Michel LÉVY-PROVENÇAL | Billet
Michel LÉVY-PROVENÇAL | Billet
Bienvenu sur le site de Michel LEVY-PROVENCAL. Entrepreneur, fondateur de TEDxParis, l'agence éditoriale BRIGHTNESS, le do-tank L'ECHAPPEE VOLEE, l'agence objets connectés Joshfire, le site d'info Rue89, dénicheur de talents et provocateur de changements.
TED, TEDxParis, Rue89, L'ECHAPPEE VOLEE, BRIGHTNESS, TEDx, TEDxFRANCE, TED Paris, TED France, Innovation, Singularity University, internet des objets, objets connectés.
4
archive,paged,category,category-billet,category-4,paged-17,category-paged-17,ajax_fade,page_not_loaded,,qode-theme-ver-5.8,wpb-js-composer js-comp-ver-5.1,vc_responsive

Billet

31 Mar Rue89, on lève le voile

Voilà quelques mois que j’aide mes camarades, anciens de Libération, à révolutionner l’info. Hier, ils ont dévoilé un peu plus les ambitions du projet. Vous trouverez ci-dessous une video/interview publiée sur le blog du Making Of.

L’observatoire des médias publie cette semaine en exclusivité une copie d’écran du squelette qui fait office de site de test pour l’équipe de journalistes…

Read More

07 Fév 1, 2, 3… 89

Certains d’entre vous le savent déjà, depuis presque un an je suis en charge de la promotion de l’activité Open Source d’une SSII. Après une courte phase d’adaptation, j’ai fini par trouver ma vitesse de croisière et les résultats commencent à être là. Ça m’occupe huit heures par jour et c’est un boulot de titan. Je n’en dirai pas plus ici car j’essaie de respecter un minimum d’étanchéité entre cette activité et les autres (les autres, car il reste encore seize heures à vivre dans une journée…). Parlons donc de ce qui se passe ailleurs. Ailleurs, en l’occurrence, c’est ici sur le net !

Tout a commencé à New-York, la veille de Noël dans un café de Chelsea. Nous partagions une bière avec Laurent Mauriac et évoquions ensemble nos projets et idées respectives à propos de la nouvelle donne journalistique: les difficultés de la presse écrite traditionnelle, le raz de marée blogosphérique, le succès des gratuits… De fil en aiguille Laurent me présentait le projet auquel il réfléchissait avec des camarades de Libération. De mon côté un million d’idées me germaient dans le coco. Depuis 2001 je rêvais de monter un journal 100% Internet et écrit par des non professionels et des journalistes. J’avais fait le tour de mon maigre réseau media, mais il manquait deux ingrédients indispensables au succès d’une telle aventure : d’abord le marché et puis surtout les jouralistes… Et voilà que le marché est là et que Laurent me propose de l’aider à travailler sur ce projet.

Créer un site d’information avec des anciens de Libé, c’est passionnant ! Voilà pourquoi pendant trois semaines vous ne m’avez pas lu ici. Parce que vivre ses passions c’est nécessairement exploser les compteurs : huit heures par jour à promouvoir l’Open Source, huit autres heures à monter le site, les week-ends à rattraper le retard et le reste à tenter de vivre pleinement une belle histoire avec la jolie demoiselle qui m’accompagne et qui est on ne peut plus compréhensive…

Voilà donc ! Ça se passe sur Rue89.com. Nous venons d’ouvrir un blog sur MakingOf.Rue89.com pour vous tenir informés et surtout vous inviter à laisser des commentaires pour nous dire ce que vous souhaiteriez voir sur le site.

Read More

17 Jan « Web2 » : Attention nouvelle vague

Depuis quelques mois nous entendons et lisons partout sur la toile qu’une petite révolution est en marche. Je veux parler du grand Buzz de l’année 2006 : le Web 2.0. Moi je préfère écrire « Web2 », j’trouve ça mieux ! Le Web dit classique, certains l’appellent déjà le « Web1 », on sait à peu prés tous ce que c’est. En gros, vous avez un navigateur, un site, des pages d’information, des systèmes d’achat en ligne et puis voilà. L’information nous arrive via un ordinateur et nous surfons de pages en pages, nous zappons, nous achetons…

« Le Web2 » c’est quoi ? À première vue (toujours se méfier de la première, toujours), c’est un concept un peu fumeux, une création de marketeux. C’est un acronyme qui a été inventé par quelques gourous du net (Dale Dougherty et Craig Cline, puis relancé par Paul Graham) pour désigner deux tendances actuelles du Web. La première tendance concerne l’utilisation de certains principes et technologies à la mode ; comme le développement d’applications dites « webisées» (c’est-à-dire la migration progressive des logiciels classiques disponibles sur le bureau des utilisateurs vers le Web : le mail, les agendas, la suite bureautique) ou la réaparition du Network Computer (saupoudré de nouvelles technologies, normes, formats et bonnes pratiques ; bref des trucs un peu techniques comme Ajax, XML, RSS2, ATOM, SOAP, XML-RPC). La seconde tendance, la plus originale, a démarré il y a quelques temps déjà. C’est une lame de fond qui devient déferlante depuis un an : la transformation de l’infrastructure réseau en réseau humain. Le « Web1 » était en grande partie constitué de contenus créés par une minorité pour une majorité. Le « Web2 » inverse la tendance. Le réseau humain devient créateur du contenu. Certains avancent même le mot « Révolution » pour désigner ce mouvement. Ils parlent d’un Web social, de Webocratie ou de Nétocratie… Les habituels adeptes de la vulgarisation, comme de Rosnay, vont jusqu’à qualifier la Cyberplèbe de « Pronétariat ».

En définitive, on assiste à une « Renaissance » de l’internet. Dix ans après la vague, les jeunes pousses, la génération startup, la nouvelle économie, on sent le vent souffler, on retrouve des sursauts de créativité, des envies de jouer, des rêves de fortunes faciles, des idées qui fusent. Les projets repartent… Cette nouvelle vague, on la doit à deux concepts (les wikis et le blogging) et un acteur majeur. Cet acteur, la locomotive du « Web2 », c’est évidemment Google (avec son gmail, son blogger, son reader RSS, son lab et surtout ce qui nous attend pour 2006… Allez faire un tour sur Netvibes.com je suis prêt à parier que MyGoogle ressemblera à ça !). Certains outsiders, des petits acteurs comme des hébergeurs de blogs, des annuaires (Technorati), des services destinés aux bloggers (Flickr, Daily Motion ), des systèmes communautaires ou publics de construction et de partage de la connaissance (Wikipedia, del.icio.us) ont déclenché le mouvement. Bien sur une multitude de suiveurs comme l’eternel Microsoft et son Windows Live confirment la tendance… Avec tout ça : ce regain, cette fièvre, cette folie qui semble revenir, on peut légitimement s’interroger. Nous rejoue-t-on la sempiternelle ritournelle du « Tout pour tous », qui finira comme il y a dix ans en « Beaucoup pour quelques-un… » ? Oubien faut-il croire, effectivement, que l’histoire se répète, mais en farce ! Et que, par conséquent, compte tenu de la trahison des années 99-2000, nous assisterons cette fois à une vraie révolution ? Le grand soir déboulera-t-il finalement sur la toile ? Euh… c’est un bon mot, je plaisante.

Quoi qu’il en soit, un mouvement de fond a débuté dans les années 80 dans les pays les plus riches. Une démocratisation qui a abouti en dix ans à la révolution technologique que l’on a connue avec Internet. L’infrastructure technique nous apporté des outils qui ont permis de conquérir les canaux de communication et de distribution de l’information initialement détenus par une minorité. Je pense ici aux moyens de communication numériques (l’email pour le plus simple), à l’accès à l’information en temps réel, à l’ouverture des marchés financiers, à la création et la diffusion de biens culturels… Aujourd’hui, avec le « Web2 » on est probablement en train de toucher à la dernière étape de cette révolution. L’accélération de l’appropriation des pouvoirs économiques, politiques et médiatiques par la foule. Souvenez-vous de la polémique à propos de la copie privée. Ce n’est rien d’autre que le symptôme d’une lutte de pouvoirs entre deux camps : une minorité de distributeurs qui détiennent des droits, en use et abuse et compte bien les conserver pour assurer leur survie dans le marché. En face on retrouve les internautes et certains artistes désireux de plus d’indépendance et de liberté. Rappelez vous l’arrivée en masse des hommes politiques sur le réseau et les débats qui ont explosé pendant la campagne référendaire sur la constitution européenne. Les blogs, (et c’est devenu presque une banalité maintenant, même Claire Chazal en parlait ce soir au JT sur TF1) deviennent un contre pouvoir aux médias dits « officiels ».

Finalement le « Web2 », c’est bien. C’est l’avènement d’une révolution douce. Chacun redevient auteur de sa propre histoire. Les artistes (les musiciens, les écrivains, les vidéastes…) assurent toute la chaine de production, depuis la création jusqu’à la distribution. Les vedettes en herbe font leur propre « émission réalité ». Ils rêvent secrètement à être le gagnant d’un Loft Story planétaire, ou d’une Star Academy mondiale, par blog, podcast et videocast interposés. Les politiciens du dimanche font leur tribune. Les journalistes amateurs publient leurs éditos, ils présentent leurs JT, etc…

Non, sèrieux, le « Web2 » c’est bien !

PS : Pour le fun testez votre site, pour savoir si vous êtes dans le moov’ Web2 Validator

Read More

09 Nov Du futur de Libération

Face aux difficultés que rencontre Libération depuis ces derniers mois, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée, a lancé hier un appel pour sauver le journal. Ce cher Monsieur est allé jusqu’à demander au gouvernement de se saisir « de l’avenir » du quotidien. Une prise d’intérêt de l’Etat dans le capital de Libération ???

Une démocratie est toujours plus saine quand ses grands media sont indépendants. Quand Monsieur Ayrault propose que le gouvernement s’empare de l’affaire il suggère (sans le savoir ?) la mort du quotidien. Certes, Libération est déjà moribond. Et ce à plusieurs titres…

L’avenir de la presse écrite non gratuite réside dans le haut de gamme. Or la qualité de Libération n’est plus au rendez-vous depuis plusieurs années. Les gratuits récupèrent les lecteurs les moins fidèles et le site Internet (gratuit lui) finit d’élimer les ventes.

Donc, quelle solution pour Libération ? Certainement pas un contrôle de l’Etat ! En revanche, pourquoi pas un quotidien plus concentré sur ses forces et une montée de gamme ? Ou alors l’Internet gratuit et l’abandon du papier quotidien. La solution est peut être un compromis de ces deux stratégies. Un quotidien uniquement internet, gratuit et financé par la publicité couplé à un hebdo payant très haut de gamme!

Read More
wordpress visitor counter