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Month of juillet, 2006

Microsoft s'ouvre à ODF

Il y a encore deux semaines, dans le microcosme de l’Open Source français, nous étions au plus haut de la polémique à propos des intentions de Microsoft concernant OpenDocument (ODF, le format ouvert de document). Je me souviens de l'energie déployée notament par Eric Mahé de Sun pour défendre ODF au diner de Paris Capitale du Libre (tiens j'ai récupéré quelques photos de ma tronche à l'évènement.... Le portfolio complet est ici)

Nous venons de l’apprendre cet après-midi, la firme de Redmond a fini par abattre ses cartes et annoncer, contre toute attente, le lancement d’un nouveau projet pour rendre MS Office compatible avec ce format !

Cette annonce va se traduire par la création d’un plugin gratuit permettant de transformer le format natif de MS Office (OpenXML) vers ODF et inversement. La boîte à Bilou a mandaté une petite entreprise française, Clever Age, pour développer ce module. C’est une très belle opportunité pour cette jeune équipe qui a une réelle expertise de la gestion documentaire Open Source (avec SPIP notamment) et de nombreuses références dans l’administration française.

L’administration publique est la grande gagnante de la bataille qui est menée depuis des mois sur ce dossier. En effet, c’est pour satisfaire aux exigences du ministère de l'Economie et des Finances français, que Microsoft a annoncé l'interopérabilité de ses applications bureautiques Office avec le format de document libre, grâce notamment au Référentiel général d'interopérabilité (RGI) de la Direction générale de la modernisation de l'Etat (DGME). Qui aurait cru il y a quelques mois que cet organe initialement attaché au cabinet du premier ministre puis placé sous la tutelle de Bercy aurait tant d’influence ?

Je l’avoue, je suis fier d’avoir participé au développement de la DGME et travaillé pour cette structure depuis prés de trois ans. Il y a des moments comme ça où l’on se sent servir à quelque chose !

PS: Bon c'est promis, je vais faire une pose à propos du copyleft... Je sais j'abuse un peu du thème ces derniers temps, mais comprenez, je passe mon temps à ça...!

À la langueur du muezzin

Tout au long de mon enfance, j’ai été bercé par la douceur du muezzin et allez savoir pourquoi, j’associe encore aujourd’hui ces chants religieux à mes premiers émois pubertaires…


Le montage vidéo est perso.
Les photos sont de Lehnert & Landrock.
Et le chant, nous vient d'un talentueux inconnu...

Cana

Toute la journée de dimanche et lundi matin au réveil, les rédactions nationales et les habitués des débats par blogues et éditos interposés n’ont cessé d’user des mots les plus sales pour accuser Israël de tous les crimes.

Oui, Cana est une bavure. Et oui, en temps de guerre c’est malheureusement le prix à payer. Une trêve de 48h a été prononcée presque dans la foulée et une enquête a été menée (je connais peu d’armées qui, à chaud, prennent le risque de mener une enquête pour déterminer les conditions d’une telle bavure. Il faut avoir une sacrée confiance en la démocratie pour continuer, en tant de guerre, à faire à ce point respecter le droit). Les premières conclusions sont tombées ce matin, par voie diplomatique en France. Israël explique que l’armée de l’air a attaqué, dimanche, des lanceurs de missiles dans le village de Cana et ses environs parce que c’est de ce village et de ses alentours qu’ont été tirés des centaines de missiles sur la ville de Nahariya et sur d’autres communes de la Galilée occidentale. A Nahariya, le 28 juillet, l’hôpital de la ville a été très sérieusement touché par ces roquettes. Le communiqué indique que la vie de dizaines de malades a pu être sauvée grâce à leur évacuation vers des installations sous-terraines quelques jours auparavant et que des dizaines d’immeubles à Nahariya ont été en partie détruits. Depuis le 25 juillet, les résidents de Cana et ses environs ont été avertis à plusieurs reprises via des annonces radiophoniques et des tracts lancés leur demandant de quitter la zone, les prévenant d’une attaque imminente de l’armée israélienne.

Tract à l’attention des civils libanais

Encore une fois, Israël est dans le rôle de la nation à qui l’on demande d’être exemplaire à tous égards. Et d’une certaine façon, qu’elle le veuille ou non, elle semble intégrer la donne. Car cette préoccupation israélienne des vies des civils libanais, exploitée cyniquement par le Hezbollah, fait partie intégrante de la doctrine de combat d’Israël, même si elle provoque des désavantages opérationnels et des pertes au sein de ses forces au cours des combats. De nombreux civils israéliens ont été tués et blessés pendant les attaques du Hezbollah, plus d’un million de résidents du nord de l’Etat d’Israël sont obligés de vivre dans des abris et plus de 800 000 israéliens ont fui leur foyer. Le Hezbollah ne peut pas se dispenser de la responsabilité pour le mal qu’il fait subir aux civils libanais en les utilisant comme boucliers humains. Il est aujourd’hui prouvé que le Hezbollah place délibérément ses lanceurs de missiles le long des habitations civiles en les utilisant cyniquement comme boucliers.

Qu'est censé faire Israël dans cette situation : recevoir des missiles et ne rien faire sous prétexte de ne pas s'en prendre aux otages libanais ? C’est malheureux mais c’est la réalité ! Certains semblent attendre d’Israël qu’elle préfère la vie des civils libanais à celle de ses propres citoyens. Que dirions-nous en France si, par exemple, depuis l'Espagne, des milices bombardaient Marseille quotidiennement ? Plusieurs milliers de missiles en une dizaine de jours, avec des morts et blessés à la clé ? On aurait très probablement attendu une aide de l'Espagne. Et en cas de status quo, on aurait fait quoi ? Aurait-on baissé les bras et patienté que Marseille soit rasée, puis Paris...
Lorsqu’Israël est obligé de réagir pour défendre ses citoyens, les civils-boucliers humains sont malheureusement atteints. C’est une tragédie, pour le Liban, pour Israël et pour l’humanité toute entière. Mais la responsabilité de cette situation tragique est celle du Hezbollah.

J’ai toujours été partisan d’une paix durable au Proche-Orient, au point parfois de prendre des positions très dures à l’égard du gouvernement israélien, en particulier au début de la seconde Intifada. Je reste persuadé, comme je l’ai toujours été que la paix ne pourra être réelle et durable que si les milices terroristes sont éliminées de la région. Depuis 2002, la politique israélienne a radicalement changé sur ce point. Les retraits unilatéraux et la concentration des forces contre les agents terroristes devraient être des actions saluées par les partisans de la paix et cette campagne contre le Hezbollah devrait être une aubaine. Quelle alternative sinon ? La défaite d’Israël face au Hezbollah ? Le status quo et le renforcement des milices terroristes ?
Notre monde aurait beaucoup trop à perdre…

De la nécessité d’une Assurance Logiciels Libres

Une expérience de plusieurs années au sein de SSII à intégrer des produits Open Source vous apprend que les trois causes principales de difficultés sur les "projets libres" sont, dans l’ordre d’occurrence, des problèmes de performance, des défaillances fonctionnelles (anomalies) et enfin la pénurie d’expertise. En revanche, contrairement à ce que les lobbies anti logiciels libres essaient de nous faire croire, ce ne sont ni le manque de pérennité ou de maturité, ni les risques de procès (du type que SCO tente de gagner depuis plusieurs années) qui représentent les lacunes des produits Open Source.

Il s’avère que les trois difficultés citées précédemment sont aussi celles qui causent des problèmes aux projets basés sur des logiciels propriétaires. En somme, globalement, le libre est exposé au même risque que le propriétaire ! La grande différence qui persiste est la façon dont on gère ces risques. Dans le monde propriétaire, l’identification d’un acteur responsable du développement et du support du produit, le paiement d’une licence et d’une redevance pour maintenance rassurent les utilisateurs. Ils pensent (parfois justement, d’autres fois moins…) qu’en cas de défaillance le recours consiste à se retourner contre l’éditeur. Dans le cas du logiciel libre, ce sont soit, des éditeurs Open Source (RedHat, JBOSS, Novell, …) qui apportent cette garantie, soit des sociétés de service spécialisées en logiciels libres qui proposent des offres de support et de maintenance.

Malheureusement, ces dernières offres ne sont souvent pas « backupées ». C’est-à-dire qu’en cas de problème, la société de service en question est seule responsable et assume la totalité des risques sans aucun dispositif de ré-assurance juridique ou opérationnelle. C’est un vrai problème, car en cas de défaillance, c'est d'abord le client puis au final l’Open Source en tant que modèle qui en pâtissent.

Et en tant que client, j'exigerai des sociétés proposant ce type d'offres qu’elles justifient des mécanismes mis en œuvre pour se ré-assurer ! Dans un prochain post je détaillerai les difficultés concrètes auxquelles on peut faire face avec des produits Open Source et comment il me semble possible de les contrer.

De la nécessité d’une Assurance Logiciels Libres

Une expérience de plusieurs années au sein de SSII à intégrer des produits Open Source vous apprend que les trois causes principales de difficultés sur les "projets libres" sont, dans l’ordre d’occurrence, des problèmes de performance, des défaillances fonctionnelles (anomalies) et enfin la pénurie d’expertise. En revanche, contrairement à ce que les lobbies anti logiciels libres essaient de nous faire croire, ce ne sont ni le manque de pérennité ou de maturité, ni les risques de procès (du type que SCO tente de gagner depuis plusieurs années) qui représentent les lacunes des produits Open Source.

Il s’avère que les trois difficultés citées précédemment sont aussi celles qui causent des problèmes aux projets basés sur des logiciels propriétaires. En somme, globalement, le libre est exposé au même risque que le propriétaire ! La grande différence qui persiste est la façon dont on gère ces risques. Dans le monde propriétaire, l’identification d’un acteur responsable du développement et du support du produit, le paiement d’une licence et d’une redevance pour maintenance rassurent les utilisateurs. Ils pensent (parfois justement, d’autres fois moins…) qu’en cas de défaillance le recours consiste à se retourner contre l’éditeur. Dans le cas du logiciel libre, ce sont soit, des éditeurs Open Source (RedHat, JBOSS, Novell, …) qui apportent cette garantie, soit des sociétés de service spécialisées en logiciels libres qui proposent des offres de support et de maintenance.

Malheureusement, ces dernières offres ne sont souvent pas « backupées ». C’est-à-dire qu’en cas de problème, la société de service en question est seule responsable et assume la totalité des risques sans aucun dispositif de ré-assurance juridique ou opérationnelle. C’est un vrai problème, car en cas de défaillance, c'est d'abord le client puis au final l’Open Source en tant que modèle qui en pâtissent.

Et en tant que client, j'exigerai des sociétés proposant ce type d'offres qu’elles justifient des mécanismes mis en œuvre pour se ré-assurer ! Dans un prochain post je détaillerai les difficultés concrètes auxquelles on peut faire face avec des produits Open Source et comment il me semble possible de les contrer.

DADVSI validée et durcie par le conseil constitutionnel

(D'aprés PCImpact)

Le Conseil Constitutionnel vient de rendre sa décision sur la loi DADVSI. Saisi par plusieurs députés, il se devait d’analyser de nombreux points au regard des textes fondateurs (Constitution, déclaration des droits de l’homme de 1789, etc.).

Quel résultat ? Le Conseil a finalement rejeté la plupart des nombreux arguments des requérants. Toutefois, plusieurs articles ont été jugés inconstitutionnels. D’autres ont fait l’objet de réserves d’interprétation, parfois plus sévère que la lettre du texte initial... un comble ! En conclusion, les mesures techniques de protection sont validées, les peines réduites annulées, l'édition de logiciels d'échanges interdite et nous revenons à une des législations ultra sévères en la matière. La copie pourra être réduite à zéro, et seule la recherche en cryptographie sera toléré... Ce n'est sans doute pas ce qu'attendaient les députés de l'opposition où la souppe à la grimace doit être de rigueur. le texte va maintenant être publié au Journal Officiel (allégé des passages inconstitutionnels). Il entrera alors en vigueur..

Je finis donc l'année sur cette mauvaise nouvelle, et vous donne rendez vous en septembre, aprés le Lubéron et Barcelone.

 

Première video Live Qik depuis mon Iphone

J'en parlais il y a quelque temps, Qik avait annoncé la sortie de l'application de streaming Live depuis un Iphone. C'est fait, j'ai pu la tester ce midi. Et voila ce que ça donne sur un réseau Wifi en qualité maximale.

La puissance de l’Open Source face à l’utilisabilité du Propriétaire


Cy Twombly

Voilà une dizaine d’années que je travaille dans l’écosystème Open Source. J’ai développé, intégré,  fait la promotion et utilisé des solutions libres. Et il y a un constat flagrant : les logiciels Open Source sont extrêmement puissants. Ils sont, pour les plus importants, riches, fonctionnels et stables.  En revanche contrairement aux logiciels propriétaires ils restent peu intuitifs, leur utilisabilité est très limitée.

Le New-York Times a récemment publié un article sur cette question en évoquant le cas Google. En laissant des développeurs publics participer à l’enrichissement des applications au travers de leur Lab, Google gagne en puissance mais perd en cohérence. Ses applications n’ont jamais été aussi hétérogènes en matière d’interface. L’exemple extrême reste celui des distributions Linux. A l’opposé Apple, cas typique de système propriétaire est reconnue comme étant la plus cohérente et intuitive des plateformes.

Dans le même esprit, Dries Buytaert, créateur de Drupal s’est interrogé cette semaine sur l’utilisabilité de son CMS en visionnant les comportements de débutants devant l’interface d’administration d’un site Drupal. Édifiant!

10 années que les logiciels libres ont pénétré le grand public et que le modèle Open Source est devenu une référence en matière de création. Aurions-nous atteint la maturité? Est il possible d'imaginer le meilleur des deux mondes? Pourrons nous enfin allier la simplicité du propriétaire et la puissance du libre ?

Ma soirée avec Ingrid Betancourt

Il est 22h et je suis en train de diner en famille dans un petit restaurant japonais proche de l'Etoile quand je m'aperçois de deux appels en absence sur mon téléphone. Je jette un oeil, c'est la chaîne qui a tenté de me joindre.

Que se passe-t-il? Je rappelle et on m'annonce qu'Ingrid Betancourt a été libérée. J'avale mon dernier sushi et file en moto rejoindre l'équipe du soir. Les premières images arrivent : le Président, les enfants Bétancourt, Uribe... J'ai la chance de vivre ce moment extraordinaire dans les coulisses d'un media. La tension est forte, la concentration sans faille, ca grouille, ca crie parfois, mais tout est en place, la mécanique avance. J'avais déja connu cette effervescence lors des résultats de la présidentielle. Ils sont rares et grisants.

Il est minuit quinze, les premières images d'Ingrid tombent sur les écrans. Elle est souriante et parait en bonne santé ! Des images qui tranchent avec les photos que nous avions vu quelques mois auparavant.

Une heure du matin, Ingrid s'est longuement exprimée sur le tarmac de Bogota. J'ai suivi son intervention depuis la régie de la chaîne. Un des moments les plus forts de ma vie professionnelle.

Deux heure moins vingt, la spéciale est terminée. Tout s'est bien passé. Une nuit courte mais un souvenir extraordinaire.

UDPATE:  J'aurais pu titrer "comment Ingrid m'a kidnappé". En effet,  la face cachée de l'histoire est que le soir même, un ami, Leafar en l'occurence (j'ai presque pas d'ami), fétait son anniversaire surprise au China Club. Je n'ai malheureusement pas pu y assister à mon grand regret. Surtout que toute la bande des soukoaddicts était là... Pegg, Oliv, Camille, et les autres...

Katoa un nouveau réseau social à la sauce orange

Katoa est un réseau social créé il y a deux ans par les labos de R&D d'Orange. Le site est aujourd'hui ouvert en beta. Il permet de créer un wall de contenus trés simplement en glissant déposant des magnets multimedias. Vous pouvez déposer les medias depuis votre disque dur vers le site mais aussi récupérer vos photos Flickr (bientôt Youtube?). Pour en savoir plus je vous conseille de visionner cette petite video enregistrée ce soir à la soirée Geekement Correct.

Pour le fun voici mon Showroom Katoa 

 

Genepax ou la voiture à l'eau : faux hoax?

Vrai faux ou faux vrai? Car on imagine mal que cette campagne de promo pour Genepax, la société japonaise qui aurait créé la première voiture roulant à l'eau, soit autre chose qu'un hoax... 

Jugez en par vous même en jetant un oeil à la vidéo qui suit...

 

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