Michel LÉVY-PROVENÇAL | Billet
Michel LÉVY-PROVENÇAL | Billet
Bienvenu sur le site de Michel LEVY-PROVENCAL. Entrepreneur, fondateur de TEDxParis, l'agence éditoriale BRIGHTNESS, le do-tank L'ECHAPPEE VOLEE, l'agence objets connectés Joshfire, le site d'info Rue89, dénicheur de talents et provocateur de changements.
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Billet

13 Déc Apprivoiser l’exponentielle, 10 ans pour changer de monde.

Je suis passionné de photographie depuis l’âge de 15 ans. J’ai commencé à prendre des photos quand j’ai reçu en héritage un vieil appareil photo Canon qui avait fait le tour du monde et avait appartenu à une des figures importantes de ma famille. Le mythe, l’aura, la magie de l’histoire portée par l’objet auront probablement joué un rôle. J’ai commencé à développer mes pellicules et photos dans un petit laboratoire que j’avais installé dans la salle de bain de la maison. Je n’ai cessé de prendre des photos depuis. Et en vingt cinq ans de pratique, j’ai vécu toutes les étapes de la transformation de l’objet photographique. Aujourd’hui mon laboratoire et mes pellicules ont été troqués contre un ordinateur, devenu studio personnel couleur, noir et blanc, 3D et video. Je me souviens que le point de bascule date des années 2000.

Pourtant le premier appareil photo numérique, lui, date d’une autre époque. En effet, il a en réalité été inventé en 1975 par Steve Sasson, ingénieur chez Kodak.

Kodak - 1er appareil photo numérique

Kodak – 1er appareil photo numérique

Son invention n’a pas donné lieu à un développement commercial pour différentes raisons, dont la plus importante fut que Kodak voyait d’un très mauvais œil la concurrence du numérique face à la florissante industrie du film. Si bien que l’invention est restée dans un placard pendant 20 ans, jusqu’en 1995, où le premier appareil photo numérique Kodak grand public est sorti sur le marché… poussé par la concurrence. En effet, Fujifilm, Nikon, Sony avaient investi entre temps le sujet et pris une avance substantielle. Nous connaissons la suite de cette histoire. En deux décennies, le marché de la photo grand public a connu deux transformations majeures. Le film a été remplacé par l’appareil numérique, puis une simple application sur un smartphone. La transition a été si brutale et majeure que la production de photos est passée d’un milliard de clichés par an dans les années 80 – 90 à un milliard par jour aujourd’hui ! Le coût de production ET de diffusion sont devenus marginaux et l’usage de la photo s’est massivement démocratisé entrainant à la casse des entreprises parmi les plus florissantes dont… Kodak, qui en 2012 a été mise sous la protection de la loi américaine contre les faillites.

L’exemple de Kodak et de l’avènement de la photographie digitale illustre parfaitement le processus d’évolution des pratiques, des produits et services touchés par l’accélération de l’innovation technologique ces 20 dernières années. Cette histoire est celle de la transition d’un modèle économique basé sur la rareté à un modèle basé sur l’abondance.

 

NOKIA vs WAZE

NOKIA vs WAZE

Autre exemple frappant de transformation, plus récente et plus radicale car quatre fois plus rapide : NOKIA ! En 2006 NOKIA est le numéro 1 mondial du marché mobile. En janvier 2006 NOKIA est valorisé 140Mds de $. Un an plus tard Apple met sur le marché l’iPhone 1 et crée du même coup un ecosystème. Apple instaure une plateforme par l’intermédiaire de ce couteau suisse qu’est désormais le smartphone qui contient différentes briques technologiques clés comme le GPS. En 2007, NOKIA souhaitant diversifier son activité acquiert la société NAVTEQ produisant des GPS. Mais en décembre 2007, la startup WAZE propose une application gratuite de GPS sur iPhone. WAZE utilise pour la première fois les données générées par les utilisateurs sur leurs smartphones pour enrichir des cartes en temps réel, afficher et prédire le trafic sur les routes. En 6 ans seulement, WAZE s’est doté d’une mécanique cent fois supérieure à celle de NAVTEQ pour générer des données de trafic en s’appuyant sur la foule. En Janvier 2012, cinq ans après l’introduction de l’iPhone sur le marché, la valorisation de NOKIA est passée de 140Mds à 8,2 Mds ! La chute s’accélère alors et un an plus tard, Google achète WAZE pour 1,1 Mds puis en Avril 2014 NOKIA est vendu à Microsoft pour 7,2Mds, une valorisation inférieure à la filiale NAVTEQ, 7 ans auparavant. En 8 ans, la chute de NOKIA a été vertigineuse.

Ce phénomène d’accélération de la transformation digitale s’explique par une loi qui a été introduite à plusieurs reprises et de différentes manières par Gordon Moore, cofondateur d’Intel : la loi de Moore qui, si on tente de la résumer et de la simplifier, dit que la puissance de calcul, la capacité de stockage de l’information et la vitesse de transmission des données doublent environ tous les 18 mois pour un coût constant. Cette loi n’a jamais été démentie depuis. Et cette croissance exponentielle des capacités technologiques impacte au fur et à mesure tous les métiers.

Notre cerveau appréhende mieux les échelles linéaires que les échelles exponentielles. Pour prendre une analogie très simple, et se rendre compte de l’impact de cette loi, imaginons que je me déplace de façon linéaire. Si je fais un pas, je me retrouve 1 mètre plus loin. A 30 pas je suis à 30 mètres, etc… A l’échelle exponentielle quand j’effectue 30 pas, j’ai en réalité réalisé plusieurs fois le tour de la terre et au 50eme pas je suis à l’extérieur du système solaire.

Evidemment, la transformation de la carte routière ou de la photographie a un intérêt. Mais il n’est que relatif comparé aux révolutions à venir et qui concernent les grands enjeux de l’humanité des dix prochaines années. Nous vivons une époque de crises depuis 30 voir 40 ans. Ces crises successives coïncident avec une série d’opportunités extraordinaires car cette époque est toute particulière dans l’histoire de l’humanité. Jamais nous n’avons eu la possibilité de transformer aussi radicalement notre monde grâce aux outils que nous possédons aujourd’hui et qui évoluent à une vitesse exponentielle. Cette transformation va toucher tous les domaines dans les dix prochaines années : l’environnement, l’énergie, l’éducation, la santé, la sécurité, la nutrition, la pauvreté, les transports…

Singularity University

Singularity University

J’ai eu récemment la chance de participer à la première rencontre européenne de la Singularity University, cette université américaine fondée par des entrepreneurs de la Silicon Valley qui mettent à profit leur savoir-faire, leur réseau, leur expérience pour aider des entrepreneurs à résoudre les grands défis de l’humanité à horizon 2025. J’y ai rencontré des inventeurs, des révolutionnaires, des acteurs du changement à l’opposé de l’image que l’on a en France de cette organisation souvent dépeinte comme l’antre de l’idéologie transhumaniste et l’extension des laboratoires de recherche de Google seulement. J’y ai rencontré des startups, des initiatives sociales et solidaires, des entreprises comme Autodesk, Cisco et même NOKIA. En janvier 2015, j’intégrerai le programme « executive » de l’Université à Palo Alto et deviendrai du même coup ambassadeur du programme pour la France. 2015 sera l’occasion pour moi de m’investir activement pour transmettre et partager ces bonnes pratiques, ce réseau et l’énergie que génèrent cette initiative. A suivre…

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02 Déc De la Mixagination : une soirée en maître de cérémonie aux trophées de l’INPI.

Quand les organisateurs des trophées de l’INPI m’ont appelé il y a quelques semaines, je vous l’avoue, j’ai pensé un instant que c’était pour m’annoncer que j’allais être récompensé. Et bien non ! Ils m’ont appelé pour me proposer d’être le maître de cérémonie de l’édition 2014.

J’ai évidemment accepté l’invitation avec fierté et un certain enthousiasme, celui d’un petit garçon qui va ouvrir ses cadeaux de Noël avant l’heure. Parce que l’innovation, la recherche permanente de nouveauté est une passion et j’en ai fait mon métier.

J’ai la chance d’organiser depuis 5 ans les conférences TEDxParis, la première version française des conférences TED. Ce que j’aime particulièrement chez TED c’est la diversité des sujets. C’est d’ailleurs comme ça que tout a commencé : un jour, une claque, vivre successivement en l’espace d’une matinée les témoignages d’un ancien enfant soldat somalien, de Bill Gates expliquant son combat contre la malaria, d’un chercheur en pédagogie qui décrit comment l’école tue la créativité et celui d’un explorateur du Grand Nord. Cela peut paraitre totalement chaotique comme programmation ? Oui ! Mais elle a eu un effet inattendu. Quelque chose s’est passé à l’intérieur ce jour là. Les mots, les idées des uns raisonnaient avec ceux des autres et j’ai fini par comprendre, intuitivement, émotionnellement des choses que je n’aurais probablement pas comprises avec un discours rationnel. Peu importe l’idée que j’en ai tirée, ce qui est important c’est le processus.

Quand, à l’âge de 17 ans, je suis arrivé en France, avec la langue française et mes souvenirs d’Histoire de France en bagage, je peux vous assurer que l’adaptation est la première chose que j’ai apprise. Ca passe par gommer un accent par exemple… Encore que cela lui arrive de rejaillir parfois à l’improviste. J’ai aussi appris, à mes dépens, que nous avions, en France, la fâcheuse habitude de ranger les métiers dans des cases. Untel est ingénieur, il le reste tout au long de sa carrière, Untel est plutôt artiste, idem… Si bien que lorsque j’ai commencé à travailler, après avoir obtenu un diplôme d’ingénieur, mon premier réflexe a été de tenter de sortir de la case dans laquelle on tentait de m’enfermer : la corporation des ingénieurs. Parce que j’étais aussi passionné par les arts et le dessin, je me suis inscrit aux cours du soir à l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux Arts de Paris. Et j’ai appris à dessiner. Cette période a été, intellectuellement, la plus intense de ma vie professionnelle. La journée je vivais dans un monde rationnel de chiffres et de code. Et le soir, je faisais travailler une autre partie de mon cerveau, j’apprenais à me connecter à mon intuition, mes émotions. Quand vous passez 4 heures à dessiner les détails d’une main, vous finissez par oublier ce qu’est une main : 5 doigts, des phalanges, des ongles. Vous ne voyez que des traits, des creux, des formes, des empreintes. Vous devenez un être minuscule qui se ballade sur la peau, les interstices, les pores. Vous voyez ce que vous dessinez comme vous ne l’avez jamais vu. Vous apprenez à voir le monde autrement.

Si je vous raconte ces souvenirs c’est pour tenter seulement d’expliquer ce qui se passe dans notre cerveau à la rencontre de l’inconnu, de l’étranger, lorsque l’on crée ces passerelles, entre univers différents, entre schémas de pensée parfois opposés. Ce processus, qu’il est difficile de décrire, parcequ’il faut le vivre pour le comprendre, est en fait à l’origine de toute création. À une autre échelle, quand vous faites se rencontrer et travailler des experts de disciplines radicalement différentes, souvent, très souvent cela crée une étincelle. Cette étincelle c’est ce qui est à l’origine de toute invention, de toute création, de toute innovation.

Trophées

L’INPI, cette année, a choisi d’appeler ce processus la Mixagination. Et pour l’illustrer, les organisateurs des trophées 2014 ont mis à l’honneur douze innovations qui ont toutes en commun la rencontre d’univers différents. Chacun de ces projets a intégré cette mixité comme un ingrédient important de son processus d’innovation.

En un peu plus d’un siècle, notre espérance de vie a doublé. Il y a cent ans, à mon âge, 41 ans, j’aurais probablement été en train de mourir d’une quelconque maladie (pneumonie, tuberculose, tétanos…) impossible à prévenir ou à soigner. En cinquante ans, la mortalité infantile a été divisée par trois, la production alimentaire par habitant a augmenté d’un tiers et tout cela à un moment où la population mondiale a doublé. La bonne nouvelle est que cela ne fait que commencer, car l’innovation technologique accélère à une vitesse exponentielle depuis vingt ans. J’ai (re)découvert ce soir douze innovations qui sont autant de belles nouvelles pour demain. Elles touchent à tous les secteurs : santé, art, culture, économie, luxe, technologie, écologie, design, gastronomie, sport… Quatre d’entre elles ont été récompensées et j’étais particulièrement heureux de voir combien l’innovation est forte dans notre pays. Ce fut, une belle soirée d’innovation, pour l’innovation, avec des innovateurs de tous les secteurs, pleine d’énergie et d’optimisme.

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22 Nov Joshfire et userADgents se rapprochent !

Fin 2010 j’ai eu cette chance rare de me trouver au bon endroit, au bon moment avec les bonnes personnes : dans les coulisses d’un TEDx, au moment où je quittais France24, au cours d’une conversation passionnante avec entre autre Rafi Haladjian au sujet d’entrepreneuriat et d’internet des objets. Quelques mois plus tard je fondais Joshfire avec l’intuition que le marché de l’objet connecté exploserait dans un futur proche.

Depuis, je n’ai cessé de suivre cette intuition. En quatre ans, Joshfire est devenu, par ses références et sa capacité à embrasser l’ensemble du processus de mise sur le marché d’objets connectés, la première agence Internet des Objets française. Au vu de l’évolution du marché en 2014, l’agence est à un moment clé de son développement.

C’est pour cette raison, qu’aujourd’hui Joshfire se rapproche de userADgents, l’une des principales agences de marketing digital mobile en France. L’association de nos deux compétences fait d’autant plus de sens que les Smartphones et les tablettes sont amenés à interagir fortement avec les objets connectés, que ce soit pour les piloter ou pour capter & visualiser les données issues de ces objets. Joshfire et userADgents proposent désormais une offre complète que ce soit pour adresser les problématiques de communication corporate ou évènementiel, la digitalisation des points de vente & le m-commerce ou encore des enjeux de CRM & de data.

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Les deux entités – qui resteront indépendantes mais seront regroupées – forment un ensemble de près de €4M de C.A et de 35 experts capables d’accompagner les entreprises dans la mise en place de dispositifs digitaux innovants, avec une offre assez unique sur le marché.

Si je demeure actionnaire et advisory de Joshfire, en revanche, je quitte la direction de l’entreprise. Renaud MENERAT, Président de userADgents devient par la même occasion Président de Joshfire. Les prochains mois je me consacrerai pleinement au développement de nouveaux projets au sein notamment de l’agence éditoriale BRIGHTNESS, des conférences TEDxParis et L’ÉCHAPPÉE VOLÉE.

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17 Oct Transhumains (ou bioprogressistes) contre trés-humains (ou bioconservateurs). Un clivage qui émerge.

Vous connaissez ma passion pour les sujets nouveaux, la prospective et l’innovation. Je profite de la sortie des deux premières vidéos enregistrées à TEDxParis le 5 octobre dernier pour partager avec vous des reflexions et un débat passionnants.

Laurent Alexandre, habitué de la scène de TEDxParis esquisse un avenir où l’école préparera à l’élimination des inégalités de QI par des solutions d’eugénisme intellectuel.

Alain Damasio, un des plus importants auteurs de SF de notre génération, dépeint au contraire un futur plus humain, où technologie rime avec épicurisme.

Alors, société humaniste ou eugéniste ?

L’école devra-t-elle devenir eugéniste ? Est-elle condamnée à intégrer le développement des neurosciences pour s’adapter à la guerre des cerveaux qui se prépare et réduire les inégalités croissantes de QI à venir ? Ou bien allons-nous faire le choix de privilégier le développement de notre puissance intrinsèque en faisant un usage plus modéré des technologies qui déjà nous entourent ? L’avenir sera-t-il transhumain ou très humain ?

Je vous invite à découvrir ces deux vidéos. Je suis preneur de vos réactions et vous invite à engager le débat. Les vidéos sont en ligne sur TEDxParis.com

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09 Oct Prompteur ? Par coeur ? Improvisation ? Les secrets des intervenants de TEDxParis !

Très souvent, l’équipe de TEDxParis est questionnée sur la façon dont elle choisit ses intervenants et les met en scène. Beaucoup s’interrogent quant à la présence de prompteurs sur scène. D’autres pensent que tous les intervenants sont des habitués de la prise de parole et qu’ils improvisent. Enfin certains avancent que tous les textes sont pré-écrits et appris par coeur.

En réalité, la préparation des conférenciers est un des ingrédients clés du succès des conférences. Aucun ne monte sur scène sans avoir répété au moins trois fois son intervention. Certains apprennent leur texte au mot près, d’autre la structure seule, mais en aucun cas, la pure improvisation ou la présence de prompteurs ne sont autorisés.

Pendant 5 ans, nous avons travaillé avec des centaines d’intervenants à préparer ces prises de parole. Nous l’avons fait en nous inspirant de nombreuses méthodes. Aussi nous avons finit par développer notre propre méthode d’accompagnement d’intervenants. Chacune des personnes montée sur la scène de TEDxParis a bénéficié de cette méthode. Si le projet TEDxParis est une initiative à but non lucratif, en revanche l’équipe vit de l’organisation d’événements pour des entreprises. Elle accompagne aussi ses clients pour les préparer à la prise de parole en public.

Les quelques conseils qui sont développés dans la méthode sont assez simples :

  • nous conseillons des interventions courtes de moins de 15 minutes
  • face au public, sans notes, sans pupitre, éventuellement avec des slides simples
  • nous préconisons d’utiliser l’émotion / l’humour et d’incarner le propos en racontant une histoire
  • une Intervention réussie est intervention préparée
  • improviser ce n’est pas préparer la veille à minuit !
  • pour bien improviser il faut avoir une base de travail solide
  • il est fortement conseillé de rédiger un script
  • il est clé de définir le message à transmettre
  • il est indispensable de connaitre parfaitement sa première et sa dernière phrase

Nous avons une conviction, on ne nait pas doté d’un don pour la prise de parole en public, on s’y prépare, on y travaille et on surtout on finit par aimer cela.

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10 Sep L’Apple WATCH, iOS 8 et l’iPhone 6 arrivent ! Êtes-vous prêt ?

L’Apple WATCH, iOS 8 et l’iPhone 6 arrivent ! Êtes-vous prêt ?

La sortie de l’Apple WATCH marque le début de la maturité pour le marché duwearable device et par extension celui de l’objet connecté.

L’Apple WATCH, l’iPhone 6 et iOS 8 forment un écosystème qui changera votre façon de concevoir, distribuer, vendre et consommer de nouveaux produits et services.

L’ouverture aux univers de la maison connectée, de la quantification des données de santé et de la transaction sans contact, crée de nouvelles opportunités que vous ne devriez pas rater.

L’Apple WATCH, l’arbre qui cache la forêt…

Comme le disait Tim Cook lors de sa présentation :
« un bon produit n’est pas seulement un assemblage de fonctionnalités, c’est avant tout un écosystème ».L’iPhone 6, iOS8, et l’Apple WATCH sont au cœur de ce nouvel écosystème. Plus de 200 millions d’utilisateurs vont pouvoir l’exploiter dans les semaines et mois qui viennent. 

Il permettra de prendre conscience et soin de sa santé 

L’Apple WATCH, l’iPhone 6 et iOS 8 réinventent le rapport que nous aurons avec notre santé. En proposant HealthKit, la firme de Cupertino ouvre un nouvel espace pour une multitude d’usages et de dispositifs connectés destinés à améliorer notre santé.

Il révolutionnera l’acte d’achat

L’iPhone 6 et l’Apple WATCH intègrent ApplePay, un portefeuille digital. Cette nouveauté annonce une nouvelle étape majeure dans le domaine du m-commerce. L’acte d’achat gagnera en fluidité, efficacité et simplicité. Et au delà de l’achat, l’intégration de capteurs NFC dans les nouveaux terminaux de la marque à la pomme va révolutionner la relation client.

Il réinventera la maison intelligente

Avec le composant HomeKit intégré dans iOS8, Apple prépare les bases de sa nouvelle infrastructure SmartHome. Votre WATCH et votre iPhone interagiront avec les différents composants de votre maison connectée. Votre téléphone ouvrira votre porte d’entrée ou celle de votre garage. Votre montre vous avertira d’une intrusion, d’une fuite d’eau ou du retour de vos enfants après l’école…

« So much more… » 

C’est en ces termes que Tim Cook a conclu sa conférence, en promettant bien plus dans les prochains mois. Bien plus qu’une WATCH, c’est un nouveau territoire qu’Apple a inauguré hier soir.

Qu’est ce que cela change pour votre métier, vos services et produits ?

Il ne s’agira plus de développer des applications pour un nouveau terminal.

Il s’agira aussi de repenser, concevoir, prototyper, industrialiser et commercialiser de nouveaux objets connectés exploitant pleinement les nouvelles capacités de cet écosystème naissant. Comme en 2007, avec l’arrivée de l’iPhone, les premiers acteurs qui ont investi le marché de la mobilité ont gagné un temps précieux. Ceux qui, aujourd’hui, pensent les premiers objets connectés de cet écosystème prennent une avance décisive sur ce nouveau marché.

Alors que faire ? Quelles actions mener ? Comment procéder ? Sans précipitation, mais en vous interrogeant efficacement, en commençant par tester, évaluer les opportunités et prototyper, repensez votre stratégie, vos produits, vos services grâce à ce nouvel écosystème qui ré-enchante la planète digitale. 

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29 Août L’arrivée de l'iWatch ? L'aube d'une nouvelle ère.

D’après la presse américaine, le 9 septembre prochain, Apple pourrait dévoiler l’iWatch en même temps que les nouveaux modèles d’iPhone. Si cela était confirmé, une nouvelle étape dans le développement du marché de l’Internet des objets serait franchie : celle de la maturité. 

9/9/2014

La date de commercialisation de certains produits correspond parfois au début d’une nouvelle ère. Ma génération a vécu ce phénomène à deux reprises. Cela a été le cas, une première fois en aout 1995 lorsque Microsoft a lancé Windows 95. Je me souviens qu’à cette époque nous avions perçu l’arrivée du nouveau système d’exploitation comme une révolution par la capacité qu’il donnait au grand public de se connecter à Internet. Cette date coïncide avec le début de la révolution Internet. La seconde date correspond à l’arrivée de l’iPhone sur le marché de la téléphonie mobile. Pour la première fois un smartphone, conçu comme un produit grand public destiné au plus grand nombre, allait nous faire basculer de l’ère du web à celui de la mobilité.

Voilà quatre ans que nous attendons fébrilement l’explosion du marché de l’Internet des objets comme le nouveau Graal de l’économie digitale. Mais, au même titre que dans le début des années 90 avec les pionniers du net ou vers 2005 lorsque les premiers smartphones ont commencé à arriver sur le marché, l’Internet des objets a du mal à devenir un phénomène de masse. Evidemment les prévisions des analystes sont plus qu’optimistes : 60 milliards d’objets connectés  sur la planète en 2020, une croissance exponentielle, un marché de plus de 2 trillions de dollars en perspective… Pourtant, aujourd’hui, il se limite à un écosystème d’éditeurs à la marge et à l’opportunisme d’annonceurs jouant sur des coups de communication autour de produits fantômes destinés au buzz.

Mais l’arrivée de l’iWatch devrait changer cela. Pour plusieurs raisons. D’abord parcequ’au delà du produit lui-même, Apple propose un écosystème standardisé ouvert aux accessoires de santé et de domotique : iOS8. Ainsi, en proposant l’iWatch, Apple concrétise des opportunités esquissées il y a quelques mois. Ensuite, Apple par son exigence en matière de design et sa puissance marketing va démocratiser les usages que ces quatre dernières les pure players ont dessinés avec énormément de difficulté. Enfin, l’iWatch, par ces deux effets cumulés, va incarner dans l’inconscient collectif le passage de ce nouveau marché à l’ère de la maturité.

Est-ce une mauvaise nouvelle pour les acteurs de la première heure ? Oui, pour ceux qui s’entêteront à essayer d’imposer leur solution propriétaire ou à tenter de réinventer ce que désormais Apple fait et fera mieux qu’eux, sans commune mesure. Non, c’est une excellente nouvelle pour ceux qui sauront adopter ces nouveaux standards, à l’instar des agences mobiles dans les années 2007 – 2010, et qui continueront à avoir la capacité d’inventer des concepts et de réaliser des produits manufacturés exploitant pleinement ces standards.

C’est surtout une opportunité rare pour la plupart des acteurs économiques de repenser leur stratégie, leur métier, leurs produits, leurs processus de production. Il devront le faire, encore plus qu’à l’époque de la démocratisation d’Internet puis du mobile : le marché et les enjeux étant plus important. Les faussaires de l’innovation auront encore quelques mois de gloire devant eux. En effet, beaucoup d’acteurs du passé, des agences web et mobiles, penseront que ce marché leur est ouvert parcequ’ils présenteront l’iWatch comme un simple nouveau dispositif connecté sur lequel ils proposeront des applications… Mais, la véritable révolution sera ailleurs. Le marché qui s’ouvre nécessitera des compétences nouvelles. Elles consisteront à concevoir, prototyper et industrialiser des dispositifs connectés intégrés à l’écosystème standard qui se dessine : pour l’instant iOS8, l’iWatch et l’iPhone.

Le 9 septembre 2014 pourrait être une des ces dates à noter : celle du début d’une nouvelle ère, le moment où Apple a pris une avance non négligeable sur ses concurrents dans le marché de l’internet des objets, au même titre que Windows en 1995 et l’iPhone en 2007.

 

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08 Mai L’émergence de la « société du sens »

Ce billet est la version longue de ma chronique prospective mensuelle publiée dans Les Echos

Une révolution est en marche. Le XIXeme siècle a vu l’industrie supplanter le modèle agricole. Depuis les années 70, la société de l’information a radicalement transformé notre civilisation. Internet et sa puissance de mise en réseau et de désintermediation ont révolutionné des pans entiers de nos économies et de nos sociétés. La dernière étape de cette révolution est celle qui va transformer notre rapport à la vie de la cité et à notre responsabilité individuelle vis à vis du collectif.

Les crises économiques, écologiques et sociales qui se succèdent depuis des décennies aboutissent à une crise politique qui nous oblige à repenser notre rôle dans une société qui a de plus en plus soif de solidarité et de partage. La répartition des richesses n’a jamais été aussi inégale sur la planète. Simultanément jamais les modèles économiques basés sur la contribution et le partage n’ont connu une telle croissance. A tel point que les experts, économistes, prospectivistes les plus reconnus s’accordent à dire que nous sommes condamnés à construire une nouvelle « société du sens ». Une société faite des énergies individuelles, décuplées par la puissance du réseau planétaire. Les premiers signes de l’émergence de cette société apparaissent sous les traits de ce que l’on nomme communément « l’économie du partage ».

Cette nouvelle société se réinvente au-delà des clivages politiques du passé. Les anciens modèles, qui subordonnaient l’action au niveau central et aux dogmes, ont peu à peu fait perdre au citoyen le contact avec la collectivité, le sens de son action et, du même coup, le sentiment d’influence sur le destin de la communauté. Jeremy Rifkin décrit le phénomène dans son dernier ouvrage « The Zero Marginal Cost Society » . Il y voit le déclin progressif du capitalisme ainsi que l’émergence de mouvements collaboratifs et de la production à petite échelle. Aaron Hurst, auteur de « The Purpose Economy », décrit aussi cette émergence comme la voie idéale pour une sortie de crise.

Au delà des clivages politiques archaïques, de la droite, de la gauche, des anciens, des modernes, des libéraux et des collectivistes, la société du sens est une société condamnée à se réinventer en marchant. Agile, pragmatique, résolument inscrite dans l’action, en permanence dans l’expérimentation, elle intègre le risque d’échec dans son processus de réinvention. Elle pense que la somme des responsabilités individuelles est plus efficace que le poids de l’obligation collective.  Elle pense de nouveaux produits et services sans voir de contradiction entre entrepreneuriat et intérêt général. Elle réinvente un modèle où le service public, l’entreprise et le citoyen combinent leurs forces. Elle redonne un sens à l’action individuelle, locale, simple, efficace, responsable, impactante, réplicable, contagieuse et virale. A chacun d’y prendre part…

 

 

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05 Avr Amazon Dash : allons nous (encore) regarder passer le train ?

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Amazon a annoncé aujourd’hui la sortie d’un objet connecté révolutionnaire (Amazon Dash), permettant de fluidifier radicalement l’acte d’achat en proposant gracieusement à ses clients un mini-scanner permettant depuis chez soi, dans sa cuisine, ses placards, son frigo d’identifier un code barre, un coupon, une image et ainsi de commander des produits !

Pour une majorité d’acteurs du digital l’internet des objets est une tendance, un mystère, une mode, sans concrète application dans le monde économique actuel. A l’exception de quelques éditeurs, pure players, qui commercialisent tant bien que mal des gadgets autour de l’e-santé, l’internet des objets ne touche pas (encore et assez) les marques, produits et services traditionnels.

60% du marché IoT (intérêt of things) est porté par le marché de l’eSanté. Mais ce n’est qu’un début, car la prochaine vague touchera l’e-commerce et s’appuiera sur la simplification, la fluidification et la contextualisation de l’acte d’achat. Amazon joue son rôle de précurseur et vient d’avertir ses concurrents que la bataille va se jouer à nouveau sur le terrain de la relation avec le consommateur. Comment réagiront Carrefour, Leclerc, Monoprix et les autres quand Dash arrivera sur le marché français ?

Il est plus que temps de prendre des risques, d’innover et de planter son drapeau sur ces nouveaux territoires. Voilà 4 ans qu’en France, je rencontre des grands acteurs qui ont eu plusieurs fois l’occasion de se lancer dans une telle aventure. Certains l’ont compris très tôt (dont le groupe Danone avec la goutte connecté Evian par exemple), d’autres s’y sont mis fin 2013 et ont gagné un temps précieux… Il n’est jamais trop tard. Pour faire une analogie, l’objet connecté vit aujourd’hui ce qu’Internet a été fin des années 90 et ce que le mobile a commencé à être dans les années 2005-2007. Nous avons 60 milliards d’objets à créer d’ici 2020, faisons en sorte de ne pas laisser encore passer le train…

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31 Mar Google, en route vers le cerveau augmenté.

Ce billet est la version illustrée de ma chronique prospective mensuelle publiée dans Les Echos.

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La semaine passée avait lieu à Vancouver la conférence TED. Les plus influents innovateurs de la planète se sont retrouvés pour fêter pendant cinq jours les trente ans de l’événement. Parmi eux, les deux fondateurs de Google, Serguei Brin et Larry Page. On pouvait aussi y croiser le fugitif le plus recherché de la planète : Edward Snowden . Incarné par un robot sur roulettes, doté d’une caméra, d’un écran, d’un micro et de haut-parleurs, Snowden pilotait le dispositif à distance et a pu ainsi assister à quelques interventions et interagir avec certains participants.

Pourtant, l’intervention la plus remarquable resta celle de Larry Page . Interrogé sur l’avenir de Google, il a rappelé que des avancées majeures dans le domaine de la recherche de contenu, coeur de métier de Google, sont réalisées chaque jour au sein de son groupe. Page a insisté sur le fait que ces quinze dernières années n’ont été que les prémices d’une révolution majeure dans le domaine de la cognition. Aujourd’hui, Google élabore des algorithmes donnant à la machine des capacités d’apprentissage similaires à celles du cerveau humain.

D’après Page, malgré une diversification massive, le métier de Google restera de mettre à disposition de l’homme des solutions pour aider à trouver des informations pertinentes quel que soit le contexte. C’est pour cette raison que la firme multiplie les investissements dans l’intelligence artificielle, comme tout récemment avec le rachat de Deepmind, une start-up britannique pionnière dans le « machine learning ».

Où va Google ? Sur un territoire encore en friche : celui du cerveau augmenté. C’est ce que répond Ray Kurzweil, un des grands théoriciens du transhumanisme, aujourd’hui directeur de recherche chez Google, lorsqu’il est interrogé sur une des applications majeures qui marqueront les vingt prochaines années. Il prédit que Google proposera une interface directement accessible par le cerveau et capable d’interroger instantanément des machines et de bénéficier d’intelligence déportée, de ressources de calcul et de stockage de données. Terrifiant et passionnant à la fois !

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