d’Acquia) et repris par d’autres bloggueurs. J’étais en vacances quand Dries a posté son billet je suis donc désolé si je n’ai pas réagi plus tôt. 🙂

Pourquoi France 24 a changé de gestionnaire de contenu Web et baculé vers Drupal?

Quand  j’ai pris la responsabilité du pôle technique nouveaux médias de la chaîne, le site france24.com était en ligne depuis un peu moins de six mois et souffrait de problèmes de performances et de stabilité. Les développements avaient été réalisés par une web agency sur la base du moteur communautaire Magnolia. Les développeurs avaient choisi de repartir du coeur du CMS mais avaient modifié de façon profonde le coeur du système pour répondre aux besoins fonctionnels et ergonomiques. Ce choix s’est avéré problématique pour la suite des évènements…

En effet, un des principes clé lorsque l’on choisi d’implementer un système sur des briques open Source est de  s’assurer que les développements réalisés ne modifient pas le coeur du logiciel afin de garantir une compatibilité ascendante, sa pérénité et sa maintenabilité. En mode jargoneux, ça voulait dire rester en phase avec le "mainstream" communautaire et NE JAMAIS "FORKER"…

Nous étions satisfait de la composante front-office de notre site (l’interface que voient les internautes), en revanche il nous fallait revoir complètement le backoffice qui n’avait pas été conçu pour une évolution aussi rapide de notre activité. Afin de répondre à ce besoin il nous fallait une solution iso-fonctionnelle à l’existant, fiable, très rapidement déployable et économique. Le choix de l’Open Source s’est imposé naturellement pour deux raisons : l’ indépendance et le coût. Un benchmark des solutions du marché a été mené en interne et il en est ressorti que la technologie PHP et la plateforme Drupal répondaient le mieux à nos besoins et contraintes. Drupal s’avère être à la fois un progiciel très riche en fonctionnalités (un nombre très important de modules communautaires) et un puissant framework de développement. Il a l’avantage d’être modulaire et simple à appréhender (le choix de PHP n’est pas étranger à cela). Plusieurs références media et mon expèrience précédente sur Rue89 nous ont confortés dans le choix de cette plateforme.

Avec l’aide de Vincent Caillerez, la Société Linagora et nos développeurs (provenant entre autre de la société Polyconseil), nous avons  migré l’ensemble de la plateforme, à savoir le site France24.com en trois langues ainsi que le site observers.france24.com en moins de 6 mois. J’avais  présenté le projet à deux reprises (ici et ) à Paris lors de Drupal Camp.

Nous sommes pour le moment très content du résultat et sommes désormais prêts à faire évoluer l’architecture front office pour offrir aux internautes de nouvelles expèriences… Bientôt  🙂
 

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20 Mai Exosquelettes : prochaine révolution industrielle?

A l’heure du retour d’Iron Man et de Goldorak dans les salles obscures on recommence à parler des avancées téchnologiques en matière de robotique. On (re)découvre en particulier les travaux  de l’armée américaine dans le domaine de la conception d’exosquelettes. Et c’est impressionant!

http://www.dailymotion.com/swf/x3m7uu&v3=1&related=1

Les résultats devraient inspirer les industriels pour la société civile. Les applications sont multiples : en médecine (pour la microchirurgie), dans le BTP ou le secteur des transports. La machine se condensant, se rapprochant du corps, s’allégeant et s’individualisant elle devient en même temps plus écologique, plus économique et moins incombrante…

C’est un fait, nous intéragissons de plus en plus avec des machines. Notre cerveau, mon cerveau, intéragit en moyenne 30% du temps avec une machine, un ordinateur en l’occurence. Demain, il est plus que probable que nos corps feront de même. Au point peut-être de changer notre rapport au… vêtement! Une industrie nouvelle pourrait naitre, et nous transformer en super-héros "ordinaires". Partout, en permanence, une multitude de super pouvoirs : voler, courir, rouler, nager… Et par conséquent  transformer l’architecture de nos villes : diminuer la taille des routes, retrouver des espaces verts, investir les fleuves, rivières et mers…

Qu’en pensez vous? Vous seriez prêts à échanger votre auto ou moto contre un exosquelette ? Je prends les paris que je verrais ça avant de mourir!
 

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06 Mai Reflexions après « le meurtre Facebook »

« Currently splitting » : Pan !

« Currently splitting » est le statut qu’affichait sur Facebook la jeune femme assassinée par son mari parcequ’il avait découvert qu’elle projetait de le quitter.

Reconstitution et exposition de morceaux d’identité

Il n’y a pas si longtemps nos différents “morceaux d’identité” (que nous exposons à certains moments, dans certains lieux, à certaines personnes, dans certaines conditions) étaient plus ou moins cloisonnés, protégés. Désormais, peu importe le lieu et le moment, la “transparence globale” permet de tout rendre visible. Elle permet la reconstitution et l’exposition des  parcelles d’identité privées et publiques.


Nous ne sommes plus des personnalités individuelles, tentant de rester fidèles à elles-mêmes, mais au contraire nous prenons plaisir à jouer avec différents Dividus, selon le contexte social dans lequel nous nous trouvons.
(Extrait de
misskplane.com dans un billet sur les netocrates )

Aujourd’hui, la tendance est donc à la « dividualisation ». La tendance est surtout à l’exposition des « dividus », comme si il était urgent de se libèrer du “joug du secret” et de l’intime.  Cette idée d’émancipation par “la fin de l’intime” me rappelle l’erreur que (certains de) nos parents ont fait en 68 en confondant pudeur et pudibonderie. Les corps et les esprits libérés n’avaient plus de raison de se cacher. La nudité était naturelle. La pudeur était la “honte du corps”. Se cacher était presque devenu suspect et la transparence garantissait l’authenticité.

Après la transparence, la pervasivité

Non seulement nos outils tendent à laisser transiter des informations sur nos comportements, nos gouts, nos désirs, mais plus encore, ils vont jusqu’à accélérer la transmission, l’éparpillement, la dissémination et ce avec ou sans notre consentement.

Nous sommes en train d’aller encore plus loin que la transparence : bientôt les zones protégées deviendront accessibles automatiquement.

Un environnement pervasif (ou environnement ubiquitaire) est un fonctionnement de la communication où les objets communicants se reconnaissent et se localisent automatiquement entre eux. Les objets interagissent entre eux sans action particulière de l’utilisateur. Autrement dit, l’on peut être connecté partout et tout le temps. L’environnement ubiquitaire numérique sous-entend la notion de pro-activité, c’est à dire que des processus peuvent envoyer de l’information à ces terminaux à cœur numérique et en obtenir sans action d’un utilisateur.
(Wikipedia)

Sans Internet nous n’en serions pas là : vannes ouvertes !

L’explosion des réseaux sociaux  a accéléré le mouvement. Nous pensions peut-être construire des lieux virtuels de convivialité, des outils de rencontres, des moyens de retrouver nos connaissances passées, de bâtir nos relations futures et finalement nous ne faisons que ruiner toute possibilité d’amours ou d’amitiés durables (par pur voyeurisme, délire mégalomaniaque, simple ignorance ?). Je vis, j’expérimente au quotidien ce phénomène et j’ai en tête une multitude d’exemples (j’en mettrai en commentaire…) qui illustrent comment la transparence globale piège les relations et génère des délires paranoïaques.

Nous sommes condamnée à éviter que nos enfants ne deviennent paranoïaques.

Notre génération est-elle sacrifiée? Je le pense. Mais la suivante peut profiter de cette expèrience en rétablissant un certain nombre de limites nécessaires (sans tomber dans l’extrèmité répressive) : repenser des notions fondamentales comme la « pudeur » et le « territoire » (…aussi notre rapport à la féminité. Mais ça c’est une autre affaire – compliquée et matière à polémique – qui mérite plusieurs autres contributions) ?

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26 Avr Les "agrégateurs éditorialisés", media de demain?

Proam, media-citoyens, agrégateurs d’information, blogs, site de media traditionnels, faisons le point sur ce qui se passe du coté des sites d’infos et sur ce qui semble se profiler… 

 
On connait depuis un an, une croissance importante des media dits participatifs (ou pro-am pour professionnels – amateurs). Ce sont des sites qui mélangent plus ou moins des contenus d’origines diverses (journalistes, experts, internautes). La plupart du temps, ce sont les professionnels qui éditent ce contenu, fixant la ligne éditoriale et mettant en avant ce qu’ils jugent le plus pertinent. Dans cette catégorie on retrouve les Mediapart, Rue89, The Politico, TPM Café,… Ces sites mettent l’accent sur ce qu’ils appellent le contenu communautaire, à savoir les "commentaires" des internautes ou au mieux des blogs d’experts… A court terme tous les médias traditionnels (TV, presse écrite, radio…) intégreront cette dimension participative à leur offre internet. Ainsi, d’ici peu les sites media traditionnels ne devraient plus présenter de différence avec les pro-ams.


En parrallèle, des media dits citoyens vont plus loin dans leur démarche d’ouverture. Ils proposent une plus grande part de contenus rédigés par des non professionnels. Parfois, ils vont même jusqu’à laisser le choix éditorial aux rédacteurs amateurs ou aux lecteurs (par  exemple via des votes). C’est le cas de Now Public, Agoravox, Oh My News,… Les articles proposés sont des contenus rattachés au site. C’est à dire que les auteurs font le choix de publier, sur la plate-forme, leur papier, leur video, leur photo et ces contenus deviennent propriété du site. Ils génèrent une audience pour le site et constitue le patrimoine éditoriale du site.


Enfin, nous connaissons tous les projets encore plus anciens que sont les portails (ou les agrégateurs).  Le procédé utilisé par ces sites est extrèmement simple : construire des pages référençant des articles externes et les classer par thématique, chronologie, vote, etc… Digg, Technorati, Wikio, les portails d’actualité de Google, Yahoo et MSN sont aujourd’hui le meilleur générateur d’audience pour les sites d’informations et les blogs. 


Il y a une voie mediane encore peu explorée : une nouvelle catégorie de media qui mixerait l’ensemble des pratiques citées précédemment. On pourrait l’appeler la catégorie des "agrégateurs éditorialisés". Ces derniers porposeraient un ensemble hiérarchisé de contenus d’origine mixte (professionnels et amateurs). La hiérarchisation pourrait être réalisée soit par les lecteurs, soit par des équipes restreintes, des communautés d’éditeurs (journalistes ou non). Certains sites pratiquent déja plus ou moins cette approche. C’est le cas de Drudge Report, de Desourcesure, de Paperblog, de Betapolitique, de Wikinews, de France 24 Observers… 

 

Il me semble que les "agrégateurs éditorialisés" devraient être particulièrement appréciés par les lecteurs et les auteurs. D’abord parce que les contenus débordent et vont déborder de partout, les sources d’information ne cessent de se multiplier (les évolutions technologiques transfomant sans cesse nos terminaux en diffuseurs) et le besoin de hiérarchisation, de filtrage et d’éditorialisation deviennent plus importants que la création d’information elle-même. Enfin parceque les créateurs de contenus, souvent motivés par l’audience et la notoriété, ont un désir d’indépendance croissant ; de peur de d’être "récupérés" par des sites d’information participatifs ou des medias citoyens ils préfèreront être cités dans un agrégateur plutôt "qu’hébergés" sur une plate-forme commune.  

Signal intéressant, Yahoo Actualités semble avancer un pion dans ce sens. Certains bloggueurs se voient proposer depuis peu d’intégrer le flux d’agrégation du portail. Le deal est alléchant au premier abord : Yahoo apporte de la notoriété et de la visibilité aux bloggeurs et récupère de l’audience et des liens vers du contenu pertinent.  Demain cette pratique devrait s’intensifier…

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24 Avr Décortiquons le processus participatif…

TPM Café,

The Politico,

OhMyNews,

Global voices,

Mediapart,

@si,

Bakchich

Rue89

Observers

Agoravox

Voilà presque deux ans que je suis l’évolution des nouveaux sites d’informations dits "participatifs". On dit Pro-Am quand on veut faire "sérail"… : TPM Café, The Politico, OhMyNews, Global voices, puis Mediapart, @si, Bakchich et évidemment Rue89…

Ces sites ont un mérite, ils font évoluer la presse et l’adaptent aux nouveaux usages et aux nouvelles technologies. Pourtant une autre catégorie de sites media me semble potentiellement bien plus interressante… Ce sont ceux que l’on pourrait appeler les "aggrégateurs éditorialisés". Ils

Les aggrégateurs ne créent AUCUN contenu. Il se "contentent" de hierarchiser et présenter, par thématique ou sujet précis, des contenus externes ou des extraits de contenus. Google News a fait une entrée fracassante dans le monde des news media en avril 2002. C’était à ma connaissance le premier aggrégateur news grand public avec autant de sources d’informations. Une révolution pusique Google News ajourd’hui est le premier draineur de traffic vers de l’actualité sans qu’aucun journaliste n’intervienne dans la chaine de production ou de diffusion.

Les moteurs d’aggrégation, filtrage et diffusion de contenus d’actualité ont un avenir florissant. Pour la simple raison que les contenus débordent et vont déborder de partout. Les sources d’information ne cessent de se multiplier (pour preuve par exemple les évolutions technologiques qui transfoment sans cesse nos terminaux en diffuseurs) et le besoin de hiérarchisation, de filtrage et d’éditorialisation devient presque plus important que la création d’informations. Simultanément les sources "non traditionnelles" et non professionnelles ne cessent de prendre de l’ampleur.

Jusqu’à présent Agoravox et LePost éditorialisent du contenu non journalistique, mais ils "hebergent" ces contenus. Les auteurs souvent motivés par un accroissement d’audience et de notoriété de leur blog peuvent se sentir "récupérés" par ces sites d’information participatifs. A l’inverse Wikio, Feedburner,  Technorati se positionnent comme de simples moteurs de recherche de blog. Il y a pourtant une voie mediane encore inexplorée. Il me semble en effet qu’aujourd’hui il manque encore un media majeur, aggrégateurs de flux de contenus amateurs éditorialisés par des journalistes… Drudge Report, Huffington post (dans une moindre mesure aujourd’hui), Desourcesure, paperblog, betapolitique mais aussi France 24 Observers, s’essaient sur ce thème.

 Yahoo Actualités semble avancer un pion dans ce sens… Certains bloggueurs se voient proposer depuis peu d’integrer le flux d’aggrégation du portail. Le deal est interressant : Yahoo apporte de la notoriété et de la visibilité aux bloggeurs et récupère de l’audience et des liens vers du contenu pertinent. Julien Laroche-Joubert en charge de ce projet est très proche des bloggueurs associés. Je vais essayer d’en savoir un peu plus sur ….

 

 

Un schéma vaut mieux que de longs discours… 

Par Jeff Jarvis, lu sur Unmediated

Voici un schéma simple qui décrit ce que pourrait être demain le mécanisme de gestion d’un "crowd-generated media".

 

 

 

Il reste la question de l’éditorialisation. A savoir quelle infiormation presenter sur la page d’accueil et les sections? Quelles thmétiques traitées, quels sujets privilégier? Sur ce point, beaucoup de sites portails aggrégateurs de contenus participatifs (news, blogs, …) comme Yahoo actu, Google News, Wikio, Technorati, Betapolitique, Djurge Report,      je propose pour la  que je   mécanique au regard de ce que je fais depuis quelques temps sur mikiane.com. Par exemple, la première séquence "idées, discussions, questions, réponses" est en première ligne via le "twitts bar" et le carnet de bord. Une partie des "Interviews et reporting" se retrouvent ensuite dans la section Live ou parfois en videoReax. Il est vrai qu’il manquerait une zone "Brouillon", "textes en cours" qui permettraient éventuellement de faire participer les mikianautes à la construction des billets (story). Puis les billets sont mis en ligne et présentés en colonne principale. Puis, commentaires et corrections sont classiquement traités (sous l’article, avec une boite "reax"). Enfin en colonne du milieu on retrouve une agrégation d’articles de blogs connexes (bloc "Plus loin") ou encore les statuts, liens et blogroll qui permettent éventuellement de suivre d’autres pistes…

En conclusion, j’envisage deux améliorations. D’abord, la création de la zone "brouillon" ou "en étude". Les papiers en cours seraient publiés avec un accès en mode Wiki pour permettre aux mikiantautes de participer à la rédaction. Evidemment, le résultat étant un travail d’équipe, les contributeurs  seraient systèmatiquement cités. Et éventuellement, remonter plus haut la zone de tchat’ afin de mieux mettre en avant les discussions.

Qu’en pensez vous?

 

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17 Avr Société de l'égo(boo) et économie de l'influence

Egoboo : mot anglais familier utilisé initialement dans le milieu de l’Open Source pour exprimer le plaisir reçu provenant de la reconnaissance par le public d’un travail volontaire. Le terme est utilisé pour décrire la valorisation de l’ego ressentie par une personne en découvrant son nom publié.

Quel est le besoin le plus important dans nos sociétés occidentales ? Aujourd’hui, à quelques exceptions près, les ressources comme l’eau, la nourriture ou la sécurité physique ne sont plus nos préoccupations majeures. Dans la pyramide de Maslow, les besoins de troisième et quatrième niveaux sont les plus criants: « estime », « amour », « attention », « appartenance » et « reconnaissance ».

Nos sociétés individualistes finissent naturellement par produire des égos blessés et boursouflés. Le besoin d’estime des autres, d’attention, d’amour et de reconnaissance, se transforment en quête permanente de « territoires d’influence » ; influence non pas des organisations (nations, gouvernements, marques ou entreprises) mais bien des individus sur d’autres individus.

L’explosion des phénomènes panoptiques (cf ce post d’aout 2007), les télé-persos, le blogging, les réseaux sociaux,… tout cela n’est il pas à la fois le symptôme d’une immense blessure narcissique et la solution de compensation ?

Projection ? Probablement ! Mais pas seulement… Les déferlantes Facebook, MySpace, Twitter,… sont là pour en témoigner. Chacun est en quête de célébrité personnelle. Une culture hyper-pop émerge et le net en est le terrain de jeu privilégié.

Les individus prennent le pouvoir en leur simple nom par leur unique capacité à infiltrer, agréger, constituer des réseaux sur lesquels ils finissent par avoir de l’influence. L’autorité est gagnée par agglomération de micro-ascendances, micro-prestiges, micro-notoriétés. L’identité et l’influence se construisent de paire. C’est l’influence qui fait l’identité et l’identité l’influence.

Dans la « société de l’égo(boo) », l’important est d’exister en se référant positivement ou négativement à un groupe, un mouvement, une culture ou une idée et d’attirer autour de soi une masse critique d’individus sur lesquels exercer assez d’influence pour en tirer un bénéfice.

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16 Avr Internet contrôlé par les sociétés de communication ?

L’internet "que nous connaissons" est  un réseau public. Sa gouvernance est assurée par plusieurs organisations à but non lucratif comme l’IETF, le W3C, l’ICANN… Or l’arrivée de la vidéo, la généralisation du P2P et l’explosion de la bande passante pourraient bien mettre fin à cette logique. En effet, de nombreux opérateurs souhaitent mettre en oeuvre des mécnaismes de priorisation des échanges sur le réseau en fonction de critères commerciaux.

Dailymotion qui paierait pour avoir une bande passante plus rapide que celle de YouTube. Pour le moment, ce n’est pas possible, car, par une sorte de compromis, tous les acteurs d’Internet respectent ce qu’on appelle la neutralité des réseaux (Net Neutrality). Mais, ce concept est largement remis en cause, principalement par des opérateurs américains (Comcast, AT&T, Verizon, et Time Warner) qui réclament la possibilité d’ouvrir des voies plus rapides, et payantes. " (Ecrans)

La neutralité des réseaux est un des principes fondateurs de l’internet. Elle a permis l’émergence d’une foule de concepts et de talents qui n’auraient jamais pu voir le jour sans cette égalité de traitement entre "gros" et "petits" acteurs.

Eric Besson, notre nouveau secrétaire au développement de l’économie numérique, qui a annoncé le lancement, le 29 mai, des "assises du numérique", serait bien inspiré de mettre en tête de liste des thèmes à aborder, la garantie de l’unicité de traitement des utilisateurs par les fournisseurs d’accès. La France a l’occasion de se montrer en avance sur ces questions et garantir l’égalité des chances aux innovateurs et entrepreneurs de demain.

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27 Mar Rémunération, notoriété et adhésion, les trois facteurs de participation.

Hier soir était organisé un Social Media Camp à la Cantine. Etaient présents Rue89, Obiwi, Electron Libre, Agoravox et donc France24 pour parler de journalisme participatif. Il y a eu finalement assez peu de reflexion sur le coeur même du debat: « comment amener l’internaute à participer au media« . Il me semble qu’il y a trois facteurs de participation !

Tout d’abord la promesse d’une rémunération ou d’un statut. Un  statut par exemple  de correspondant ou de pigiste… C’est le cas probablement chez certains Observateurs de France24 ou certains jeunes étudiants journalistes à Rue89

Le second facteur de participation est la notoriété et l’accroissement de l’audience. Il me semble que certains blogueurs acceptent de rejoindre des grands sites media plus ou moins participatifs pour augmenter leur audience et leur notoriété.

Enfin, le dernier facteur, le plus important peut être reste l’adhésion (ou son pendant inverse l’opposition). Les sites Bakchich, Rue89, Arrêt sur Images ont des lecteurs assidues et des commentateurs très actifs sur leur site. Pourquoi? Parceque ces personnes se reconnaissent dans un discours, une ligne éditoriale, des idées politiques, une certaine culture. A l’inverse d’autres sont là parcequ’ils se définissent comme étant à l’opposé de ce même discours, cette même ligne, cette culture.

Le modéle économique des sites participatifs n’est pas seulement basé sur l’audience. On a tendance à trop se référer à cela parceque l’on réfléchit avec l’ancienne logique d’internet. Aujourd’hui il me semble que le nerf de la guerre c’est la communauté des contributeurs et des éditeurs. C’est pour cette raison  que les trois facteurs de participation, la rémunération, la notoriété et l’adhésion, sont si importants.

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13 Mar MySpace et concerts : le freemium, avenir de l’économie de la culture ?

Depuis plusieurs années je suis convaincu que cette « économie de la gratuité » qui fait tellement peur n‘est qu’une évolution naturelle de l’économie classique. La libre concurrence, l’explosion de la publicité et des moyens de diffusion ont simplement fait leur travail…

Prenons l’exemple de la création musicale. Les majors et grands labels, comme dans tous les pans de l’économie classique, se sont vu concurrencés avec l’arrivée d’Internet, par des « pure players », des “petits” acteurs prêt à tout pour une part du gâteau. La stratégie habituelle du net, une nouvelle forme de dumping, a permis l’émergence des labels indépendants, des plateformes copylefts, des producteurs individuels et surtout des artistes autoproduits… Aidé par l’arrivée du web 2.0, des sites communautaires  et  l’explosion des modes de promotion en ligne, la démocratisation du vedettariat a battu son plein.

En réalité l’économie de la gratuité que nos dirigeants ont tant décriée,  n’est qu’une étape et seulement une nouvelle façon de promouvoir des produits. C’est même un retour à une consommation on ne peut plus classique des biens culturels. En effet, ce qui a le plus de valeur économique est ce qui est le plus rare et le plus désiré. Or la rareté nécessite une matérialisation du produit : le « non virtuel », le « non copiable », l’objet physique, la représentation matérielle. Le virtuel n’est qu’un produit d’appel, gratuit et d’autant plus efficace qu’il est librement distribué et distribuable. Voila le Freemium !!!

Pour résumer : l’application du modèle Freemium à l’économie de la culture consiste à faire en sorte que l’artiste diffuse son œuvre gratuitement sur Internet en donnant la liberté de copier, diffuser, modifier… à condition d’être cité, qu’on lui permette de forger sa notoriété. Le modèle de revenu se déplace alors vers la "matérialisation" de l’œuvre : son édition en série limitée signée ou sa manifestation physique sous la forme de concerts, de représentations théâtrale, etc. (Jetez un oeil à ce billet  de juillet 2004 : “Le Copyleft, un nouveau modèle pour la création artistique”).

Il me semble que jamais les concerts, les soirées, les boeufs amateurs, les « open mic » et scènes en tous genres n’ont été aussi nombreux à Paris que ces derniers mois. Le phénomène semble être arrive à maturité grâce avant tout à l’explosion de MySpace, mais aussi l’évolution du nombre de producteurs indépendants et des moyens techniques de créations. Un dernier phénomène concomitant a peut être aussi facilité les choses, c’est flagrant dans mon cas : les lieux de rencontre physiques, les scènes et les salles, sont plus accueillants… A petite échelle, peut-être que la loi anti-tabac a joué son rôle ? Qui n’a pas souffert des nuages de clopes un soir de concert jazz dans une cave de la rue des Lombards? Faites-y un tour aujourd’hui c’est un bonheur absolu!  

PS: Si vous avez des Myspace à proposer, n’hésitez pas à le faire en commentaire…

 

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