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Assistez aux auditions de TEDxParis à la Gaité Lyrique le 13 juin prochain.

TEDxParis 2012  s’ouvre au vivier de talents de sa communauté en proposant cette année une série d’auditions publiques : TEDxParisSalon. Ainsi, les meilleurs intervenants issues des auditions pourront participer à TEDxParis 2012, le 6 octobre prochain à l’Olympia.

La première campagne d’auditions publiques TEDxParisSalon se déroulera le mercredi 13 juin prochain dans l’auditorium de la Gaîté Lyrique. Les intervenants auront 12 minutes maximum chacuns pour présenter leur talk et convaincre. Ces sessions d’auditions, soutenues par RED et la Gaîté Lyrique, seront clôturées par un cocktail, permettant un moment convivial d’échange, de discussion et de networking. Seules 120 places seront disponibles.

Si vous souhaitez faire partie du public des auditions et découvrir avant l’heure les intervenants potentiels de  TEDxParis 2012, vous pouvez retirer votre ticket en ligne.


TEDxParis, vu par la communauté des TEDxers

Réinventer le système éducatif, un impératif de ce quinquennat.

L’élection présidentielle derrière nous, nous pouvons en retenir une chose : les cinq prochaines années seront décisives et l’équipe en place a un devoir de réussite. Sans quoi la France perdra non seulement sa stature à l’échelle mondiale mais, plus grave, notre génération handicapera durablement celle qui vient. En choisissant une croissance par la relance et une politique de demande, la France n’a pas d’autre solution que de réussir son pari. C’est un risque, mais c’est aussi probablement une réelle chance. En somme, nous avons 5 ans pour trouver des solutions aux dérèglements sociaux que la crise a générés et des solutions de financement optimales, peu coûteuses et à fort effet de levier. Cet article est le premier d’une série qui a pour but de donner quelques idées à nos nouveaux dirigeants et tenter de les sensibiliser sur ce qui se fait ailleurs en matière d’innovation.

Ré-initialiser notre modèle éducatif est un impératif. Tout d’abord parce que il a été conçu pour un modèle économique et social datant du 19eme siècle mais surtout parce que les modes de transmission du savoir ont radicalement évolué avec les technologies de l’information. Sir Ken Robinson explique dans la vidéo ci-dessous comment et pourquoi le système éducatif américain actuel éteint les talents et tue la créativité (le discours reste évidemment pertinent pour la France).

Vous l’aurez compris, nous nous dirigeons vers un nouveau modèle radicalement ouvert, asynchrone et collaboratif. Il laisse place à l’expérience et à la curiosité. Il consiste à adapter la transmission des savoirs dispensés à l’école aux usages et aux modes de diffusion actuels. Plutôt que de susciter frustration et ennui l’école doit ramener dans ses rangs les curieux et les passionnés qu’elle a laissé, et continue à laisser au bord de la route. Voltaire disait “L’éducation développe les facultés, mais ne les crée pas”. Comment donner la possibilité à chacun d’entre nous de développer et d’enrichir nos facultés, où que nous soyons et qui que nous soyons ? Et bien en diffusant largement et massivement le savoir sur Internet et en suscitant la collaboration des étudiants.

Aux Etats-Unis, le MIT et Harvard ont commencé à adopter cette stratégie en décidant il y a quelques semaines d’ouvrir leurs cours sur Internet. Le projet s’appelle edX.

Dans un autre registre, la conférence TED a mis en ligne début mai, une plateforme dédiée à l’éducation et basée sur les contenus des conférences.

Une multitude de projets de ce type, de petite ou de grande ampleur, émergent aux Etats-Unis, en Asie et dans le reste du monde depuis quelques années. Que faisons-nous en France pour accompagner ce mouvement ? Une solution simple serait de commencer par travailler avec les enseignants et les élèves de nos grandes écoles pour oeuvrer à la publication la plus large possible des cours ? Savez-vous qu’aujourd’hui l’école Sciences-Po possède une plateforme d’enregistrement et de diffusion collaborative de ses cours, mais que ce système n’est réservé qu’aux seuls élèves de l’école ?

Il existe des initiatives, des projets qui ont montré la voie comme la célèbre Khan Academy.

De nombreuses startups travaillent sur ce type de système dont des startups françaises comme Unishared.

Mais ces initiatives ne sont malheureusement pas encore assez intégrées aux processus d’apprentissage dans nos écoles françaises.

Nous avons cinq ans pour changer la donne dans nos écoles, nos collèges, nos lycées et nos universités. Les outils sont là. La motivation des étudiants aussi, j’en suis convaincu. Reste la volonté politique.

>> Prochain billet : accompagner la nouvelle révolution numérique qui vient.

La Joshfire Factory démocratise la génération d’applications multidevice et prépare l’usage des objets connectés de demain.

Joshfire met sur le marché la première usine à génération d’applications dédiées aux postes de travail, aux mobiles, aux tablettes, aux TV connectées et aux objets connectés. Basée sur des technologies ouvertes et standard, la Joshfire Factory permet de s’affranchir des spécificités technologiques des différentes plateformes matérielles actuelles et de demain en permettant la création d’applications en quelques clics. Commercialisée sous la forme d’une place de marché et d’une plateforme de services, elle est dédiée aux webmasters et aux développeurs. Les entreprises les plus consommatrices de ressources en développement d’applications peuvent aussi souscrire à une offre Pro et ainsi bénéficier d’une solution industrialisant leur processus de développement d’applications multi-plateformes.

[FR] La Joshfire Factory démocratise la génération d’applications multidevice et prépare l’usage des objets connectés de demain. | Joshfire.

Ce que je retiens de TEDxSummit

La semaine passée avait lieu à Doha le rassemblement des TEDx internationaux. Voulue et organisée par TED sous le parrainage du Doha Film Institute, la conférence a durée une semaine sous la chaleur, dans le désert et au bord de l’eau. La core team de TEDxParis était présente à son complet.

Je retiens personnellement de cette aventure hors du commun (750 participants, plus d’une centaine de nationalités, des dizaines de langues) plusieurs choses.

Tout d’abord la magie du village planétaire reconstitué. A plusieurs reprises nous avons été frappé par le lien que tant de personnes différentes ont développé pendant ces trois dernières années. Toutes les religions (parfois affirmées), toutes les cultures se sont rassemblées avec la même passion pour l’innovation, le progrès et le partage pendant une semaine pour découvrir et travailler ensemble sur ce que sera demain TED et TEDx.

Je retiens aussi cette capacité assez surprenante de TED consistant à avoir radicalement confiance en l’intelligence humaine. 750 personnes réunies ont eu pour charge d’inventer le TED de demain pendant une semaine… Deux tiers de l’assemblée a contribué activement à cette redéfinition des orientations du projet TEDx à l’échelle planétaire, qui devrait si tout se passe bien, emporter toute la machine TED dans son sillage. J’avais en charge personnellement l’animation d’un groupe de 60 personnes pour définir ce que seront demain les déclinaisons régionales et dans les langues locales des différents sites portail de la communauté TEDx.

Enfin, si je devais exprimer un regret, je dirais que le choix du lieu aurait pu être plus approprié. Certes Doha est une ville caractéristique des villes en pleine croissance. Elle reste tout de même dans l’inconscient collectif un symbole de la suprématie du pétrole et des énergies polluantes. L’association avec TED peut être perçue comme contradictoire même si l’organisation d’un TED dans un pays arabe était nécessaire au lendemain des révolutions de 2011. Enfin, nous avons vu aussi combien les qatari cherchaient à investir dans des projets durables et dans les énergies renouvelables pour une raison très simple, le pétrole ne sera plus là dans une trentaine d’années et évidemment aussi pour une question d’image…

Music Hack Paris : un week end entre designers, musiciens et codeurs

Le week end dernier a eu lieu à la cartonnerie, le premier opus de Music Hack Paris, un événement organisé par Joshfire, Google et l’Unesco et parrainé par Herbie Hancock, à l’occasion de l’International Jazz Day.

J’y ai découvert une communauté surprenante d’artistes hackeurs et des démos / jams plus surprenants les uns que les autres. Notamment, une pédale wah-wah réactive aux expressions du visage, un tapis “piano”, un accordéon d’un nouveau genre, un générateur automatique de videos utilisant le tempo de différents medias sonores et visuels pour créer des clips sur youtube, un orchestre à eau, des téléphones mobiles transformés en instruments de musique…

Voici quelques photos prises hier à la clôture de la journée ainsi qu’une vidéo montrant la pédale wah-wah dont je parle plus haut.

D’autres vidéos et photos devraient arriver bientôt sur www.musichackparis.org

[VIDEO] Comment créer une offre innovante en 7 points

PPC m’avait posé cette question il y a quelques mois. Ils viennent de diffuser l’interview. Je vous la livre…

La Joshfire Factory une nouvelle étape vers un monde d’objets et de surfaces interactifs…

Chaque trimestre, son point d’étape dans la construction de Joshfire (l’entreprise que j’ai fondée en novembre 2010).
- Joshfire, l’agence qui accompagne l’émèrgence de l’Internet des Objets (12/2010)
- Reinventer le rapport aux contenus numériques grâce aux objets connectes (3/2011)
- Point d’étape vers un monde d’objets augmentés (6/2011)
- L’Ubimedia de la vision à l’implémentation, nouveau point d’étape (11/2011)

L’équipe autour du projet est portée par une vision, “L’Ubimedia : un monde dans lequel chaque objet chaque surface est capable de diffuser et de donner à interagir avec des services et du contenus”. Elle est animée par la même stratégie depuis le premier jour : “des réalisations rapides, concrètes et démontrables ».

Voilà plus d’un an donc que nous travaillons à concevoir et réaliser des applications pour nos clients. Nous développons des solutions sur mobiles (Web, iOS, Android, Blackberry), tablettes (Android et iPad), TV connectées (GoogleTV, Samsung, Philipps, LG) mais aussi sur des prototypes d’objets connectés. Notre objectif est simple : proposer des solutions pour faciliter la distribution de contenus et de services sur les terminaux d’aujourd’hui et de demain . En juin 2011, nous avions atteint un premier palier en éditant notre cœur applicatif : le Framework multi-device Joshfire. Cela nous a permis de réaliser des applications multi-écrans pour plusieurs références. Pour aller plus loin et contribuer à l’évolution de ce marché, les 6 derniers mois ont été consacrés à améliorer notre technologie et surtout à l’ouvrir au plus grand nombre.

En octobre dernier, nous avons pris deux décisions importantes. La première : construire une meta-solution, une plateforme de services industrialisant l’ensemble des processus que nous utilisions pour le développement de nos projets. Cette plateforme a été pensée pour être la plus agnostique possible en terme de technologie. Elle est compatible en l’occurrence avec la plupart des solutions concurrentes de notre framework initial. La seconde décision a été d’ouvrir radicalement notre framework à tout les développeurs et ce quelquesoit ses usages, en optant pour l’une des licences open source les plus permissives : la licence MIT. C’est ainsi qu’est donc née la Joshfire Factory.

Présentée comme une plateforme de service elle propose de radicalement simplifier le développement d’applications pour les postes de travail, pour les mobiles, pour les tablettes, pour les TV connectées et pour les objets connectés de demain. L’approche proposée consiste à ne plus développer des applications uniques et jetables pour chaque environnement technologique mais à adopter des technologies standard et ouvertes (javascript et HTML5) et minimiser les développements spécifiques.

L’usage de la Joshfire Factory ne nécessite pas de posséder des compétences techniques ou de design particulières. La plateforme décompose le processus de génération d’application en 5 étapes simples.

1ere étape, l’utilisateur choisit un modèle d’application au sein d’une place de marché de « templates » alimentée par des communautés de développeurs. Les « template » proposés intègrent fonctionnalités et designs répondant à différents usages. Ils ont pour vocation de fonctionner sur écran d’ordinateur, mobile, tablette, TV connectées et demain d’autres produits électroniques.

2nde étape, l’utilisateur sélectionne un ensemble de sources de contenus alimentant l’application. En effet, une bibliothèque de connecteurs de données est mise à disposition par la plateforme. La première version intègre déjà des sources image, vidéo, son, texte, agenda et géolocalisation ainsi que des base de données simples.

3ème étape, l’utilisateur ajoute à son application des fonctionnalités répondant à ses besoins. Par exemple le suivi des statistiques d’usages, des modules d’affichages publicitaires, des adaptations graphiques…

4ème étape, l’application Cross-Device générée est instantanément visualisable dans un émulateur pour différents types de terminaux.

5eme et dernière étape, l’utilisateur construit en un clic son application prête à être publiée sur différentes plateformes, parmi lesquelles aujourd’hui Android Market, l’Apple App Store, Black Berry AppWorld ainsi que sur hébergement Web via Amazon Cloud.

La Joshfire Factory est actuellement en version privée pour les détenteurs d’invitations Cette première phase permettra de tester et d’optimiser avec les premiers utilisateurs les fonctions de la plateforme.

Pour obtenir une invitation : http://factory.joshfire.com

Soirée TV TEDxConcorde : “Une autre vision du temps de cerveau disponible !”

Les spectateurs qui live twittaient le documentaire TEDxConcorde sur CANAL+ hier soir ont été globalement agréablement surpris par le programme. Certes, le contexte politico médiatique était porteur. Je veux parler bien sur de l’affaire Guéant  ou tout simplement de la campagne présidentielle, puisque la thématique de la conférence étaient “La diversité en soi”. Mais au delà de cela, il s’agissait de souligner ô combien la télévision en particulier et les media en général perdent l’occasion de diffuser des idées, des contenus, des débats qui aident à appréhender le monde différemment, voire à le changer.


Il ne s’agit pas ici de faire l’éloge d’un projet ou d’une chaine de TV. Je serai mal placé en tant qu’organisateur des TEDxParis et de TEDxConcorde. Il s’agit seulement de passer un message. Internet regorge de contenus de qualité (TED, La Lift, DLD, D conference…) : une myriade de videos porteuses de messages qui ne demandent qu’à être pollinisés et à semer de l’intelligence. Le but de ces interventions est toujours le même : faire prendre conscience que notre monde est d’abord façonné par nos perceptions, nos pensées, nos idées, nos actions, nos engagements.

Or les media, et la télévision en particulier, forment encore aujourd’hui la plus grande machine à diffuser ces idées. Ils ont une responsabilité immense dans la perception que nous avons du monde et de nos sociétés actuelles. Hier soir, il me semble que ce qui a été apprécié est surtout l’idée qu’une TV relève ce pari. A bon entendeur…

Pour suivre l’arrivée progressive des interventions sur internet : http://tedxconcorde.com

Un Megavideo légal pourrait être rentable pour les ayants droit! Explications…

La fermeture de Megaupload par la justice américaine est un moment clé de l’histoire d’Internet. Comme la fermeture de Napster l’a été. C’est à dire un énorme raffut médiatique  mais sans grand impact sur la réalité des usages et sur la vie du réseau!!

Le plus frappant dans cette affaire vient des chiffres!  L’ampleur de la richesse accumulée par l’empire Mega s’élève à 175 millions de dollars de revenus au total. En parallèle,  les ayants droits prétendent que le site a généré un manque à gagné de 500 millions de dollars. Ne trouvez-vous pas intéressant que les deux chiffres mis côte à côte soient du même ordre? Je veux dire que l’on parle d’un rapport 2,5 et pas d’un facteur 100 ou 1000!!! Autrement dit, le modèle Megavideo, à savoir mixte entre pub et abonnement, a généré 1/3 des revenus attendus par les producteurs!? Cela voudrait-il dire qu’un système porté par un consortium d’ayants droits (et non un intermédiaire pure-player aux manières de voyou) pourrait marcher? Je précise, cela prouverait qu’un dispositif basé sur une offre Freemium dont la part payante est trois fois supèrieure à celle de Megavideo, (soit 30 euros par mois) tiendrait la route??

En réalité, cela n’a pas été fait pour plusieurs raisons. Tout d’abord le conservatisme et l’archaïsme de l’industrie du cinéma et de la production TV américaine (j’en parlais dans mon précédent post). Aussi, la peur de ne pas atteindre le momentum, passage où la masse d’utilisateurs permet effectivement de rendre la solution rentable. Le marché est si important que les pure players sont incapables de porter une telle offre, seuls les très gros (Apple et Amazon) sont en mesure de le faire et cela ne devrait pas tarder…

Entre temps, il restera les videoBB et consors. Il demeure certain qu’en l’absence d’une offre globale et légale comparable en terme de modèle à Megavideo, le marché n’aura pas sa réponse et contournera la loi. Il y a des voies possibles, des modèles légaux qui fonctionnent, il suffit seulement que les mentalités changent chez les ayants droit!

Pourquoi les américains sont-ils beaucoup plus forts que les français pour prendre la parole en public ?

Il est courant de croire que la France est le pays des mots et de l’éloquence (encore que…). Il est aussi courant de penser que nous, français, sommes médiocres à l’oral. Je veux parler de nos qualités de prise de parole en public, lors de conférences ou congrés professionnels par exemple. En effet, comparé aux anglo-saxons et particulièrement aux américains, notre présence, notre prestance ou notre capacité à captiver une audience reste trés médiocre.

Voilà trois ans que j’aide des intervenants français à se préparer pour des conférences publiques “à l’américaine” dans le cadre d’événements TEDx à Paris. En trois ans, nous avons “coaché” pas moins de 70 intervenants. Chaque préparation nécessite 3 à 10 répétitions en moyenne. Avec systématiquement la même démarche : comprendre le sujet, construire une histoire en x points de passages, extraire les messages, identifier les anecdotes, illustrer avec photos et diapositives et répéter, répéter, répéter au point d’habiter le discours. Pendant ces trois années, je n’ai jamais vraiment compris pourquoi un français a tant besoin de temps et de travail pour parler en public, alors qu’un américain du même niveau social, possédant le même type de diplôme, les même responsabilités professionnelles et travaillant dans le même secteur d’activité possède, à l’oral, une aisance sans comparaison !

J’ai longtemps cru que la réponse à cette question venait de la langue et des modes de pensée. Le Français est une langue subtile, complexe, alambiquée par certains aspects. L’anglais beaucoup moins. Certes. Et pourtant un français parlant couramment anglais reste en moyenne moins performant qu’un américain lors d’une prise de parole en public. La question est donc restée entière, jusqu’à ce que mon collègue et ami Sébastien Turbot, avec qui j’ai coaché de nombreux intervenants pour TEDx et qui a vécu les 10 premières années de sa vie de l’autre coté de l’Atlantique, ne  me soumette une réponse…

De mémoire de quadragénaire, il me semble, qu’à aucun moment dans le cursus éducatif français, je n’ai été confronté à la prise de parole en public. Pire, je n’ai aucun souvenir de cours de rhétorique ni même d’organisation de débats pendant mes études. Or, et ce fut une découverte lumineuse, les jeunes élèves américains sont tous habitués depuis leurs premières années de classes à prendre la parole en public. En effet, des sessions de “Show and Tell”, littéralement “Montrer et Raconter”, imposent à tous les élèves américains de prendre la parole régulièrement devant leurs camarades de classe pour présenter un objet quelconque leur appartenant. L’idée est d’acquérir les reflexes permettant de captiver une audience, tenir un discours, susciter de l’émotion et transmettre un message…

Le système éducatif français actuel ne semble pas attacher d’importance à l’éloquence et à la rhétorique. Or, lorsque nous nous retrouvons dans le monde professionnel, savoir passer un message à l’oral et être persuasif lors d’une présentation est primordial dans un grand nombre de métier. Je me disais donc que, même si d’autres problèmes sont probablement plus urgents à régler dans nos écoles républicaines, ce serait pas mal de rétablir des cours de rhétorique et organiser des sessions de “Montrer et Raconter”…

(Crédit Photo: Show and Tell)

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