Michel LÉVY-PROVENÇAL | Billet
Michel LÉVY-PROVENÇAL | Billet
Bienvenu sur le site de Michel LEVY-PROVENCAL. Entrepreneur, fondateur de TEDxParis, l'agence éditoriale BRIGHTNESS, le do-tank L'ECHAPPEE VOLEE, l'agence objets connectés Joshfire, le site d'info Rue89, dénicheur de talents et provocateur de changements.
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Billet

30 Sep Médias, laissez tomber votre marque sur le web

Votre marque est réputée ; propose des valeurs ; est attachée à une certaine vision de l’information.

Foutaises : en ligne les règles du jeu changent. L’exemple du post.fr est étonnant. Face à d’autres pures players – parfois lancés avant lui – il les dépasse en terme d’audience.


Quelles différences avec rue89 et mediapart ?

– une équipe méconnue, voir inconnue

– pas de communication au début, voir même un rejet de la maison mère, à savoir Le Monde interactif

– l’explosion de toute règle journalistique

– une feuille blanche

– un contenu « limite » mais utile en terme de référencement

Vos lecteurs, auditeurs, téléspectateurs, représentent une audience minable par rapport à celle disponible en ligne. Mettez de côté ce qu’ils connaissent de vous, ne cherchez pas à dupliquer online ce qui marche déjà difficilement offline.

Devenez agile, décomplexé. Formez des équipes dans un esprit start-up, pas dans un esprit reconversion.

Il y a de la place pour beaucoup de journalistes dans les médias traditionnels : conservez-les.

Repérez ceux qui sont attirés par internet ; formez les sur les grands principes ; laissez les expérimenter des formats, des outils, des contenus.

 

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30 Sep "Cover what you do the best and link to the rest!" : une méthode pour média rentable!

Frédéric Filloux ancien de Libération et artisan de la première heure de 20 minutes en France vient de publier un billet remarquable sur l’économie des médias online. Voici un court extrait traduit sur http://www.pierrefrance.com/onestmal/ qui explique pourquoi on est encore loin de l’équilibre…

« En migrant du print vers le web, les médias perdront 100€ pour gagner 8€. »

Un journaliste (tout compris), c’est 60 000 € par an,
Un site éditorial quotidien, c’est en gros 830 000 € par mois,
Un visiteur unique génère en pub entre 0,10 € et 0,25 € (s’il est bien vendu),

Donc il faut au minimum 8,3 millions de visiteurs uniques (mVU) pour financer un site éditorial quotidien.

Or aujourd’hui en France, voici les chiffres d’audience Nielsen des principaux sites d’info (presse écrite) :

  • Le Figaro 4 224 060 VU/mois
  • Le Monde 3 510 428 VU/mois
  • NouvelObs.com 2 693 679 VU/mois
  • 20 minutes 2 607 032 VU/mois
  • Libération 2 091 427 VU/mois
  • L’Express 1 633 316 VU/mois
  • Le Journal du dimanche 1 344 396 VU/mois
  • Le Point 1 190 018 VU/mois
  • Le Parisien 1 087 538 VU/mois
  • Rue 89  1 017 119 VU/mois
  • La Croix 607 504 VU/mois
  • Bakchich  367 329 VU/mois
  • L’Humanité 329 372 VU/mois

Ce petit exercice confirme que les journaux online devraient améliorer leur productivité en se concentrant sur ce qu’ils font le mieux. Une stratégie possible pourrait être :

1/ de créer du contenu à réelle valeur ajoutée avec une équipe minimale, distribuer ce contenu via le plus de canaux disponibles et le monétiser de toutes les façons possibles (pub, vente de contenu, produits dérivés – papier, newsletter payante… -).

2/ et d’enrichir l’offre en achetant des piges « d’éditeurs » thématiques couvrant l’actualité et les sujets les plus générateurs d’audience via du journalisme de liens, de l’agrégation éditorialisée et du décryptage de contenus externes.

Avec ça on devrait pouvoir atteindre l’équilibre… Non?

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29 Sep Automatisation de mix videos

Petite réponse à Loic Lemeur suite à son dernier billet à propos des outils de mixage automatique de videos (il cite notamment YouTube Remixer)

200809282050.jpg

Interesting move, I wonder why, it was probably not used much. I remember a few months ago I randomly bumped into the company that had created it. I wanted to contact them to see if we could add it to Seesmic too, but forgot who they are, if anybody has an idea… I remember a friend also told me there are open source solutions to this, as well as an Adobe online editing tool. I will keep investigating regardless of YouTube discontinuing it because I actually think in Seesmic it makes a lot of sense.

Loic: Il existe un petit français qui a ça dans ses cartons… Il est encore en alpha et devrait sortir en beta cette semaine. J’ai eu l’occasion d’en voir une démo il y a quelques jours et c’est impressionnant. Le service s’appelle mixtheweb.

Le principe est simple, on choisit une série de videos youtube et une bande son. Le systéme génère une nouvelle séquence contenant des extraits montés automatiquement (selon un algorithme trés sioux) : un Animoto video. Voici un petit exemple…

 Rigolo non?

Je vous pousse le lien dès que le site est en ligne.

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28 Sep De la mort des médias…

crédit photo: http://flickr.com/photos/drormiler/

Je vous conseille la lecture de cet excellent papier de Narvic sur Novovision à propos de la fin des medias. Comme souvent chez le monsieur c’est clair et intelligent !

Tout n’a pas une valeur en soi. Souvent la valeur que nous donnons aux produits, aux services, aux idées, même aux personnes… est relative à nos centres d’intérêt, nos besoins, le moment, nos conceptions philosophiques, religieuses et politiques, etc. L’information n’échappe pas à cette logique. […] Les journalistes auraient tort, selon Jeff, de considérer que l’information a une valeur en soi dans une approche « journalist centric », ce qui les empêcherait ce comprendre quelle est « sa valeur d’usage » réelle pour les consommateurs, dans une approche « consumer centric ». Il suggère donc aux journalistes de se décentrer, de sortir d’une approche « centrée sur l’intérêt général », car « la valeur de l’information proposée par les médias est de moins en moins perçue par les consommateurs », pour tenter de proposer une information répondant aux demandes et apportant un service. […]

Restent quatre solutions pour les médias :

• tenter de vendre cette information chère à son prix de revient réel, en tablant sur une prise de conscience du public : c’est le « pari pédagogique » de Mediapart, qui me laisse sceptique.

• faire appel au financement public (étendre le service public radio-télé à la presse écrite et au net) et philanthropique (mécénat et fondations).

• se recentrer sur ce qui est rentable : l’info pratique et de divertissement, en abandonnant le reste, jusqu’à ce que la demande insatisfaite d’info « d’aide à la décision » soit devenue assez forte sur le marché pour faire augmenter son prix et permette d’y revenir. 

• tenter de trouver de nouveaux produits et services complémentaires qui puissent subventionner à nouveau cette information ? Mais lesquels ont une valeur d’usage suffisante pour que les consommateurs soient prêts à la payer ?

Et si il n’y avait plus de "medias"… A lire absolument!

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17 Avr Société de l'égo(boo) et économie de l'influence

Egoboo : mot anglais familier utilisé initialement dans le milieu de l’Open Source pour exprimer le plaisir reçu provenant de la reconnaissance par le public d’un travail volontaire. Le terme est utilisé pour décrire la valorisation de l’ego ressentie par une personne en découvrant son nom publié.

Quel est le besoin le plus important dans nos sociétés occidentales ? Aujourd’hui, à quelques exceptions près, les ressources comme l’eau, la nourriture ou la sécurité physique ne sont plus nos préoccupations majeures. Dans la pyramide de Maslow, les besoins de troisième et quatrième niveaux sont les plus criants: « estime », « amour », « attention », « appartenance » et « reconnaissance ».

Nos sociétés individualistes finissent naturellement par produire des égos blessés et boursouflés. Le besoin d’estime des autres, d’attention, d’amour et de reconnaissance, se transforment en quête permanente de « territoires d’influence » ; influence non pas des organisations (nations, gouvernements, marques ou entreprises) mais bien des individus sur d’autres individus.

L’explosion des phénomènes panoptiques (cf ce post d’aout 2007), les télé-persos, le blogging, les réseaux sociaux,… tout cela n’est il pas à la fois le symptôme d’une immense blessure narcissique et la solution de compensation ?

Projection ? Probablement ! Mais pas seulement… Les déferlantes Facebook, MySpace, Twitter,… sont là pour en témoigner. Chacun est en quête de célébrité personnelle. Une culture hyper-pop émerge et le net en est le terrain de jeu privilégié.

Les individus prennent le pouvoir en leur simple nom par leur unique capacité à infiltrer, agréger, constituer des réseaux sur lesquels ils finissent par avoir de l’influence. L’autorité est gagnée par agglomération de micro-ascendances, micro-prestiges, micro-notoriétés. L’identité et l’influence se construisent de paire. C’est l’influence qui fait l’identité et l’identité l’influence.

Dans la « société de l’égo(boo) », l’important est d’exister en se référant positivement ou négativement à un groupe, un mouvement, une culture ou une idée et d’attirer autour de soi une masse critique d’individus sur lesquels exercer assez d’influence pour en tirer un bénéfice.

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16 Avr Internet contrôlé par les sociétés de communication ?

L’internet "que nous connaissons" est  un réseau public. Sa gouvernance est assurée par plusieurs organisations à but non lucratif comme l’IETF, le W3C, l’ICANN… Or l’arrivée de la vidéo, la généralisation du P2P et l’explosion de la bande passante pourraient bien mettre fin à cette logique. En effet, de nombreux opérateurs souhaitent mettre en oeuvre des mécnaismes de priorisation des échanges sur le réseau en fonction de critères commerciaux.

Dailymotion qui paierait pour avoir une bande passante plus rapide que celle de YouTube. Pour le moment, ce n’est pas possible, car, par une sorte de compromis, tous les acteurs d’Internet respectent ce qu’on appelle la neutralité des réseaux (Net Neutrality). Mais, ce concept est largement remis en cause, principalement par des opérateurs américains (Comcast, AT&T, Verizon, et Time Warner) qui réclament la possibilité d’ouvrir des voies plus rapides, et payantes. " (Ecrans)

La neutralité des réseaux est un des principes fondateurs de l’internet. Elle a permis l’émergence d’une foule de concepts et de talents qui n’auraient jamais pu voir le jour sans cette égalité de traitement entre "gros" et "petits" acteurs.

Eric Besson, notre nouveau secrétaire au développement de l’économie numérique, qui a annoncé le lancement, le 29 mai, des "assises du numérique", serait bien inspiré de mettre en tête de liste des thèmes à aborder, la garantie de l’unicité de traitement des utilisateurs par les fournisseurs d’accès. La France a l’occasion de se montrer en avance sur ces questions et garantir l’égalité des chances aux innovateurs et entrepreneurs de demain.

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27 Mar Rémunération, notoriété et adhésion, les trois facteurs de participation.

Hier soir était organisé un Social Media Camp à la Cantine. Etaient présents Rue89, Obiwi, Electron Libre, Agoravox et donc France24 pour parler de journalisme participatif. Il y a eu finalement assez peu de reflexion sur le coeur même du debat: « comment amener l’internaute à participer au media« . Il me semble qu’il y a trois facteurs de participation !

Tout d’abord la promesse d’une rémunération ou d’un statut. Un  statut par exemple  de correspondant ou de pigiste… C’est le cas probablement chez certains Observateurs de France24 ou certains jeunes étudiants journalistes à Rue89

Le second facteur de participation est la notoriété et l’accroissement de l’audience. Il me semble que certains blogueurs acceptent de rejoindre des grands sites media plus ou moins participatifs pour augmenter leur audience et leur notoriété.

Enfin, le dernier facteur, le plus important peut être reste l’adhésion (ou son pendant inverse l’opposition). Les sites Bakchich, Rue89, Arrêt sur Images ont des lecteurs assidues et des commentateurs très actifs sur leur site. Pourquoi? Parceque ces personnes se reconnaissent dans un discours, une ligne éditoriale, des idées politiques, une certaine culture. A l’inverse d’autres sont là parcequ’ils se définissent comme étant à l’opposé de ce même discours, cette même ligne, cette culture.

Le modéle économique des sites participatifs n’est pas seulement basé sur l’audience. On a tendance à trop se référer à cela parceque l’on réfléchit avec l’ancienne logique d’internet. Aujourd’hui il me semble que le nerf de la guerre c’est la communauté des contributeurs et des éditeurs. C’est pour cette raison  que les trois facteurs de participation, la rémunération, la notoriété et l’adhésion, sont si importants.

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13 Mar MySpace et concerts : le freemium, avenir de l’économie de la culture ?

Depuis plusieurs années je suis convaincu que cette « économie de la gratuité » qui fait tellement peur n‘est qu’une évolution naturelle de l’économie classique. La libre concurrence, l’explosion de la publicité et des moyens de diffusion ont simplement fait leur travail…

Prenons l’exemple de la création musicale. Les majors et grands labels, comme dans tous les pans de l’économie classique, se sont vu concurrencés avec l’arrivée d’Internet, par des « pure players », des “petits” acteurs prêt à tout pour une part du gâteau. La stratégie habituelle du net, une nouvelle forme de dumping, a permis l’émergence des labels indépendants, des plateformes copylefts, des producteurs individuels et surtout des artistes autoproduits… Aidé par l’arrivée du web 2.0, des sites communautaires  et  l’explosion des modes de promotion en ligne, la démocratisation du vedettariat a battu son plein.

En réalité l’économie de la gratuité que nos dirigeants ont tant décriée,  n’est qu’une étape et seulement une nouvelle façon de promouvoir des produits. C’est même un retour à une consommation on ne peut plus classique des biens culturels. En effet, ce qui a le plus de valeur économique est ce qui est le plus rare et le plus désiré. Or la rareté nécessite une matérialisation du produit : le « non virtuel », le « non copiable », l’objet physique, la représentation matérielle. Le virtuel n’est qu’un produit d’appel, gratuit et d’autant plus efficace qu’il est librement distribué et distribuable. Voila le Freemium !!!

Pour résumer : l’application du modèle Freemium à l’économie de la culture consiste à faire en sorte que l’artiste diffuse son œuvre gratuitement sur Internet en donnant la liberté de copier, diffuser, modifier… à condition d’être cité, qu’on lui permette de forger sa notoriété. Le modèle de revenu se déplace alors vers la "matérialisation" de l’œuvre : son édition en série limitée signée ou sa manifestation physique sous la forme de concerts, de représentations théâtrale, etc. (Jetez un oeil à ce billet  de juillet 2004 : “Le Copyleft, un nouveau modèle pour la création artistique”).

Il me semble que jamais les concerts, les soirées, les boeufs amateurs, les « open mic » et scènes en tous genres n’ont été aussi nombreux à Paris que ces derniers mois. Le phénomène semble être arrive à maturité grâce avant tout à l’explosion de MySpace, mais aussi l’évolution du nombre de producteurs indépendants et des moyens techniques de créations. Un dernier phénomène concomitant a peut être aussi facilité les choses, c’est flagrant dans mon cas : les lieux de rencontre physiques, les scènes et les salles, sont plus accueillants… A petite échelle, peut-être que la loi anti-tabac a joué son rôle ? Qui n’a pas souffert des nuages de clopes un soir de concert jazz dans une cave de la rue des Lombards? Faites-y un tour aujourd’hui c’est un bonheur absolu!  

PS: Si vous avez des Myspace à proposer, n’hésitez pas à le faire en commentaire…

 

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28 Fév A quoi ressembleront les medias en 2028 ?

Hier soir, j’étais invité chez Nicolas Voisin (six35.fr) pour débattre de l’avenir des médias. Nous étions sept à table : Magali Lacroze, présentatrice du JT du Web, Nicolas Voisin qui animait le débat, Philippe Couve de l’Atelier des Medias, Benoît Raphaël de LePost.fr, François Guillot d’Internet et Opinion, Damien Van Achter de la RTBF et votre hôte. La question était: Que sera la sphère médiatique demain, dans 20 ans? En somme, un thème bien “casse-gueule”, mais plutôt rigolo si on veut s’amuser en matière de prospective. Je m’étais préparé en mettant noir sur blanc quelques idées qui me trottaient dans le coco… Finalement la discussion a été très intéressante et beaucoup plus sérieuse que je le pensais. En revanche il y a eu peu de prospective et d’envolées lyriques sur les interfaces et applications du futur.  Alors, sur ce point, comme je me suis un peu censuré, malgré mes notes de bon élève (cf le scan ci-dessous), je me suis dit que j’allais en faire un post en attendant le JT du Web (quelques extraits de la discussion seront rediffusés normalement dans le JT du Web de jeudi 28/02 à 18h35) !

Mais avant de commencer je voudrais évoquer le flash-back que j’ai eu quand Nicolas m’a proposé cet exercice de prospective. En fait j’ai fait l’exercice inverse et je me suis souvenu d’il y a (presque) 20 ans ! Un évènement a eu un impact énorme sur la façon de « faire » de l’info : 1990, la première guerre du Golfe, CNN retransmet pour la première fois des images embarquées d’attaques aériennes de l’armée américaine et invente le concept d’ « embedded reporters ». Le témoignage des reporters embarqués apporte une intensité dramatique inédite dans le monde de l’info : les images sont de mauvaise qualité mais elles sont là pour « parler plus vrai » ! Cette tendance préfigure deux phénomènes : la montée en puissance de l’information spectacle et l’usage croissant du document « amateur ». Presque 20 ans plus tard, CNN lance I-Report, un site internet de video amateur d’information. En 1990, j’étais encore étudiant à Casablanca. À l’époque l’information circulait via la presse écrite, la chaîne d’info TV5 et la radio. Comme la plupart des familles juives au Maroc, nous étions scotchés au poste radio sur les quelques chaînes que nous parvenions à capter afin d’être informés le plus tôt possible des dégâts engendrés par les bombardements sur Israël.
Quand je repense à cette époque, à la façon dont aujourd’hui l’accès à l’information a littéralement explosé et surtout quand je vois la croissance exponentielle des moyens de communication, je me dis que quoi que je puisse prévoir, il y a de fortes chances que le futur nous réserve énormément  de surprises… Je prends donc le risque d’y aller sans pincettes à propos des prédictions… Et puis de toute façon, dans vingt ans, qui lira cette note ???

En 2028, on vivra dans une société du loisir et du show-business. Je ne sais plus où je lisais que Warhol avait vu juste au dela de ce que l’on pouvait imaginer : on a tellement cherché notre quart d’heure de célébrité que l’anonymat est en train de devenir le luxe du 21eme siecle ! Le flux d’information permanent, multisource et multisupport dans lequel on baignera devra être filtré, hierarchisé et vérifié. Et on sera probablement prêt à payer pour ce contenu de qualité.

Faut-il s’attendre au développement du modèle payant ? Probablement. On nous proposera des services à haute valeur ajoutée, comme la sécurisation des échanges, l’authentification des sources et la protection de l’identité des acteurs. On verra aussi se développer le mécénat et la création de clubs ou d’associations d’intérêt public. Mais surtout on n’imagine pas encore ce que sera le système de rémunération de la nouvelle « nouvelle économie » : en 1990 qui pouvait prévoir qu’autant de fonds seraient investis dans des entreprises qui rendent des services gratuits et qui tirent leur rémunération de recettes publicitaires ?

Les contenus seront encore plus multimédia. Il seront 3D, olfactifs, kinesthésiques. On réalisera probablement des « reportages sensoriels » qui nous plongeront dans des environnements hybrides (mi synthèse, mi réalité). Mais les contenus évolueront avant tout avec les supports.

Nous allons vivre plusieurs phénomènes parallèles : la montée en puissance de la mobilité, celle de l’interactivité et la démocratisation de la video 3D, puis de la réalité augmentée (la superposition d’éléments synthétiques sur l’environnement réel). Internet sera totalement intégré à notre environnement. Le réseau sera ce qu’est aujourd’hui l’électricité. C’est-à-dire que tout sera connecté. Les murs, les sols, les portes,… les miroirs,… les cendriers… Nous aurons la possibilité d’accéder à de l’information en permanence : on s’habituera à la « consommation parallèle » et le critère de qualité pour un diffuseur ne sera plus l’audience mais l’attention. Les supports seront à la fois récipients et sources d’information. Le développement des interfaces Machine à Machine permettra une diffusion automatique de tout ce qui se passe sur le globe. Évidemment tout cela nécessitera encore une fois filtre, hiérarchisation, vérification et édition de l’information. On en revient à nouveau aux fondamentaux. Décidément, le (vrai) métier de journaliste (on inventera un nouveau nom pour ça), a encore de l’avenir…

Et pour vous à quoi ressembleront les medias dans 20 ans ?

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26 Fév Pour la création de communautés éphémères…

Facebook, MySpace, Plaxo, Linked in, Asmallworld, Twitter,… bref la plupart des réseaux sociaux que nous utilisons permettent de constituer des communautés de personnes sur la base d’un critère : « l’existence préalable d’une relation ». Pour dire les choses plus simplement, les premiers contacts que l’on ajoute dans notre carnet d’adresses sur ce type de site sont des personnes que l’on connait deja. Certes, petit à petit le réseau s’étend par affinité. Les amis d’amis, deviennent des amis tout court. Il est plus rare de trouver de nouvelles relations via d’autres critères : centres d’intérêt, proximité géographique,… De plus, sur ces réseaux les échanges sont souvent virtuels. Evidemment, on continue à rencontrer physiquement ses amis les plus proches, mais les nouveaux contacts, amis d’amis, ou personnes ayant les même centres d’interêts restent souvent des relations virtuelles.

Un aprés midi en décembre dernier, sur le parvis de Beaubourg, j’étais seul à une terrasse de café. Comme assez souvent, j’envoie un message via twitter qui disait un truc dans le genre : « having a salad at Beaubourg. If somebody wanna join for a cofee… ». Je n’espérais pas grand chose de ce message. En effet, sur la cinquantaine de personnes avec qui j’échange sur twitter ou même en étendant à Facebook, la probabilité qu’un de mes contacts soit à ce moment précis pas trés loin et surtout disponible pour ce fameux café était assez faible…

J’ai alors pensé à un service, une application qui permettrait à n’importe quel utilisateur d’envoyer un message (SMS) disant, « Je suis là ». Le système aurait la capacité de localiser géographiquement le message et de répondre instantanément, en prévenant les autres utilisateurs à proximité, qui auraient aussi déclaré leur présence dans une pèriode de temps assez courte. Ainsi, les différents contacts désormais connectés pourraient entrer en relation dans le monde réel car elles seraient disponibles en même temps au même endroit.

La différence majeure avec les réseaux sociaux « classiques » est donc le critère de constitution de la communauté. Ce critère n’est plus uniquement le centre d’intérêt ou la relation existante, mais la proximité géographique et temporelle.

On pourrait imaginer mille déclinaisons pratiques. Ex: Idéal pour gérer des flash mobs, « je cherche un bon restau dans les parages », « connaissez vous une baby sitter pour ce soir dans le quartier? », « on cherche un tire-bouchon désespérément »….

En fait, ce service permettrait de créer des communautés éphémères. Elles pourraient durer, mais ce ne serait pas l’objectif premier.  J’ai étudié la question de près. Il existe déjà plusieurs équivalents : cf cet article sur NightAngel.fr ou le site Loopt. Il y a aussi cette autre appli, française, que j’avais entrevue à une session du webdeux.connect 2008 (mais dont j’ai totalement zappé le nom…). En France, à moins de cartographier toutes les Cell-ID (les bornes telephone mobile) et de construire une base de données pirate, la seule façon légale de mettre en oeuvre la géolocalisation SMS (l’usage du SMS me parait primordial pour toucher un maximum de monde) est d’établir un partenariat avec les opérateurs téléphoniques ou de passer par un intermédiaire (Deveryware et illico.net ont une solution).

Alors, entrepreneurs, si vous attendiez une idée…

PS: Finalement en non éphèmère ca peut aussi marcher. Je pense à Peuplade ou Meetic/Match.

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