Michel LÉVY-PROVENÇAL | Billet
Michel LÉVY-PROVENÇAL | Billet
Bienvenu sur le site de Michel LEVY-PROVENCAL. Entrepreneur, fondateur de TEDxParis, l'agence éditoriale BRIGHTNESS, le do-tank L'ECHAPPEE VOLEE, l'agence objets connectés Joshfire, le site d'info Rue89, dénicheur de talents et provocateur de changements.
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Billet

20 Mai Réinventer le système éducatif, un impératif de ce quinquennat.

L’élection présidentielle derrière nous, nous pouvons en retenir une chose : les cinq prochaines années seront décisives et l’équipe en place a un devoir de réussite. Sans quoi la France perdra non seulement sa stature à l’échelle mondiale mais, plus grave, notre génération handicapera durablement celle qui vient. En choisissant une croissance par la relance et une politique de demande, la France n’a pas d’autre solution que de réussir son pari. C’est un risque, mais c’est aussi probablement une réelle chance. En somme, nous avons 5 ans pour trouver des solutions aux dérèglements sociaux que la crise a générés et des solutions de financement optimales, peu coûteuses et à fort effet de levier. Cet article est le premier d’une série qui a pour but de donner quelques idées à nos nouveaux dirigeants et tenter de les sensibiliser sur ce qui se fait ailleurs en matière d’innovation.

Ré-initialiser notre modèle éducatif est un impératif. Tout d’abord parce que il a été conçu pour un modèle économique et social datant du 19eme siècle mais surtout parce que les modes de transmission du savoir ont radicalement évolué avec les technologies de l’information. Sir Ken Robinson explique dans la vidéo ci-dessous comment et pourquoi le système éducatif américain actuel éteint les talents et tue la créativité (le discours reste évidemment pertinent pour la France).

Vous l’aurez compris, nous nous dirigeons vers un nouveau modèle radicalement ouvert, asynchrone et collaboratif. Il laisse place à l’expérience et à la curiosité. Il consiste à adapter la transmission des savoirs dispensés à l’école aux usages et aux modes de diffusion actuels. Plutôt que de susciter frustration et ennui l’école doit ramener dans ses rangs les curieux et les passionnés qu’elle a laissé, et continue à laisser au bord de la route. Voltaire disait « L’éducation développe les facultés, mais ne les crée pas ». Comment donner la possibilité à chacun d’entre nous de développer et d’enrichir nos facultés, où que nous soyons et qui que nous soyons ? Et bien en diffusant largement et massivement le savoir sur Internet et en suscitant la collaboration des étudiants.

Aux Etats-Unis, le MIT et Harvard ont commencé à adopter cette stratégie en décidant il y a quelques semaines d’ouvrir leurs cours sur Internet. Le projet s’appelle edX.

Dans un autre registre, la conférence TED a mis en ligne début mai, une plateforme dédiée à l’éducation et basée sur les contenus des conférences.

Une multitude de projets de ce type, de petite ou de grande ampleur, émergent aux Etats-Unis, en Asie et dans le reste du monde depuis quelques années. Que faisons-nous en France pour accompagner ce mouvement ? Une solution simple serait de commencer par travailler avec les enseignants et les élèves de nos grandes écoles pour oeuvrer à la publication la plus large possible des cours ? Savez-vous qu’aujourd’hui l’école Sciences-Po possède une plateforme d’enregistrement et de diffusion collaborative de ses cours, mais que ce système n’est réservé qu’aux seuls élèves de l’école ?

Il existe des initiatives, des projets qui ont montré la voie comme la célèbre Khan Academy.

De nombreuses startups travaillent sur ce type de système dont des startups françaises comme Unishared.

Mais ces initiatives ne sont malheureusement pas encore assez intégrées aux processus d’apprentissage dans nos écoles françaises.

Nous avons cinq ans pour changer la donne dans nos écoles, nos collèges, nos lycées et nos universités. Les outils sont là. La motivation des étudiants aussi, j’en suis convaincu. Reste la volonté politique.

>> Prochain billet : accompagner la nouvelle révolution numérique qui vient.

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23 Avr Ce que je retiens de TEDxSummit

La semaine passée avait lieu à Doha le rassemblement des TEDx internationaux. Voulue et organisée par TED sous le parrainage du Doha Film Institute, la conférence a durée une semaine sous la chaleur, dans le désert et au bord de l’eau. La core team de TEDxParis était présente à son complet.

Je retiens personnellement de cette aventure hors du commun (750 participants, plus d’une centaine de nationalités, des dizaines de langues) plusieurs choses.

Tout d’abord la magie du village planétaire reconstitué. A plusieurs reprises nous avons été frappé par le lien que tant de personnes différentes ont développé pendant ces trois dernières années. Toutes les religions (parfois affirmées), toutes les cultures se sont rassemblées avec la même passion pour l’innovation, le progrès et le partage pendant une semaine pour découvrir et travailler ensemble sur ce que sera demain TED et TEDx.

Je retiens aussi cette capacité assez surprenante de TED consistant à avoir radicalement confiance en l’intelligence humaine. 750 personnes réunies ont eu pour charge d’inventer le TED de demain pendant une semaine… Deux tiers de l’assemblée a contribué activement à cette redéfinition des orientations du projet TEDx à l’échelle planétaire, qui devrait si tout se passe bien, emporter toute la machine TED dans son sillage. J’avais en charge personnellement l’animation d’un groupe de 60 personnes pour définir ce que seront demain les déclinaisons régionales et dans les langues locales des différents sites portail de la communauté TEDx.

Enfin, si je devais exprimer un regret, je dirais que le choix du lieu aurait pu être plus approprié. Certes Doha est une ville caractéristique des villes en pleine croissance. Elle reste tout de même dans l’inconscient collectif un symbole de la suprématie du pétrole et des énergies polluantes. L’association avec TED peut être perçue comme contradictoire même si l’organisation d’un TED dans un pays arabe était nécessaire au lendemain des révolutions de 2011. Enfin, nous avons vu aussi combien les qatari cherchaient à investir dans des projets durables et dans les énergies renouvelables pour une raison très simple, le pétrole ne sera plus là dans une trentaine d’années et évidemment aussi pour une question d’image…

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23 Avr Music Hack Paris : un week end entre designers, musiciens et codeurs

Le week end dernier a eu lieu à la cartonnerie, le premier opus de Music Hack Paris, un événement organisé par Joshfire, Google et l’Unesco et parrainé par Herbie Hancock, à l’occasion de l’International Jazz Day.

J’y ai découvert une communauté surprenante d’artistes hackeurs et des démos / jams plus surprenants les uns que les autres. Notamment, une pédale wah-wah réactive aux expressions du visage, un tapis « piano », un accordéon d’un nouveau genre, un générateur automatique de videos utilisant le tempo de différents medias sonores et visuels pour créer des clips sur youtube, un orchestre à eau, des téléphones mobiles transformés en instruments de musique…

Voici quelques photos prises hier à la clôture de la journée ainsi qu’une vidéo montrant la pédale wah-wah dont je parle plus haut.

D’autres vidéos et photos devraient arriver bientôt sur www.musichackparis.org

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08 Fév Soirée TV TEDxConcorde : "Une autre vision du temps de cerveau disponible !"

Les spectateurs qui live twittaient le documentaire TEDxConcorde sur CANAL+ hier soir ont été globalement agréablement surpris par le programme. Certes, le contexte politico médiatique était porteur. Je veux parler bien sur de l’affaire Guéant  ou tout simplement de la campagne présidentielle, puisque la thématique de la conférence étaient « La diversité en soi ». Mais au delà de cela, il s’agissait de souligner ô combien la télévision en particulier et les media en général perdent l’occasion de diffuser des idées, des contenus, des débats qui aident à appréhender le monde différemment, voire à le changer.


Il ne s’agit pas ici de faire l’éloge d’un projet ou d’une chaine de TV. Je serai mal placé en tant qu’organisateur des TEDxParis et de TEDxConcorde. Il s’agit seulement de passer un message. Internet regorge de contenus de qualité (TED, La Lift, DLD, D conference…) : une myriade de videos porteuses de messages qui ne demandent qu’à être pollinisés et à semer de l’intelligence. Le but de ces interventions est toujours le même : faire prendre conscience que notre monde est d’abord façonné par nos perceptions, nos pensées, nos idées, nos actions, nos engagements.

Or les media, et la télévision en particulier, forment encore aujourd’hui la plus grande machine à diffuser ces idées. Ils ont une responsabilité immense dans la perception que nous avons du monde et de nos sociétés actuelles. Hier soir, il me semble que ce qui a été apprécié est surtout l’idée qu’une TV relève ce pari. A bon entendeur…

Pour suivre l’arrivée progressive des interventions sur internet : http://tedxconcorde.com

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20 Jan Un Megavideo légal pourrait être rentable pour les ayants droit! Explications…

La fermeture de Megaupload par la justice américaine est un moment clé de l’histoire d’Internet. Comme la fermeture de Napster l’a été. C’est à dire un énorme raffut médiatique  mais sans grand impact sur la réalité des usages et sur la vie du réseau!!

Le plus frappant dans cette affaire vient des chiffres!  L’ampleur de la richesse accumulée par l’empire Mega s’élève à 175 millions de dollars de revenus au total. En parallèle,  les ayants droits prétendent que le site a généré un manque à gagné de 500 millions de dollars. Ne trouvez-vous pas intéressant que les deux chiffres mis côte à côte soient du même ordre? Je veux dire que l’on parle d’un rapport 2,5 et pas d’un facteur 100 ou 1000!!! Autrement dit, le modèle Megavideo, à savoir mixte entre pub et abonnement, a généré 1/3 des revenus attendus par les producteurs!? Cela voudrait-il dire qu’un système porté par un consortium d’ayants droits (et non un intermédiaire pure-player aux manières de voyou) pourrait marcher? Je précise, cela prouverait qu’un dispositif basé sur une offre Freemium dont la part payante est trois fois supèrieure à celle de Megavideo, (soit 30 euros par mois) tiendrait la route??

En réalité, cela n’a pas été fait pour plusieurs raisons. Tout d’abord le conservatisme et l’archaïsme de l’industrie du cinéma et de la production TV américaine (j’en parlais dans mon précédent post). Aussi, la peur de ne pas atteindre le momentum, passage où la masse d’utilisateurs permet effectivement de rendre la solution rentable. Le marché est si important que les pure players sont incapables de porter une telle offre, seuls les très gros (Apple et Amazon) sont en mesure de le faire et cela ne devrait pas tarder…

Entre temps, il restera les videoBB et consors. Il demeure certain qu’en l’absence d’une offre globale et légale comparable en terme de modèle à Megavideo, le marché n’aura pas sa réponse et contournera la loi. Il y a des voies possibles, des modèles légaux qui fonctionnent, il suffit seulement que les mentalités changent chez les ayants droit!

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13 Jan Pourquoi les américains sont-ils beaucoup plus forts que les français pour prendre la parole en public ?

Il est courant de croire que la France est le pays des mots et de l’éloquence (encore que…). Il est aussi courant de penser que nous, français, sommes médiocres à l’oral. Je veux parler de nos qualités de prise de parole en public, lors de conférences ou congrés professionnels par exemple. En effet, comparé aux anglo-saxons et particulièrement aux américains, notre présence, notre prestance ou notre capacité à captiver une audience reste trés médiocre.

Voilà trois ans que j’aide des intervenants français à se préparer pour des conférences publiques « à l’américaine » dans le cadre d’événements TEDx à Paris. En trois ans, nous avons « coaché » pas moins de 70 intervenants. Chaque préparation nécessite 3 à 10 répétitions en moyenne. Avec systématiquement la même démarche : comprendre le sujet, construire une histoire en x points de passages, extraire les messages, identifier les anecdotes, illustrer avec photos et diapositives et répéter, répéter, répéter au point d’habiter le discours. Pendant ces trois années, je n’ai jamais vraiment compris pourquoi un français a tant besoin de temps et de travail pour parler en public, alors qu’un américain du même niveau social, possédant le même type de diplôme, les même responsabilités professionnelles et travaillant dans le même secteur d’activité possède, à l’oral, une aisance sans comparaison !

J’ai longtemps cru que la réponse à cette question venait de la langue et des modes de pensée. Le Français est une langue subtile, complexe, alambiquée par certains aspects. L’anglais beaucoup moins. Certes. Et pourtant un français parlant couramment anglais reste en moyenne moins performant qu’un américain lors d’une prise de parole en public. La question est donc restée entière, jusqu’à ce que mon collègue et ami Sébastien Turbot, avec qui j’ai coaché de nombreux intervenants pour TEDx et qui a vécu les 10 premières années de sa vie de l’autre coté de l’Atlantique, ne  me soumette une réponse…

De mémoire de quadragénaire, il me semble, qu’à aucun moment dans le cursus éducatif français, je n’ai été confronté à la prise de parole en public. Pire, je n’ai aucun souvenir de cours de rhétorique ni même d’organisation de débats pendant mes études. Or, et ce fut une découverte lumineuse, les jeunes élèves américains sont tous habitués depuis leurs premières années de classes à prendre la parole en public. En effet, des sessions de « Show and Tell », littéralement « Montrer et Raconter », imposent à tous les élèves américains de prendre la parole régulièrement devant leurs camarades de classe pour présenter un objet quelconque leur appartenant. L’idée est d’acquérir les reflexes permettant de captiver une audience, tenir un discours, susciter de l’émotion et transmettre un message…

Le système éducatif français actuel ne semble pas attacher d’importance à l’éloquence et à la rhétorique. Or, lorsque nous nous retrouvons dans le monde professionnel, savoir passer un message à l’oral et être persuasif lors d’une présentation est primordial dans un grand nombre de métier. Je me disais donc que, même si d’autres problèmes sont probablement plus urgents à régler dans nos écoles républicaines, ce serait pas mal de rétablir des cours de rhétorique et organiser des sessions de « Montrer et Raconter »…

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11 Avr L'iPad : régression ou avancée ?

« The iPad is retrograde. It tries to turn us back into an audience again. » (Buzzmachine. Jeff Jarvis)


Au lendemain de la sortie de l’iPad aux Etats Unis, Jeff Jarvis qualifiait le nouveau bébé d’Apple de machine à faire régresser les usages.

Pourquoi est-il vrai qu’Apple nous replonge dans les pratiques d’antan?

Avec l’iPad, Apple renoue encore plus avec ses anciennes habitudes : solutions propriétaires, fermées et onéreuses. En 1984 déjà les produits Apple n’offraient aucune compatibilité avec le monde extérieur. Fin des années 90 la firme à bout de souffle, a changé de stratégie en lançant Macosx, un OS plus ouvert (car basée sur du code open-source). Finalement ce choix, n’aura duré qu’un temps et probablement été motivé par une logique marketing. A présent que les utilisateurs sont de nouveau au rendez-vous, Apple semble retrouver ses vieux réflexes.

Aujourd’hui le store Apple est totalement « propriétaire ». Il interdit toute publication de logiciels hors validation par la firme elle-même. Cet espace sous contrôle rappelle les heures les plus sombres de l’histoire de l’informatique. Même Microsoft longtemps champion des systèmes propriétaires n’a jamais été aussi loin.

Apple impose désormais à ses développeurs d’utiliser ses outils maisons (et payants) pour créer des applications compatibles avec l’app-store. Adobe par exemple s’était soumis à de nombreuses contraintes pour créer il y a quelques mois un système de génération de code iPhone à partir des outils de développement en Flash. Résultat: même si les applications générées fonctionnent parfaitement dans l’univers iPhone, celles-ci sont désormais interdites de distribution par Apple.

Donc oui, Jarvis a raison lorsqu’il dit qu’Apple nous fait régresser en décourageant l’innovation et la création dans son écosystème.

Il a aujourd’hui raison de dire que l’iPad est plus un outil de « consommation » de contenus que de contribution. Sur l’iPad il n’y a pas (encore) de webcam, le clavier est encore difficile à appréhender, peu de fonctions de remix (copie, édition, collage, republication) sont proposées, le système est toujours mono-tâche…

Demain, un autre internet…

Mais Jarvis oublie de dire que les choses vont évoluer très vite. Dans quelques semaines la concurrence va proposer des alternatives crédibles (Sony, HP, Google…). Et les utilisateurs auront les cartes en mains pour commencer à choisir et faire évoluer les usages toujours dans le sens de plus de contribution, d’ouverture et de partage (l’histoire de l’informatique a vérifié cette loi). Google devrait proposer une expérience équivalente à l’iPad et offrir un écosystème bien plus accueillant et ouvert. Apple pourrait en profiter pour lâcher un peu de lest ou au contraire poursuivre sur la voie du contrôle en prétextant cette nécessité afin offrir un environnement au design et à la finition quasi parfaite!

Quoi qu’il en soit Jarvis oublie que l’iPad est bien plus qu’un produit, c’est une rupture dans l’univers des interfaces. L’iPad est le premier outil de masse ouvrant sur un nouvel internet. Un internet qui n’est plus qu’une « surface » (sur laquelle on surf) mais un « espace » DANS lequel on clique.

L’iPad est bel et bien une avancée. Il nous permet de toucher Internet du bout des doigts… Et ça marche! On a commencé à percevoir ce changement avec l’iPhone, avec l’iPad on comprend qu’internet est en réalité en train de changer de nature.

Écrit sur iPad / Pages

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13 Mar Le jeu du Grand Reboot ou comment sauver votre quotidien préféré ?

Imaginez un jeu de société à la façon du Monopoly. Seule différence vous ne gérez pas des biens immobiliers mais une institution de la presse écrite en détresse. Votre journal connait une crise sans précédent. On dit de vous que vous avez perdu votre audace, que vous n’innovez plus et que vous êtes tourné vers le passé. Vous perdez des lecteurs, les ventes publicitaires chutent et le papier ne se vend plus! Comble de tout cela Google vole vos contenus, vous êtes au bord de la faillite et c’est toute une (noble) profession qui s’apprête à sombrer! Pourtant une chose subsiste : votre marque! Fédératrice, synonyme d’une culture, d’un style, d’un esprit, elle est encore votre meilleur atout pour renaître autrement en faisant évoluer votre activité. Alors comment procéderiez vous?

Sur les cartes à jouer (façon « caisse de communauté ») vous sont proposées des idées ou des paris pour tenter « Le Grand Reboot » ! En fonction des positions sur le plateau et du résultat aléatoire des dés vous gagnez ou perdez vos paris!

Alors voici quelques propositions d’idées !

  • Abandonner le papier et digitaliser massivement pour baisser les coûts
  • Construire et animer des réseaux thématiques
  • Créer un Club « Premium » avec un droit d’entrée élevé
  • Sortir un récurrent papier à édition limitée et très haut de gamme
  • Organiser des évènements exclusifs
  • Développer la vente de contenus à la carte
  • Fonder une école de journalisme
  • Lancer une maison d’édition et une agence de production
  • Monter une entreprise de conseil
  • Oser « l’hyper-diversification » en commercialisant sous votre marque, des voyages, des produits de consommation courants, des objets de luxe à édition limitée, etc…
  • Lever des fonds publics
  • Se mettre à la recherche de mécènes
  • S’associer à (ou même racheter ) un site d’e-commerce
  • Diffuser des applications mobiles avec du contenu micro-payé
  • … D’autres pistes???

(Autopromo : vous trouverez de temps en temps quelques propositions de solutions dans la veille que je réalise quotidiennement sur mikiane.com)

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01 Mar Inauguration de la transcription automatique des programmes TV/video live

J’ai déja eu l’occasion de parler de ce projet mené au sein du Lab de FRANCE 24 depuis plus de 6 mois. Vous retrouverez les différentes étapes de la conception et réalisation de cette expérimentation dans les billets suivants:

Aujourd’hui, cette expérimentation vit une nouvelle étape grâce à un partenariat avec Yacast Media, Exalead et Vecsys: le lecteur vidéo haut débit de FRANC 24 permet à présent de transcrire automatiquement sous forme de texte les 24 dernières heures d’antenne.

Depuis décembre dernier, FRANCE 24 propose sur son site Internet une nouvelle expérience de télévision interactive : le lecteur HD. Ce lecteur haut débit offre aux internautes la possibilité de « contrôler le direct », car il peut balayer les 24 dernières heures de programmes en quelques secondes, en déplaçant le curseur sous l’image sur un simple navigateur web.

Fort de cette innovation, le LAB de FRANCE 24 fait aujourd’hui évoluer cette application en y ajoutant une nouvelle fonctionnalité permettant de faire figurer automatiquement sur ce même lecteur chaque mot prononcé à l’antenne, depuis les commentaires des présentateurs, les récits de reportages jusqu’aux interviews de tous les invités.

Cette première technologique est basée sur une analyse sémantique automatique des scripts extraits de chaque vidéo. Elle permet de générer en 24 heures, sans intervention humaine, une variété de mots-clés, de lieux, de noms de personnalités ou d’organisations citées sur FRANCE 24 et donc, d’en optimiser le référencement.

L’algorithme de transcription permet dans la majorité des cas de générer un texte fidèle au discours prononcé à l’antenne. Cette capacité que nous avons désormais à retranscrire le flux en léger différé (quelques minutes), ouvre des possibilités considérables. Certes les textes obtenus contiennent parfois des erreurs, mais demain, l’ensemble des contenus pourraient être découpés automatiquement, enrichis en métadonnées, sous-titrés, et éventuellement traduits automatiquement. A court terme, cette technologie peut grandement améliorer le référencement de nos contenus. Elle offre un meilleur confort de lecture quand l’audio pose des difficultés et en particulier pour les malentendants. Enfin, elle peut être une aide potentielle dans le cadre de l’apprentissage des langues.

>> Un aperçu du prototype incluant cette toute nouvelle fonctionnalité est accessible sur le LAB de FRANCE 24

 

 

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