Plus on est riche moins on est un “adressable”

L’adressabilitié est définit par le marché comme la faculté d’être joint par différent canaux. Ainsi un client toujours adressable est un client possédant plus de trois terminaux connectés et se connectant au réseau plusieurs fois par jour et au moins via trois endroits différents (ex: domicile, bureau et en ballade).

Or cette adressabilité est hautement prisée par les marketeux en tout genre. Le problème réside dans le fait que les générations sont inégales en matière d’adressabilité. les plus âgées sont moins adressables que les plus jeunes.

Dans nos sociétés les populations âgées sont les plus aisées. Le Graal réside bien dans les solutions qui comblent le fossé numérique intergénérationnel. Apple l’avait bien compris avec l’iPad…

Via Are You “Always Addressable”? – Beth Callaghan – Numbers – AllThingsD.

Ce que je retiens de TEDxSummit

La semaine passée avait lieu à Doha le rassemblement des TEDx internationaux. Voulue et organisée par TED sous le parrainage du Doha Film Institute, la conférence a durée une semaine sous la chaleur, dans le désert et au bord de l’eau. La core team de TEDxParis était présente à son complet.

Je retiens personnellement de cette aventure hors du commun (750 participants, plus d’une centaine de nationalités, des dizaines de langues) plusieurs choses.

Tout d’abord la magie du village planétaire reconstitué. A plusieurs reprises nous avons été frappé par le lien que tant de personnes différentes ont développé pendant ces trois dernières années. Toutes les religions (parfois affirmées), toutes les cultures se sont rassemblées avec la même passion pour l’innovation, le progrès et le partage pendant une semaine pour découvrir et travailler ensemble sur ce que sera demain TED et TEDx.

Je retiens aussi cette capacité assez surprenante de TED consistant à avoir radicalement confiance en l’intelligence humaine. 750 personnes réunies ont eu pour charge d’inventer le TED de demain pendant une semaine… Deux tiers de l’assemblée a contribué activement à cette redéfinition des orientations du projet TEDx à l’échelle planétaire, qui devrait si tout se passe bien, emporter toute la machine TED dans son sillage. J’avais en charge personnellement l’animation d’un groupe de 60 personnes pour définir ce que seront demain les déclinaisons régionales et dans les langues locales des différents sites portail de la communauté TEDx.

Enfin, si je devais exprimer un regret, je dirais que le choix du lieu aurait pu être plus approprié. Certes Doha est une ville caractéristique des villes en pleine croissance. Elle reste tout de même dans l’inconscient collectif un symbole de la suprématie du pétrole et des énergies polluantes. L’association avec TED peut être perçue comme contradictoire même si l’organisation d’un TED dans un pays arabe était nécessaire au lendemain des révolutions de 2011. Enfin, nous avons vu aussi combien les qatari cherchaient à investir dans des projets durables et dans les énergies renouvelables pour une raison très simple, le pétrole ne sera plus là dans une trentaine d’années et évidemment aussi pour une question d’image…

Music Hack Paris : un week end entre designers, musiciens et codeurs

Le week end dernier a eu lieu à la cartonnerie, le premier opus de Music Hack Paris, un événement organisé par Joshfire, Google et l’Unesco et parrainé par Herbie Hancock, à l’occasion de l’International Jazz Day.

J’y ai découvert une communauté surprenante d’artistes hackeurs et des démos / jams plus surprenants les uns que les autres. Notamment, une pédale wah-wah réactive aux expressions du visage, un tapis “piano”, un accordéon d’un nouveau genre, un générateur automatique de videos utilisant le tempo de différents medias sonores et visuels pour créer des clips sur youtube, un orchestre à eau, des téléphones mobiles transformés en instruments de musique…

Voici quelques photos prises hier à la clôture de la journée ainsi qu’une vidéo montrant la pédale wah-wah dont je parle plus haut.

D’autres vidéos et photos devraient arriver bientôt sur www.musichackparis.org

[VIDEO] Comment créer une offre innovante en 7 points

PPC m’avait posé cette question il y a quelques mois. Ils viennent de diffuser l’interview. Je vous la livre…

Le déclin d’Apple, l’ascension de Samsung, un scénario pour la prochaine décennie

Depuis 2001 et l’arrivée de Mac OS X sur le marché, Apple avait pris l’habitude de sortir en moyenne chaque année un produit phare, disruptif par son usage ou innovant par son design.  Or depuis Janvier 2011, rien de nouveau, ou plutôt rien de “radicalement” nouveau en matière d’usage ou en matière de design. Seules quelques avancées à la marge, quelques ”optimisations” ou tentatives de disruptions ratées ont ponctuées les 14 mois qui nous séparent aujourd’hui de la démission de Steve Jobs (en Janvier 2011).

Les innovations de l’année 2011 ont subit des critiques à répétition des consommateurs : manque de robustesse, mauvaise conception, gadget sans intérêt… Je pense à Siri, dont plus de la moitié des utilisateurs se déclarent déçus. Je pense à l’AppleTV, qui reste malgré les attentes un produit similaire à sa version initiale. Je pense à Lion truffé de dysfonctionnements malgré 3 correctifs après sa sortie sur le marché; sans compter certaines absurdités de design comme l’initiative consistant à modifier une des fonctionnalités les plus basiques d’un système d’exploitation : la fonction d’enregistrement d’un fichier. Je pense évidemment au désert que constitue l’innovation chez Apple depuis plus d’un an maintenant. Jamais dans l’histoire de la firme ces dix dernières années, il aura fallu attendre si longtemps avant qu’un produit nouveau n’arrive.

Certes la capitalisation de l’entreprise s’est envolée et pour la première fois des dividendes sont distribués aux actionnaires. Mais cela sonne plus comme un mauvais présage qu’une réelle bonne nouvelle. Dans le même temps les concurrents sont sur les starting blocks. Et le plus agressif et le plus innovant d’entre eux, Samsung, gagne des parts de marché et innove au point de se positionner comme pionnier sur de nombreux territoires. Je pense à la TV connectée marché sur lequel Samsung a pris une avance considérable avec plus de 45% de parts de marché sur les smart TV (et 28% des TV LCD). Je pense aussi aux tablettes, marché sur lequel Apple affichait fièrement 80 points il y a un an et qui fond à vue d’oeil pour atteindre 55% en mars 2012 avec l’arrivée massive de clones sous Android (Samsung représentant 10% de cette nouvelle masse de tablettes).

Mais le plus intéressant reste à venir. Le marché des « consumer electronics » se disperse, se fragmente. Il s’attaque chaque année à de nouveaux défis. Après le téléphone, la tablette, la télé, c’est au tour des objets du quotidien de se connecter à Internet et de devenir « smart ». On parle déjà de SmartHome, demain de SmartCities. Le défi de Samsung est là ! Fort de sa position de pionnier et de challenger sur les marchés de l’électronique grand public, fort de la diversité de sa gamme de produits qui s’étend de la machine à laver au casque sans fil en passant par l’appareil photo et le téléphone, fort de sa capacité d’innovation, sa réactivité et ses parts de marché grandissantes, Samsung a les atouts pour supplanter Apple dans le nouveau marché de l’objet connecté qui est en train de se dessiner. La décennie qui vient nous le dira…

Intel se lance dans la course à l’internet TV

Intel Developing Web-Based TV Service - WSJ.com

Forcé de constater que l’industrie de la TV (et de l’audiovisuel en général) n’évoluant pas de l’intérieur, c’est au tour des spécialistes de l’Internet, et parfois de ceux que nous attendons le moins (Intel après Sony, Google, Apple et Microsoft), de se jeter dans la bataille.

« Une tombe est toujours la plus sûre forteresse contre les assauts du destin. » (Lichtenberg)

via Intel Developing Web-Based TV Service – WSJ.com.

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